12) La rage, une zoonose d'actualité.
A) La rage chez l'homme
La
maladie débute après une période d'incubation d'une trentaine de jours
( variable de 10 jours à plusieurs mois). Quelques prodromes précèdent
le tableau clinique; douleurs, fourmillements au siège de la morsure,
anxiété....
A la rage humaine s'appliquent les caractères généraux
évoqués à propos de la rage animale: expression clinique nerveuse avec
excitation psychomotrice; distinction artificielle entre rage spastique
( la plus fréquente), rage furieuse ( ou démentielle) et rage
paralytique; polymorphisme clinique; issue régulièrement mortelle.
Parmi les symptômes les plus évocateurs ou peut signaler le spasme
hydrophobique, propre à l'homme. Les géglutitions de liquides
entraînent un spasme pharyngé brutal et très douloureux qui bloque les
voies aéro-digestives; cette crise qui se répète à chaque tentative de
déglutition d'un liquide, terrorise le malade au point que souvent la
seule présentation d'une boisson suffit à la provoquer (hydrophobie).
L'hyperesthésie sensoriellepeut être également recherchée en soufflant
sur la nuque ou le visage et se traduit par une aérophobie génératrice
de frissons, voire de spasmes pharyngés.
Les signes généraux
s'aggravent au cours de l'évolution qui est brève ( mort en 3 à 6
jours). La rage peut prendre, en fait, les aspects les plus variés et
parfois montrer un tableau tout à fait atypique où l'hyperexcitabilité,
l'hydrophobie, les paralysies peuvent manquer, ce qui explique qu'elle
peut ne pas être reconnue.
B) Vaccination préventive des personnes ayant un risque élevé d'exposition.
Il
est préférable d'utiliser des vaccins préparés sur culture cellulaire
pour la vaccination humaine avant exposition car ils présentent moins
de risques et sont plus efficaces que les vaccins préparés sur tissus
nerveux. La vaccination avant exposition doit être proposée aux sujets
ayant un risque élevé d'exposition comme le personnel de laboratoire
qui travaille sur le virus rabique, les vétérinaires, les personnes
manipulant des animaux ou celles qui sont chargées de surveiller la
faune sauvage, ainsi que les autres personnes qui vivent ou qui
voyagent dans des secteurs où la rage est endémique.
Cette
vaccination doit de préférence se composer de trois doses complètes
intramusculaires de vaccin antirabique préparé sur culture de tissus
ayant une activité d'au moins 2,5 UI par dose, administrée aux jours 0,
7 et 28 ( à quelques jours près). La présence d'anticorps neutralisants
chez les vacinés doit être contrôlée si possible sur des échantillons
de sérum prélevés 1 à 3 semaines après la dernière dose. Chez l'adulte,
le vaccin doit toujours être administré dans le deltoïde. Chez le jeune
enfant, la face antérolatérale de la cuisse est également acceptable.
La région fessière ne sera jamais utilisée pour injecter les vaccins,
l'administration dans cette zone donnant lieu à des titres en anticorps
neutralisants faibles. On a montré que les vaccins préparés sur culture
de tissus ou les vaccins purifiés préparés sur embryon de canard ayant
une activité d'au moins 2,5 UI par dose provoquent l'apparition d'un
titre anticorps satisfaisant si l'administration intradermique de 0,1
ml de vaccins aux jours 0,7 et 28 est bien conduite. Le vaccin
reconstitué doit être utilisé en totalité le plus tôt possible.
Chaque
dose sera administrée avec une seringue et une aiguille différentes.
L'utilisation par voie intradermique est particulièrement intéressante
quand les contraintes économiques limitent la disponibilité du vaccin.
La vaccination avant exposition au moyen de vaccin préparé sur cellule
diploïdes humaines (HDC) administré par voie intradermique sera si
possible pratiquée avant le début d'une prophyllaxie antipalustre; en
effet, on a montré que le titre anticorps neutralisant est plus faible
si le patient est traité par le phosphate de chlorquine. En cas
d'impossiblité, le vaccin HDC sera administré par voie intramusculaire.
En
cas de risque permanent d'exposition à la rage, il est conseillé de
pratiquer régulièrement des injections de rappel. Les rappels seront
administrés en fonction des critères suivants:
- toute personne
qui travaille sur du virus rabique vivant dans un laboratoire de
diagnostic, de recherche ou de production de vaccin, doit tous les 6
mois avoir une sérologie pour déterminer le titre anticorps
neutralisants dirigés contre le virus rabique et le rappel administré
quand le titre tombe en-dessous de 0,5 UI/ml. Les autorités compétentes
doivent faire en sorte que tout le personnel soit convenablement
immunisé.
