- Les mycotoxines; Les espèces fongiques toxicogènes
- Les plantes toxiques
1- Famille des equiisétacées:
11- Famille des
euphorbiacées.
Ricinus communis: Ricin
Codiaeum variegatum: le Croton
Euphorbia pulcherrina: Poinsettia
12 - Prunus laurocerasus Laurier rose
13
- Famille des Ficacées
Ficus elastica. Ficus d'appartement.
14 - Famille
des apocynacées.
Nirium oleander. Laurier rose
15- Zantedeschia aethiopica. Arum et Syngonium.
16- Famille des canabacées.
Chanvre indien (haschich)
Intoxication par des substances médicamenteuses
D- Intoxication par les
anti-parasitaires internes
et externe
1) intoxication du chat par le
lindane
2) intoxication
par la pipérazine
3) intoxication
par le tétramisole
4) intoxication
par le diminazène
E- Intoxication par les anti
-inflammatoire
1) intoxication
par l'aspirine
2) intoxication
par le paracétamol
3) Ibuprofen
4) Naproxen
5) Phénylbutazone
Les pesticides
1- Généralité sur la toxicologie des herbicides
2- Dérivés minérauxLes insecticides
a)
Les
organochlorés:
(DDT,
rothane, méthoxychlore,
b) Les organophosphorés et carbamates: ( parathion, malathion, ronnel, diazinon, trichlorfon, dichlorvos)
Les Fongicides
- Toxicologie:
C'est l'étude des
propriétés chimiques, des
méthodes d'identification des poisons;
l'étude des effets biologiques sur l'organisme
animal et du traitement
des conditions pathologiques qu'il induit.
- Toxicologie
clinique: C'est l'étude des moyens
d'identification de la cause et
du diagnostic des cas d'intoxication
animal; de même des modalités de traitement
généraux et spécifiques misent en
place pour guérir les animaux exposés.
- Substance
toxique, un toxique ou un poison: C'est un agent solide,
liquide ou un gaz
qui interfère avec les processus vitaux des cellules.
-Toxine:
C'est un terme réservé pour les poisons d'origine
naturel (animal ou zootoxine,
plante ou phytotoxine ou micro-organisme).
-Toxicose:
L'état pathologique induit
chez un
animal par une exposition à une substance toxique.
-Xénobiotique:
C'est un composé étranger à
l'organisme animal, il ne possède aucune valeur
nutritive. Il cite comme
exemple: les
médicaments, les produits de synthèses, etc.
- Bioaccumulation:
Un composé capable de s'accumuler dans la chaîne
alimentaire.( DDT, en ppb:
Eau= 0.03; Sédiment = 27; Planton = 400;
Saumon = 8,000; Goéland = 300,000).
- Induction
enzymatique: Mécanisme de contrôle de la
synthèse des protéines ( avec
activité enzymatique) qui est activé ( ex.
Cytochrome P-450). Trois types de
composés inducteurs: Composés
polaires (
Phénobarbital), Hydrocarbures
polycycliques (3-méthylcholanthréne) et les
stéroïdes.
-Biotransformation:
Modification de la structure chimique des substances toxiques par
l'action de
diverses enzymes.
- Augmentation
de la solubilité dans l'eau et l'ionisation.
- Diminution de la
capacité de liaison avec les protéines, de la
solubilité dans les
lipides et de la
perméabilité
des membranes.
- Effet toxique:
-Selon le site; Local,
systémique.
-Selon la lésion:
Réversible, irréversible.
-Réponse: immédiate ou
retardée
-Selon l'espèce,
l'age, etc
- Bioactivation:Un
phénomène biochimique ou chimique qui provoque la
conversion de certaine
substance non toxique en composé toxique.
(
Cyclamate---->
cyclohéxylamine,
par la flore intestinale;
Nitrite
----> nitrosamine à pH acide dans l'estomac,
carcinogenèse).
- Génotoxique:
C'est une substance chimique qui réagit naturellement avec
l’ ADN. Elle possède
aussi une activité mutagénique,
carcinogènique .
- Carcinogène:
Se dit d'une substance chimique, une fois activée, se lie
avec
ADN et provoque
des altérations permanentes et cause le
cancer.
( Classification
et les sources de substances toxiques:
Détection de la présence et
détermination
de la teneur des substances toxiques:
Mécanisme d'action).