- chez toutes les autres personnes soumises à un
risque permanent d'exposition à la rage on pratiquera chaque année un
titrage sur un échantillon de sérum des anticorps neutralisants dirigés
contre le virus rabique; si le titrage tombe en dessous de 0,5 UI/ml un
rappel sera administré. Un certificat de vaccination antirabique avant
exposition sera livré et remis à la personne vaccinée, en précisant le
type de vaccin utilisé, le fabricant, le numéro du lot, le protocole de
vaccination utilisé, le titre en anticorps ( si la sérologie a été
faite) et la survenue éventuelle de réactions allergiques.
C)Traitement de l'homme après exposition
GÉNÉRALITÉS
En
cas d’exposition grave à la rage (catégorie III), il est recommandé
d’associer le traitement local de la plaie, l’immunisation passive par
des immunoglobulines antirabiques et la vaccination. Un nettoyage
soigneux et immédiat de la plaie, associé à l’administration
d’immunoglobulines antirabiques purifiées d’origine équine ou humaine
et à l’injection d’un vaccin antirabique préparé sur culture
cellulaire, immédiatement après l’exposition, garantit pratiquement une
protection complète, et le risque de complications dues au traitement
après exposition est bien moindre qu’avec les vaccins préparés sur
tissu cérébral. La grossesse et le jeune âge ne sont jamais des
contre-indications à la vaccination antirabique après exposition. Vu
que la période d’incubation peut être longue, le sujet qui se présente
tardivement pour une évaluation et un traitement, même plusieurs mois
après avoir été mordu, doit être traité exactement comme si le contact
venait d’avoir lieu.
Un certain
nombre d’éléments doivent être envis agés pour prendre la décision
d’administrer ou non un traitement après exposition :
- la nature du contact ;
- la présence de la rage dans la région où le contact a eu lieu ou dans la région d’où vient l’animal ;
- l’espèce animale en cause ;
-
l’état clinique de l’animal et s’il est ou non vacciné, le type de
vaccin utilisé et la possibilité de placer l’animal en observation ;
- les résultats des tests de laboratoire concernant la recherche de la rage chez l’animal s’ils sont disponibles.
Une
morsure par un chien ou un chat apparemment en bonne santé peut
justifier ou non la mise en route du traitement en fonction du risque
perçu. Si l’animal impliqué est un vecteur de rage reconnu dans la zone
où le contact à eu lieu, le traitement sera mis en route sans jamais
attendre les résultats du diagnostic du laboratoire. Si l’animal est
présumé enragé, il sera immédiatement euthanasié et son cerveau examiné
au laboratoire. La plaie doit être parfaitement traitée et la
sérothérapie et la vaccination instituées le plus tôt possible après
l’exposition. Si l’espèce impliquée a peu de chances d’être contaminée
par la rage, le traitement peut être différé en attendant le résultat
des examens de laboratoire à condition que le diagnostic puisse être
porté dans les 48 heures. La notification d’un résultat négatif par un
laboratoire fiable justifie en général l’arrêt du traitement. Si
l’animal impliqué est un chat ou un chien, il doit être placé en
observation pendant 10 jours, de préférence sous le contrôle d’un
vétérinaire. Le traitement peut être interrompu si l’animal reste en
bonne santé pendant cette période. Le Comité estime toutefois que dans
le cas d’un contact avec un animal autre qu’un chat ou un chien et qui
est présumé enragé, la personne doit recevoir un traitement après
exposition complet si l’animal n’est pas disponible et ne peut pas être
euthanasié et examiné immédiatement pour la recherche de la rage dans
un laboratoire fiable.
TRAITEMENT LOCAL DES PLAIES
Il
importe de traiter localement et rapidement toutes les plaies par
morsure et griffure qui pourraient être contaminées par le virus
rabique, même si la personne se présente après un certain temps. Les
premiers soins recommandés consistent à laver et à nettoyer
soigneusement et immédiatement la plaie à l’eau et au savon, ou avec un
détergent ou avec d’autres substances ayant une action létale prouvée
sur le virus rabique. Les personnes habitant dans des zones infectées
par la rage doivent être informées et savoir comment traiter simplement
et localement une blessure, et mises en garde contre tout geste qui
pourrait contaminer davantage la plaie. On évitera, si possible, de
suturer les plaies ; si la suture est nécessaire, on procédera tout
autour de la plaie à des infiltrations d’immunoglobulines antirabiques.
Si indiqué, ce traitement local sera suivi d’autres traitements comme
l’administration d’antibiotiques ou la prévention du tétanos.
ADMINISTRATION D’IMMUNOGLOBULINES ANTIRABIQUES
Les
immunoglobulines antirabiques seront administrées devant toute
exposition de catégorie III, et quel que soit le temps écoulé entre
l’exposition et le début du traitement. Il existe deux types de
préparation d’anticorps antirabiques susceptibles d’être utilisées :
les
immunoglobulines antirabiques humaines et les immunoglobulines
antirabiques équines. Avant l’administration d’immunoglobulines
d’origine équine, pratiquer un test cutané. La dose recommandée est de
20 UI/kg de poids corporel pour les immunoglobulines humaines et de 40
UI/kg de poids corporel pour les immunoglobulines équines. La plus
grande quantité possible sera administrée en infiltration autour des
blessures, si l’administration est anatomiquement faisable. Le reste
sera administré par voie intramusculaire (région fessière) en une seule
dose, qui sera suivie d’une vaccination complète.
Les
immunoglobulines antirabiques d’origine équine sont disponibles dans de
nombreux pays et sont beaucoup moins coûteuses que celles d’origine
humaine. La plupart des préparations d’immunoglobulines équines
actuellement disponibles sont hautement purifiées et relativement sûres
; un test cutané doit néanmoins toujours être réalisé préalablement.
ADMINISTRATION DU VACCIN
Le
protocole vaccinal recommandé dans une situation donnée dépend du type
et de l’activité du vaccin disponible.
- Un contact avec des rongeurs, des lapins ou des lièvres n’exige pour ainsi dire jamais de traitement antirabique spécifique.
-
S’il s’agit d’un chat ou d’un chien apparemment en bonne santé résidant
dans un secteur à faible risque ou en provenant, et qu’il est placé en
observation, on pourra alors retarder la mise en route du traitement.
-
Cette durée d’observation ne s’applique qu’aux chats et aux chiens. A
l’exception des espèces en voie de disparition ou menacée, les animaux
domestiques et les animaux sauvages présumés enragés seront euthanasiés
et leurs tissus examinés par les techniques de laboratoire appropriées.
Zoonoses/Sept. 2001
VACCINS ANTIRABIQUES PRÉPARÉS SUR CULTURES DE TISSUS OU VACCIN PURIFIÉ PRÉPARÉ SUR EMBRYON DE CANARD
L’activité de ces vaccins doit être au moins de 2,5 UI par dose unique humaine. Tous ces vaccins sont
considérés
comme également sans danger et efficaces s’ils sont utilisés
convenablement. Ils doivent être administrés conformément au calendrier
suivant.
- Protocole d’administration par voie intramusculaire
Administrer
une dose de vaccin aux jours 0, 3, 7, 14 et 30. Toutes les injections
intramusculaires doivent être pratiquées dans le deltoïde ou, chez le
petit enfant, dans la face antérolatérale du muscle de la cuisse. Le
vaccin ne doit jamais être administré dans la région fessière.
Dans
le protocole multisite court, dit protocole 2-1-1, on administre une
dose dans le bras droit et une dose dans le bras gauche au jour 0, puis
une dose par voie intramusculaire dans le deltoïde aux jours 7 et 21.
Le protocole 2-1-1 suscite une réponse précoce en anticorps et peut
être particulièrement efficace quand le traitement après exposition ne
comporte pas l’administration d’immunoglobulines antirabiques.
- Protocole d’administration par voie intradermique
Administrer
une dose (0,1 ml) de chaque côté, soit à l’avant-bras soit au bras, aux
jours 0, 3 et 7 et une dose d’un seul côté , aux jours 30 et 90.
L’emploi de ce protocole diminue considérablement le coût de la
vaccination antirabique, vu que le volume total du vaccin
nécessaire est bien inférieur à celui qui est requis avec les
protocoles intramusculaires. Chaque dose sera administrée avec une
seringue et une aiguille différentes. Les injections intradermiques ne
seront pratiquées que par du personnel qui a été formé à cette
technique. Après reconstitution, les flacons de vaccin seront conservés
entre 4°C et 8°C et tout le contenu doit être utilisé le plus
rapidement possible.
TRAITEMENT APRÈS EXPOSITION DE PERSONNES DÉJÀ VACCINÉES .
- Immunoglobulines antirabiques
Il
est apparu que des immunoglobulines antirabiques d’origine équine
provoquent des réactions indésirables chez 1 à 6 % des personnes
vaccinées, même quand un test de sensibilité a été réalisé avant de les
administrer. Le sérum antirabique non purifié sera chaque fois que
possible évité.
- Vaccins préparés sur cultures de cellules et
vaccin purifié préparé sur embryon de canard Aucune association causale
n’a été établie entre ces vaccins et des effets indésirables graves.
Une maladie sérique bénigne et des réactions urticariennes ont pu être
observées après les rappels de certains de ces vaccins.
PROPHYLAXIE SANITAIRE
La
lutte contre la rage humaine passe obligatoirement par la lutte contre
la rage animale puisque cette maladie est une zoonose « exclusive ».