Le rôle de la chimie en
toxicologie est d'identifier les produits toxiques par des
méthodes de
purification, de caractérisation et de synthèse. La chimie analytique est
utilisée pour la
détection et la quantification, alors que la biochimie et
chimie servent à déterminer
les mécanismes d'action.
Il existe une grande
diversité de composés toxiques qui ont aussi des
origines diverses. En
voici, un aperçu:
-
les radiations ionisantes (rayon X,
rayons cosmiques et radio-isotopes);
-
les radiations non-ionisantes
(visible, UV et micro-ondes);
- les
métaux lourds (plomb, mercure,
cadmium);
-
les toxines des fungi, plantes,
bactéries et certaines espèces animales;
-
les pesticides (produits toxiques
synthétiques);
-
les effluent industriels et autres
agents polluants;
-
les
agents de la pollution atmosphérique (CO,
NOx,SO2,O3 et hydrocarbures).
Il existe plusieurs méthodes
pour séparer et identifier les produits toxiques. Toutefois, il n'y a pas de
recette miracle
pour répondre à toutes les questions analytiques. Les analystes doivent
ajuster leur méthodes
d'analyse à chaque nouveau cas en tenant compte des
propriétés des produits
concernés: la
solubilité, l'acidité, le
poids moléculaire, la volatilité, la
stabilité, la nature de l'échantillon et
la concentration de l'élément à
analyser.
Pour caractériser un
produit, on doit connaître son poids moléculaire,
les groupements fonctionnels,
le type d'atomes présents et de quelle façon, ils
sont unis. Les
techniques les plus utilisées dans ce
domaine sont la spectroscopie de masse pour déterminer les
poids moléculaire et
la formule chimique, la spectroscopie infra-rouge, pour mettre en
évidence les
groupements fonctionnels, et finalement la résonnance
nucléaire magnétique pour
aider à reconnaître les isomères.
La toxicologie analytique
sert à isoler, caractériser et quantifier les
diverses composantes d'un mélange
complexe en utilisant les méthodes de chimie organique et
analytique et la
spectroscopie. La
séparation d'un
mélange complexe en ses composantes pures repose sur la
"partition"
des éléments dans des liquides non-miscibles
(P=C-octanol \ C-eau). Un
coefficient de partition élevé indique un
produit liposoluble et la structure est
déterminée par la solubilité dans
l'eau
qui est favorisée par les charges ioniques. Donc les produits ayant un P
élevé, pénètrent
facilement les membranes et sont responsables de la bioaccumulation. La
chromatographie est une extension du principe de partition et plusieurs
méthodes sont disponibles: TLC, HPLC, GLC (produits
volatiles). Un des
problèmes les plus courants en
toxicologie est de déterminer le devenir d'un
composé donné dans un système
biologique. La
solution adoptée est
celle du marquage à l'aide de radio-isotopes.
On peut ainsi quantifier chaque métabolite,
c'est ce qu'on appelle la
pharmacocinétique.
Les hydrocarbures
aromatiques polycycliques (HAP) ont été
identifiés après de très nombreuses
années de recherche suite à la
découverte de la relation qui existait entre une
exposition au goudron pendant de longues périodes. Des cas de cancer de peau
y ont été associés
à partir de la fin du 18ième siècle et
ce n'est qu'en 1930 qu'on a pu purifiée
le benzo(a)pyrène. Ensuite,
dans les
années 50, par la découverte de la double
hélice de l'ADN et les méthodes de
marquage radioactifs on a pu faire le lien entre l'intensité
entre le
benzo(a)pyrène et l'ADN et le potentiel
carcinogène de ce produit.
Cette découverte a ouvert la porte à de nombreuses questions en recherche sur le potentiel carcinogène des produits chimiques.
L'absorption, la
distribution, la biotransformation et l'élimination des
substances
toxiques. Les
effets des substances toxiques sur les organes et les tissus. Les
mécanismes de
toxicité et les facteurs qui influencent la
réponse. Les processus
et l'application
des tests de toxicité.
Les éléments
d'éthique concernant
l'utilisation des
animaux pour les tests de toxicité).
Il y a trois façons pour un
agent de traverser les membranes biologiques et d'être
absorbé: la diffusion,
le transport par protéines porteuses et le transport actif.