Indépendamment du respect des mesures générales de prophylaxie
sanitaire (cf. polycopié correspondant), on peut recommander un certain
nombre de précautions pour les personnes se trouvant en zone d’enzootie
rabique. Il faut désormais distinguer trois situations épidémiologiques
: rage des carnivores sauvages terrestres (la moins dangereuse pour
l’homme, car la contamination se fait presque toujours dans un contexte
« extraordinaire »), la rage canine (la contamination peut être
insidieuse, car l’excrétion du virus peut précéder de beaucoup
l’apparition des symptômes), la rage des chiroptères (la contamination
semble pouvoir être fréquemment insidieuse, l’épidémiologie est mal
connue, les voies de transmissions à l’homme restent en partie mal
expliquées). En France métropolitaine, aujourd’hui, seul le risque de
contamination par une chauve souris reste possible dans l’état actuel
des connaissances, mais à ce jour le risque semble infime, ce qui n’est
pas le cas aux Etats-Unis.
Pour ces animaux, qui sont protégés
en raison du risque de disparition de certaines espèces, aucune mesure
de prophylaxie par contrôle des populations n’est actuellement
envisagée par les autorités. Dans l’état actuel des connaissances, la
présence d’une colonie de chauves-souris comportant des individus
enragés ne constitue pas nécessairement un risque pour les riverains.
Toutefois, on manque de recul pour proposer une attitude logique dans
le cas où une telle situation se présenterait.
En zone d’enzootie,
il importe tout spécialement de ne jamais recueillir, caresser ou
transporter un animal sauvage, et surtout un renard. Plusieurs exemples
ont déjà été signalés en France de personnes ayant dû suivre un
traitement antirabique à la suite de contact qu’elles auraient fort
bien pu éviter. Les mêmes précautions devront être respectées vis
-à-vis des cadavres d’animaux sauvages en zone d’enzootie.
En cas de
morsure par un animal d’origine inconnue, il est primordial d’essayer
de l’identifier pour qu’il soit soumis à un examen vétérinaire et à la
surveillance prévue. En cas de doute, ne jamais hésiter à consulter les
services de l’Institut Pasteur ou d’un centre de traitement antirabique
du pays, ou si le voyage à l’étranger est court, dès son retour.
L’application
de mesures complémentaires médicales et sanitaires dans un pays à
structure sanitaire correcte, permet d’éviter l’apparition de la rage
chez l’Homme.
Ceci correspond cependant à un minimum. La disparition de la rage animale est le véritable objectif.
.
L'Ascaridiose
.L'ascaridiose
du chien est une parasitose due à la présence et au développement dans
l'organisme puis à l'installation dans l'intestin grêle du chien de
nématode de grande taille, de l'ordre Ascaridida du genre Toxocara ou
Toxascaris.
1) GénéralitésLes
ascarides font partie des helminthes les plus fréquents chez les chiots
et les femelles. Environ 10 à 20 % des chiens en milieu urbain ou rural
sont parasités par des helminthes, cette fréquence atteint environ 60%
en chenil.
Les
ascarides se trouvent chez les femelles d'une part et chez les jeunes
d'autre part, où ils sont responsables de divers troubles cliniques (
toux, diarrhée, vomissements, ballonnement, douleurs abdominales) ou
subcliniques ( retard de croissance, fragilité osseuse).
La lutte fait appel à des mesures hygiéniques mais surtout aux traitements réguliers des reproducteurs et des jeunes.
La toxocarose présente une importance en santé publique puisque l'homme peut être infesté par ingestion des oeufs larvés de
Toxocara canis.
- Morphologie - Deux espèces d'acarides parasitent le chien : Toxocara canis et Toxocara leonina.
- La toxocarose due à T.canis, est de loin la plus importante, de par sa fréquence et ses conséquences

chez les chiots.
Toxocara canis est le plus gros des nématodes digestifs du chien. La taille de ces vers est souvent de
l'ordre d'une dizaine de centimètres ( 8 à 15 cm et jusqu'à 10 cm pour le mâle et 18 cm pour la femelle).
Ces vers ont une coloration blanc jaunâtre et possèdent en partie antérieure deux élargissements cuticulaires,
de forme allongée appelés " ailes céphaliques". L'extrémié antérieure est pourvue de 3 lèvres denticulées permettant
la fixation temporaire du parasite à la paroi digestive.
La
présence d'un ventricule glandulaire à l'extrémité de l'oesophage
permet de regrouper les parasites du genre toxocara dans la familledes
toxocaridae. L'extrémité postérieure des mâles porte un petit appendice.


Les toxocara sont localisés à l'intestin grêle au satde adulte. Toutefois,
du fait de leur musculature, ils sont capables de se déplacer; on peut alors
les retrouver dans le duodeum et l'estomac ( d'où ils peuvent être vomis), l
les canaux biliaires ou le foie, ou la cavité abdominale s'il y a eu perforation
du tube digestif. Les formes larvaires présentent des migrations complexes
dans divers viscères ou organes;
- Cycle du parasite-Les
ascarides ne sont pas hématophages mais consomment une grande quantité
de glucose, acides aminés, vitamines, oligo-éléments et de minéraux
tels que le calcium et le phosphore..
Cette spoliation
peut expliquer les troubles osseux constatés chez les chiots
fortement infestés et la possiblité de crises convulsives liées à des
hypoglycémies.
Les vers peuvent obstruer l'intestin grêle des jeunes
carnivores en se mettant en pelotes, d'où des signes d'obstruction (
diarrhée et constipation).
L'irritation digestive qui y est liée
peut se traduire par une perforation intestinale et l'apparition d'une
péritonite rapidement mortelle.
Les ascarides sont des parasites n'ayant qu'un seul hôte: cycle monoxène.
La prolificité est très importante, de 20000 à 200000 oeufs par jour et par femelle. Lors

d'une infestation importante, un animal pourra rejeter plusieurs millions d'oeufs par jour.
Les
oeufs de toxocara canis mesurent environ 75 x 90 µm.
Ils sont globuleux et posèdent une coque épaisse, jaunâtre
et ponctuée. Ils contiennet, au moment de leur émisision, une
seule cellule remplissant la quasi-totalité de l'oeuf.
Les oeufs éliminés avec les selles par les jeunes ou les femelles infestés évoluent dans le milieu extérieur en
3 à 4 semaines pour devenir infestants. Ils sont extrêmement résistants et survivent à des températures comprises
entre 10 °C et 45 °C. Ils ne craignent pas la sécheresse ni le milieu liquide. Ils peuvent demeurer infestants
pour les chien plusieurs années ( 2 à 5 ans).
Lorsque
ces oeufs contenant une larve sont ingérés par un jeune carnivore de
moins de 6 mois, ils évoluent jusqu'à donner des adultes intestinaux.
Les larves libérées dans l'intestin traversent la paroi intestinale,
gagnent le foie, puis le coeur par le système circulatoire. Elles
atteignent ensuite les poumons via les artères pulmonaires, elles
sortent alors des vaisseuax pour entrer dans les alvéoles pulmonaires.
Elles
remontent ensuite jusqu'aux bronches puis à la trachée, avant d'être
dégluties et de revenir à l'intestin où elles deviennent enfin des
adultes et s'accouplent.
Cette migration, dite
entéro-pneumo-trachéo-entérale
prend 5 semaines. Le passage par les poumons explique les symptômes
respiratoires ( toux sans hyperthermie) qui précèdent ou accompagnent
les troubles digestifs. Seul ce cycle existe pour
Toxocara leonina, tandis que des variations existent pour
toxocara canis.
Lorsque
les oeufs larvés sont ingérés par des chiens de plus de 6 mois, les
larves ont une migration semblables jusqu'aux poumons, mais ne rentrent
pas dans les alvéoles et repartent vers le coeur via les veines
pulmonaires. Elles sont ensuite distribuées dans tout l'organisme par
le système circulatoire.
Elles vont s'enkyster dans de nombreux
organes tout en demeurant vivantes. Elles finiront par y mourir,
généralement en 1 an environ pour le mâle. Les larves enkystées
demeurent vivantes et infestantes durant plusieurs années ches
les femelles.
- Chez les chiennes -
Les larves de Toxocara canis sont susceptibles de se "réveiller" lors
de la période d'oestrus ou avant et après la mise-bas. Cette
activité parasitaire dépend du cycle hormonal des chiens.
Il s'agit
essentiellement des larves enkystées ( en diapause) dans la mamelle,
l'utérus ou le tissu musculaire. Les larves qui reprennent leur
activité aux alentours de l'oestrus vont gagner les poumons pour
reprendre un cycle évolutif classique et donner des vers adultes
intestinaux 5 semaines après. Les larves qui se réactivent dans les 15
jours avant et après la mise-bas vont donner des vers adultes d'une
part, mais vont surtout infester les chiots soit directement dans
l'utérus, avant la naissance, soit après la naissance par
l'intermédiaire du colostrum puis du lait.
- Chez les chiots -Les
larves ayant pénétré avant la naissance ont un cycle classique et
aboutissent à la présence d'adultes dès l'âge de 10 jours ( puisque le
cycle évolutif à commencé avant la naissance). Les larves ingérées par
colostrum ou le lait migrent par le système circulatoire et les poumons
avant de donner des adultes intestinaux.
Si un rongeur vient a
ingérer un oeuf larvé ( contenant une L2), il hébergera dans ses tissus
des larves quiescentes. Il se comporte comme un hôte paraténique. Ce
rôle est très important dans l'ascaridose à
Toxocara leonina.
Cycle de Toxocara canis chez le chien

2) Epidémiologie
- Sources de parasites -Elles
sont constituées du milieu dans lequel se trouvent les oeufs, très
résistants, et des chiennes elles-mêmes qui hébergent dans leurs tissus
des alrves capables de reprendre leur évolution et d'infester les
jeunes carnivores.