Les caractéristiques d'une
molécule facilement absorbable: être liposoluble,
petite et la moins ionisée
possible.
Les produits toxiques sont
absorbés aux sites qui sont exposés à
l'environnement: le tractus digestif est
un des sites les plus touchés, les voies respiratoires sont
aussi
importantes. La
peau, les muqueuses, les
paupières, les oreilles, les membranes vaginales et l'anus.
Après avoir
été absorbé, un
produit toxique doit atteindre l'organe cible, mais l'organisme lui
impose
quatre types d'obstacles: le cycle
entéro-hépatique (ex. empêche le
méthyle
mercure d'aller se loger dans le cerveau), des barrières
à la diffusion
(barrière entre le sang et le cerveau et le placenta), la
liaison des produits
toxiques à des protéines qui facilitent leur
excrétion ou leur entreposage (les
produits liposolubles comme le DDT dans les graisses et certains types
d'ions
dans les os).
Un produit toxique peut être
éliminé dans sa forme originale ou sous forme de
métabolite (produit de
dégradation). Les
molécules liposolubles
et les grosses molécules passent dans le foie et sont
éliminés dans les fèces
par la bile. Les
petites molécules et
les molécules hydrophiles sont
éliminées par les reins dans l'urine.
Les produits toxiques
peuvent subir des modifications de leur structure par l'action de
diverses
enzymes. Ceci
augmente la vitesse
d'élimination en augmentant la solubilité dans
l'eau et le degré d'ionisation
ainsi qu'une diminution de leur liaison aux protéines et de
leur
liposolubilité.
Ces modifications
peuvent mener soit à la détoxification, soit
à la bioactivation. Le
principal site de biotransformation est le foie.
Il y a 2 types de réactions:
1)
les
réactions de
Phase 1: oxydation, réduction et hydrolyse
(l'enzyme la plus
importante ici est le cytochrome P-450 et il est inductif par les
composés
polaires, les hydrocarbures polycycliques et les
stéroïdes; les MFO sont
impliquées ici aussi;
2) les
réactions de Phase 2: formation de glucuronide,
méthylation,
acétylation et glutathion, conjugaison d'acide
aminé ou de sulfates.
Au niveau cellulaire les
sites de transformation sont soit microsomales (P-450, MFO), soit
non-microsomales
(enzymes cytosoliques et mitochondriales).
Les facteurs qui affectent
la variabilité dans la capacité de
biotransformation sont: l'âge, l'induction
enzymatique, la contamination environnementale, l'état
nutritionnel, l'état de
santé et les facteurs génétiques.
Certains traits génétiques
ralentissent la réponse du métabolisme face
à
certains produits toxiques.
Les
effets toxiques: Les effets peuvent être locaux: ils
agissent au
point de contact: ils peuvent être systémiques:
ils agissent après que la
toxine ait été absorbée et se soit
déplacée vers un organe-cible.
Les effets peuvent être d'ordre fonctionnel
(augmentation de BUN dans le sang, ou de SGPT au foie), d'ordre
morphologique
(nécrose ) ou d'ordre allergique (réaction de
type antigène-anticorps).
Les
mécanismes de toxicité et les
facteurs qui influencent leurs réponses: La plupart des produits
toxiques agissent au
niveau cellulaire dont les cibles sont les acides nucléiques
(ruptures des
liens hydrogènes), les lipides et les protéines
(inhibition d'enzymes). La
réponse aux produits toxiques dépendent
des espèces, du statut hormonal, du sexe et de
l'âge. Quand
plusieurs produits toxiques sont
présents simultanément, il y a des interactions
chimiques qui peuvent être de
type additif synergique, de potentiation ou antagoniste.
Les
tests de toxicité: On classe ces tests en trois groupes selon
leur
durée: aigu, sous-chronique (90jours) et chronique (jusqu'au
dernier quart de
l'espérance de vie; fait seulement avec des rongeurs). Le produit à
tester doit être pur.
La voie d'administration
d'un produit toxique est importante car elle doit être
représentative de la
voie d'absorption normale. Le
véhicule
utilisé pour l'administration du produit doit être
non-toxique et ne doit pas
être du DMSO non plus. On
doit utiliser
plus d'une espèce, les deux sexes et plusieurs
concentrations du produit, un
groupe témoin, une répartition
aléatoire des individus et un protocole bien
établi.