La longévité des ascarides est relativement
faible. Ils disparaissent naturellement en 4 à 6 mois. Les parasites
sont très prolifiques, d'où une importante contamination du milieu.
- Mode d'infestation -
La connaissance du cycle évolutif de T.canis permet d'identifier les 3
modalités d'infestation des chiots. Ces derniers peuvent être contaminés
avant même leur naissance par les larves qui étaient enkystées chez leur
mère. Une femelle peut contaminer plusieurs portées successives. Ils
présentent une toxocarose dès la fin de leur première semaine de vie.
Les chiots peuvent s'infester juste après leur naissance et durant environ
10 jours par l'intermédiaire du colostrum puis de lait.
Ils peuvent enfin s'infester en ingérant des oeufs larvés présents dans leur
environnement. Ces oeufs proviennent des vers formés chez d'autres jeunes
ou de ceux éliminés par des femelles.
- Existence d'hôtes paraténiques -Les
oeufs présents dans le milieu peuvent être ingérés par d'autres animaux
que les chiens et notamment les rongeurs ( rats,souris). Chez ces
derniers, les larves gagnent divers organes et s'y enkystent. Des
jeunes chiens chassant et consommant des rongeurs peuvent s'infester.
Ce mode de transmission est la principale modalité évolutice de toxocara leonina.
- Animaux réceptifs -Les
jeunes carnivores de moins de 6 mois et les femelles hébergent des
ascarides adultes. Les chiens mâles de plus de 6 mois sont rarement
infestés mais peuvent l'être à l'occasion d'immunodépression
passagères. Cette limite de 6 mois est en fait très progressive. En ce
qui concerne Toxocara leonina, la facteur âge est moins important et
les infestations s'observent à tout âge.
3) Etude clinique - La toxocarose à T. canis se caractérise par : . des troubles respiratoires:
toux, avant les autres signes d'appel ( ces signes correspondent
au passage des larves des artères pulmonaires dans les alvéoles).
.
une atteinte générale:
croisance ralentie des chiots, appétit irrégulier, maigreur, pelage
terne, piqué, douleurs articulaires ( avec rachitisme et déformations
osseuses, surtout chez les grandes races)
. des troubles digestifs:
diarrhée ( alternant avec des phases de constipation), mais surtout un
ballonement, parfois très marqué et accompagné par des vomissements de
paquets de vers. Une élimination des vers dans les matières fécales est
possible.
La toxocarose favorise l'apparition d'autres maladies,
notamment digestives, telles que les coccidioses. Elle diminue
également l'efficacité des vacinations par un effet immunodépresseur.
. Evolution: sont alors possibles : troubles diarrhéiques marqués, choc allergique avec détresse respiratoire
Elle peut être fatale pour les animaux lors d' infestations massives.
Les pelotes ascaridiennes entraînent l'obstruction de l'intestin
accompagné de météorisme, de désordres bactériens ( autointoxication),
et parfois d'unedéchirure intestinale conduisant à une péritonite
mortelle .Lors de réinfestations successives, des phénomènes
d'hypersensiblité peuvent se traduire par la mort de larves en
migration pulmonaire avac apparition de signes respiratoires ( toux
asthmatiforme). Dans ce cas, il n'y a pas d'adultes intestinaux et les
examens coproscopiques restent négatifs. Dans certains cas, lors
d'infestations masives, la lyse brutale des ascarides après traitement
se solde par la libération de nombreux antigènes au pouvoir allergène
important. Des phénomènes d' hypersensiblités. Pour cette raison, il
est parfois recommandé de ne traiter une première fois les animaux qu'à
demi-dose, avant d'employer la posologie adéquate une semaine plus tard.
- Lésions -L'infestation
ascaridienne induit localement des lésions d'entérite
congestivo-hémorragique. De nombreux vers sont visibles dans l'intestin
grêle. Des granulomes d'origine parasitaire peuvent être retrouvés dans
divers organes dont les poumons.
- Diagnostic- La
suspicion clinique est aisée sur des jeunes carnivores venant d'être
achetés. Elle doit être confirmée par le diagnostic expérimentale. Au
terme de la période prépatente, des oeufs sont éliminés en grande
quantité. Un examen coproscopique microscopique permet en général de
mettre en évidence les oeufs d'ascarides et de distinguer
l'espèce. ( Toxocara ou Toxocaris).
4 ) Méthode de lutte.
- Prophylaxie en élevage - Mesures défensives en milieu sain ( cas des élevages)A
l'introduction d'un animal, il faut éviter d'introduire un porteur de
parasites. Un dépistage coprologique est nécessaire. S'il est positif,
un traitement approprié sera mis en oeuvre.