Les tests de toxicité aigu
servent à établir le LD 50, soit la concentration
où 50 % des animaux traités
en meurent. Il
existe aussi les études
de fertilité et de tératologie (malformations
sans atteinte au patrimoine
génétique).
Les tests de toxicité
chronique impliquent un grand nombre d'animaux et coûtent
très chers. Un
examen approfondi de tous les tissus de
l'animal est effectué à la mort de l'animal.
( L'utilisation
des additifs alimentaires; Les
aliments avec
médicaments; période
de
retrait).
Les effets des nutriments
sur la toxicité sont nombreux.
Par
exemple, les protéines alimentaires servent au
métabolisme de détoxification
des substances étrangères dans le foie.
L'apport de protéines augmente
l'activité des oxydases à fonctions
mixtes et un animal qui souffre d'un manque de protéine (en
quantité ou en
qualité) est plus sensible aux effets des substances
étrangères.
Les graisses alimentaires jouent un rôle
primordial dans les cas de cancer du côlon et du sein. Les graisses agissent
comme promoteur du
cancer, en augmentant le temps de rétention des produits
carcinogènes, en
favorisant leur absorption et en stimulant la formation d'agents
promoteurs
comme les acides biliaires. Par
contre,
les fibres alimentaires protègent contre le cancer du
côlon en liant les
résidus intermédiaires réactifs et en
diminuant leur temps de passage. De
plus, les substances étrangères tendent
à
être plus toxiques lorsque les diètes sont pauvres
en vitamines C et D puisque
cela entraîne une diminution de l'activité des MFO.
Les substances étrangères
et
toxiques ont aussi des effets sur le statut nutritionnel d'un animal. En effet, ils peuvent
favoriser la
dégradation ou la biodisponibilité d'importants
nutriments, ils peuvent aussi
réduire l'ingestion de nourriture en altérant les
qualités organoleptiques des
aliments, ils peuvent réduire l'appétit, ils
interfèrent au niveau de
l'utilisation et du transport des nutriments.
De plus, les produits toxiques augmentent
l'activité des MFO ce qui
augmente à son tour le métabolisme des vitamines
C et D, ce qui entraîne une
surutilisation des réserves corporelles.
Le principal objectif des
tests de toxicité est de s'assurer que l'ingestion de
contaminants et
d'additifs de la nourriture ne produit pas d'effets
délétères chez le
consommateur. Plus
précisément les
toxicologues visent 6 objectifs scientifiques:
- Identifier les effets
qu'un produit entraînera (sans tenir compte de la
concentration);
- Établir des relations
entre les concentrations et les réponses;
- Élucider les mécanismes
des effets toxiques;
- Établir un niveau
"sans effet" (NEL);
- Étudier la synergie avec
d'autres produits sur l'espèce à
l'étude, en tenant compte du sexe, de
l'âge et des conditions
expérimentales, pour
ce qui est du NEL;
- Déterminer la
"concentration quotidienne acceptable" (ADI).
Les études toxicologiques
faites en vue d'évaluer l'aspect sécuritaire des
alimentaires L'ADI demandent
des études de toxicité aiguë,
sous-chronique et chronique, des études de
tératologie, de
carcinogénécité et de
génotoxicité.
Les changements physiques, l'hématologie, la
chimie du sang, les analyses des fèces et de l'urine, la
pathologie et
l'histologie sont également observés.
La compréhension des bases
génétiques du cancer et la détection
d'agents carcinogènes sont des sujets
d'intérêt en toxicologie.
L'ADN est une molécule de
poids moléculaire élevé faite de bases
azotées (pyrimidines et purines), d'un
sucre et de groupes
phosphate. Les deux
brins d'ADN sont liés entre eux par
des liens hydrogènes.
Une substance génotoxique
est un produit chimique qui réagit naturellement avec l'ADN. Cette substance est
généralement aussi
mutagène (cause des mutations), clastogène (bris
de chromosome) et carcinogène
(induit le cancer). Il
y a des
différences spécifiques dans le potentiel
d'activation. Tous
les carcinogènes\mutagènes n'induisent
pas une réponse positive à chaque test et on doit
donc utiliser toute une
batterie de tests (screening chemicals for mutagenecity, point mulation
tests,
dominant lethal and heritable translocation tests, aneuploidy test,
Ames test).