Circulation dans l'élevage.Les
personnes qui circulent dans un chenil sont susceptibles d'entraîner
avec elles des éléments infestants ( par exemple avec de la boue des
chaussures). Elles peuvent ainsi les apporter de l'extérieur, ou au
contraire les emporter et les véhiculer d'un enclos à l'autre. Ceci
explique l'intérêt d'installer un ou plusieurs pédiluves entre les
enclos et à l'entrée du chenil. Les désibfectants actifs sur les oeufs
sont peu nombreux: formol à 3%, crésyl à 2% ou mélange formol à 3% +
CuSO4 à 2 %. L'eau de Javel, les dérivés phénoliques, les iodophores et
les ammoniums sont peu actifs.
- Prophylaxie sanitaire-Il
s'agit de l'hygiène générale de l'élevage. Les oeufs de parasites sont
résistants plusieurs années ( pour les oefs d'ascarides et de
trichures).
Limiter le contamination du milieu.Eviter le surpeuplement, isoler les jeunes des mères dès que possible et n'amener les mères que pour les tétées.
Nettoyer le milieu.-
sol ou parcours en terre, terre battue, sable: gravillonner. Le gros
gravier laisse passer les oeufs qui évolueront mais seront
inaccessibles aux chiens. Il est possible de retourner la terre
pour enfouir les oeufs.
- sol dur ( béton, ciment), niches et
cages: le lavage au jet d'eau de façon quotidienne ou biquotidienne est
essentiel. Il élimine les matières fécales et un grand nombre
d'éléments parasitaires. Le Karcher ou jet d'eau sous pression est plus
efficace qu'un simple jet. Il est intéressant d'associer un brossage du
sol et des anfractuosités une fois apr semaine.
Désinfecter le milieu.Cette désinfection est inutile si elle n'est pas précédée d'un nettoyage.
- Prophylaxie médicale -En
milieu contaminé, il est nécessaire d'associer des mesures médicales
aux actions sanitaires. Ceci contribue à diminuer le taux d'infestation
des animaux.
- Vermifugation des femelles après la mise bas - - Vermifugation des femelles en période de reproduction et début de gestation.Les
femelles sont vermifugées lors des chaleurs, ce qui permet la
destruction des vers adultes et une destruction partielles des larves
somatiques. Les anthelmintiques nématoticides classiques sont employés
dans un but de destruction des adultes, en revanche une activité sur
des larves en réveil ou en migration n'est obtenue qu'avec des
vermifuges diffusant dans les tissus ( fenbendazole, flubendazole,
oxfendazole, lévamisole) et administées plusieurs jours de suite.
Les
chiennes et les chattes ont traitées 15 jours après la mise bas puis
toutes les 2 semaines jusqu'au sevrage des jeunes ( 8ième semaine).
- Vermifugation en élevage et chez le propriétaire - Traitement des chiots.Les
chiots sont vermifugés dès l'âge de 15 jours ( parfois 10 jours lors de
problèmes sévères d'ascaridose), puis tous les 15 jours jusqu'au
sevrage. La vermifugation est ensuite mensuelle jusqu'à 6 mois. Loes
d'infestation massive, il est possible de traiter en plusieurs fois en
commençant à demi_dose durant 2 jours, puis une dose pleine 2-3 jours
après , de façon à éviter tout phénomène allergique.
Le rythme de
vermifugation des chiots est lié à la présence supposée de larves
d'ascarides en migration à divers stades, d'où la possibilité
d'apparition de vers dès l'arrêt des traitements. Les vermifugations
débutent avant le sevrage du fait des contaminations par le lait
maternel.
En milieu sain, la fraquence des traitements peut être
allégée avec une vermifugation à 8 semaines, puis une à 12 semaines (
au même moment que les vaccinations).
Traitements des chiens adultes.Une vermifugation semestrielle est recommandée en l'absence de dépistage coproscopique.
- Risques pour l'homme -Toxocara canis et T. cati ont un potentiel zoonotique, à l'inverse de T. leonina.
D'après
les études sérologiques menées chez l'homme T.cati aurait un caractère
zoonosique semblable à celui de T. canis: il serait responsable d'un
tiers des larva migrans, contre deux tiers pour T. canis. Les oeufs
larvés infestants, s'ils sont consommés par un être humain, libèrent
une larve qui va migrer un certain temps avant de mourir ( lava migrans
ascaridienne). Il s'agit d'une zoonose incomplète ( le parasite meurt)
mais qui peut être grave médicalement, notamment lors de migration dans
l'encéphale ou au niveau de l'oeil. Les enfants sont les sujets à
risque, car des oeufs se trouvent dans leur environnement: jardins
publics, bacs à sable, jardins particuliers lors d'achat d'un chiot ou
d'un chaton.
5 ) Toxocarose zoonose.
C'est en 1952 que toxocara canis est identifié chez l'enfant, puis
qu'est définie la notion de larva migrans viscérale.
L'homme joue dans la toxocarose le rôle d'un hôte paraténique. Il constitue pour le parasite un cul-de-sac évolutif.