Synergie
mutagénique
Un produit peut influencer
l'expression des propriétés mutagènes
d'un agent mutagène principal.
Les agents mutagènes sont probablement,
carcinogènes
mais on ne sait pas jusqu'à quel point puisque les deux
tests sont généralement
faits sur des systèmes biologiques différents.
Le
cancer et l'environnement:
On estime que 70-90 % des
cas de cancer sont dus à une exposition environnementale. Souvent, il y a au moins
deux facteurs
carcinogènes environnementaux: le facteur initiateur et le
facteur promoteur
lequel n'est pas détectable par les tests de
mutagénécité.
On croit que l'initiateur transforme une ou
des cellules en un état précancéreux
par une ou plusieurs altérations de l'ADN
chromosomique.
Les
substances carcinogènes dans la
nourriture:
Toutes les surfaces
carbonisées contiennent des produits mutagènes
dérivés des protéines.
Certains
additifs alimentaires et agents de
conservation ont été classifiés
mutagènes
après avoir été utilisés
pendant des
années. Certaines
plantes contiennent
aussi des agents mutagènes naturels (ex. la solanine de la
pomme de terre).
L'évaluation
du risque de mutation:
( Les principaux
pesticides: La source et l'utilisation. Les effets des pesticides sur
les
divers écosystèmes. Les métaux lourds
et
les autres produits industriels).
Est considéré comme une
peste, tout organisme qui entrave les activités des humains
(santé et
production de nourriture). Les
pesticides sont des substances qui contrôlent ou tuent ces
pestes.
Les implications
toxicologiques de l'utilisation des pesticides dans la protection de la
santé
humaine et de la production de nourriture ont conduit au
développement de la
toxicologie réglementé et continue à
défier le développement de techniques
d'analyse et de procédures d'évaluation du risque.
Les pesticides les plus
nombreux sont les insecticides, les antibiotiques et les herbicides. Les catégories
de pesticides reconnues sont
les suivantes: adjuvants, antimicrobiens, fongicides, herbicides,
insecticides,
les régulateurs de croissance et les poisons contre les
vertébrés.
On a déjà
utilisé l'arsenic,
le soufre, le sel, le créosote, les composés
à base de cuivre et certains
produits naturels comme pesticides.
Avec
l'avènement de la chimie moderne on a tenté de
trouver des pesticides de plus
en plus sélectifs, c'est-à-dire qui ne touchaient
que les espèces cibles.
Le DNOC est un des premiers pesticides de
synthèse sélectifs.
L'inhibition de la
cholinestérase est un exemple de la
sélectivité des pesticides.
L'acétylcholine est un
neurotransmetteur relâché dans l'espace entre les
axones en réponse à une
stimulation. Son
action est normalement
de courte durée car l'acétylcholine est
enlevée par l'action de
l'acétylcholinestérase.
Cette inhibition
se fait en 3 étapes.
Les composés
organophosphorés ont été
développés dans les années 40
à partir d'esters
d'acide phosphorique. Les
organophosphorés inhibent l'action normale de la
cholinestérase en
phosphorylant cette enzyme. La
mort de
l'animal atteint résulte d'une accumulation
d'acétylcholine dans le système
nerveux. Il existe
deux antidotes aux
organophosphorés: l'atropine qui agit en bloquant les
récepteurs de l'acétylcholine,
et le 2-PAM réactive l'acétylcholine
inhibée par les organophosphorés.
Les carbamates, une autre classe de
pesticides, agissent aussi en inhibant
l'acétylcholinestérase.
La plupart des pesticides
ont été découverts par hasard. Par
exemple, le cas de la physostigmine qui est un inhibiteur naturel de
l'acétylcholine chez l'humain et en éprouvette
mais ne parvient pas à traverses
la cuticule des insectes. Alors,
dans un
analogue de synthèse on a substituer un atome d'azote
là ou il y avait un atome
de carbone ce qui en faisait un produit non-ionique capable de
traverser la
cuticule.
Les rapports entre la
structure et l'activité d'un produit sont
gouvernés par plusieurs facteurs:
l'ionisation, la forme, la taille, la distribution des
électrons et le coefficient
entre la polarité et la partition.