- Fréquence -De
1,9 à 4,3 % aux Etats-Unis, 2,6% en Angleterre, 8% dans le sud de la
France. Les taux observés dans les pays en voie de développement sont
nettement plus élevés, ainsi qu'en milieu rural par rapport aux
zones urbaines.
La proximité des chiens dans l'entourage des enfants
est un facteur de risque important. Les enfants sont les plus exposés à
l'infestation. Le taux le plus important est observé dans la classe
d'âge de 6 à 12 ans.
- Clinique -L'infestation
se faisant par ingestion d'oeufs (contenant des L2) présents sur le
sol, le contact direct avec un chien parasité n'est pas obligatoire.
L'affection
se déclare surtout chez des enfants de 1 à 4 ans ( commémoratifs
de pica). Elle prend souvent la forme de petites épidémies.
L'homme
ne constitue pas un bon hôte pour les larves qui ne peuvent se
développer, mais peuvent néanmoins survivrent 2 ans environ avant de
dégénérer.. On tend aujourd'hui à différencier plusieurs types selon
les manifestations cliniques et peut être la pathogénie;
- les manifestation de larva migrans viscérales
- les manifestations de larva migrans oculaire
- d'autres manifestations.
Les
symptômes sont liés à la migration préférentielle des larves vers le
foie, les poumons, le coeur, les yeux et le système nerveux central.
Larva migrans viscéralesElles
se traduisent par des symptômes généraux: asthénie, courbatures et
douleurs musculaires, des troubles de la croissance qu'accompagne un
syndrome fébrile.
La gravité des symptômes est liée à la réaction de l'hôte ( granulomes éosinophiles) et au degré de l'infestation.
Un
symptôme majeur est l'éosinophilie qui peut atteindre 50 à 80 % de la
formule, parfois seul signe marquant l'infestation. Elle s'accompagne
souvent d'une leucocytose et d'une hypergammaglobulinémie.
Une hépatomégalie est souvent notée, accompagnée d'une douleur à la palpation.
Des manifestations respiratoires avec l'apparition d'une toux quinteuse et de manifestations asthmatiformes.
L'infestation
ascaridienne peut s'accompagner de signes cutanés sous forme
d'urticaire prurigineuse. L'évolution se fait en général vers une
amélioration spontanée en quelques semaines à quelques mois. Des cas
mortels ont été signalés.
Larva migrans oculairesLa
migration oculaire de slarves de T.canis n'est pas rare, avec atteinte
de l'oeil par l'artère rétinienne. La toxocarose oculaire représente 7%
des uvéites postérieures et 37% de la pathologie rétinienne infantile.
Elle peut n'apparaître que plusieurs années après l'infestation.
L'affection se manifeste parfois chez des adolescents ou des adultes.
En général, l'atteinte est unilatérale.
La lésion la plus fraquente
est un granulome rétinien situé à proximité de la tache aveugle souvent
confondu avec une tumeur ( rétinoblastome). Le diagnostic est alors
posé a postériori par analyse histologique.
On décrit également des affections rétiniennes chroniques et des glaucomes pouvant conduite à la cécité.
Autres manifestations.D'autres manifestations, encore mal définies, sont signalées.
Les larves de toxocara canis peuvent coloniser rapidement le système nerveux central.
La
présence des parasites dans l'organisme et en particulier dans les
poumons, peut entraîner des manifestations de type allergique à
tropisme respiratoire ( asthme).
- Conditions et modes d'infestation -
Ce sont surtout les très jeunes enfants
de
1 à 4 ans, qui s'infestent en ingérant des oeufs contenant des larves
L2. Les oeufs peuvent être retrouvés en de nombreux endroits dont
certains sont les plus propices à leur accumulation ou à leur ingestion
par les enfants en particulier
les bacs à sable des jardins publics ou divers types de sols.
D'une
manière générale, la contamination de l'environnement n'est pas très
importante, sauf aux endroits où se produisent de nombreuses
défécations canines.
Les oeufs de toxocara canis sont retrouvés beaucoup plus fréquemment sur les zones de promenade des chiens ou dans les élevages.
Ils sont souvent localisés à proximité des excréments, neanmoins la pluie, le ruisellement, les souliers, les pattes des
chiens, les insectes permettent leur dissémination.
Les
oeufs de Toxocara canis sont très résistants. En milieu tempéré, ils
peuvent rester viables au moins un an et jusqu'à 3 ans et plus dans la
terre ou sur l'herbe. De plus, la texture de leur coque les rend très
adhérents aux surfaces. Ils sont insensibles aux procédés
habituels de traitement des eaux d'égouts ( 6 mois à 1 an).
Ils
résistent 30 minutes à des températures de 65-70 degrés et ne sont que
lentement détruits par les fermentations. Ils résistent facilement sous
la neige hivernale.
Les oeufs de toxocara canis peuvent donc
s'accumuler et se conserver aisément dans les bacs à sable et sur le
sol des jardins publics.