La sélectivité peut se
définir comme étant une augmentation de la
toxicité vers une espèce non
désirable combinée à une
réduction des dangers pour l'utilisateur ou
l'organisme à protéger.
Ce qui retarde la développement
de produits sélectifs est d'ordre économique.
En effet, si chaque produit était
très sélectif, il y aurait une moins
grande application et donc moins de revenus.
Les pesticides, comme toutes
les autres toxines sont sujets à un grand nombre de
barrières ce qui réduit
leur capacité à se rendre au site d'action.
La sélectivité d'un
pesticide dépend de deux mécanismes majeurs: une
sélectivité d'ordre
physiologique\biochimique (pénétration,
emmagasinage, détoxification,
excrétion, activation, sélectivité au
site d'action) et une sélectivité d'ordre
écologique (qui dépend en gros du manufacturier:
timing, formule, développement
de lignées bénéfiques etc. p.44). C'est
ce dernier point qui a le plus de chance de donner des
résultats utiles dans le
futur.
Toxicologie
environnementale des
pesticides:
( Les effets des pesticides sur les
écosystèmes; Les
méthodes utilisées pour l'étude des
pesticides).
Les facteurs qui influencent
l'impact environnemental des pesticides sont: la toxicité
envers des organismes
non visés, la quantité des pesticide
utilisée, la persistance du pesticide dans
l'environnement, le potentiel de mobilité du produit dans
l'environnement.
Prenons le cas du DDT et du
saumon de l'Atlantique. Il
s'agit là
d'une grave erreur de "timing".
Le DDT a été utilisé
comme insecticide dans des forêts envahies par la
tordeuse des bourgeons de l'épinette.
Le
DDT vaporisé du haut des airs s'est
déposé dans les cours d'eau au moment
où
les jeunes poissons étaient les plus vulnérables,
ce qui a décimé des
populations.
On mesure les effets d'un
pesticide dans l'écosystème aquatique en
utilisant des enclos (méthode mise au
point par l'Université de Guelph, Ontario).
Cette méthode permet de vérifier les
effets d'un agent toxique directement
dans le milieu naturel, d'une part, et d'autre part, de
vérifier la puissance
capacité d'homéostasie des systèmes
naturels. La méthode des enclos permet une
approche holistique du problème, une approche qui tient
compte des divers
éléments du système et de leur
interaction.
L'utilisation des enclos permet d'obtenir des informations
sur la
toxicité d'un produit et la
récupération des organismes touchés,
la diversité
des espèces de l'écosystème
touché et une plus grande précision des
interactions impliquées.
De plus,
l'utilisation des enclos peut servir à valider des
modèles mathématiques.
Toutefois, l'utilisation des
enclos comporte certains inconvénients comme la croissance
de population
parasite de l'infrastructure et l'accumulation des pesticides sur les
parois de
l'enclos.
Résistance
aux pesticides et
biomagnification: (Les facteurs qui affectent la
résistance).
La résistance est
l'habileté
d'une souche d'insectes à tolérer une
concentration de produit toxique qui
autrement serait létale pour la majorité d'une
population sauvage de la même
espèce. C'est
aussi un phénomène
préadaptation qui est le résultat d'une
sélection des individus qui sont moins
sensibles que les autres.
La tolérance
des insectes aux insecticides représentera un danger pour
l'économie mondiale
quand on ne pourra plus contrôler les insectes ravageurs.
La toxicité a un rôle
à
jouer dans l'étude des mécanismes
impliqués dans la résistance d'une souche
d'insectes par exemple, pour choisir par quoi remplacer l'insecticide
devenu
inefficace. Les
divers mécanismes de
résistance se répartissent en trois groupes: des
changements dans les sites
d'action: des changements de pénétration, des
changements de métabolisme.
Il faut aussi tenir compte de la
biomagnification et de la bioconcentration et de l'effet que cela a sur
toute
la chaîne alimentaire.
Les divers
facteurs qui influencent l'ingestion de pesticides par les organismes
est le
coefficient de partition et la biodisponibilité. L'accumulation des
pesticides dans la chaîne
alimentaire de l'écosystème dépend de
la liposolubilité des produits (ex.le
DDT).
a) Classification des risques
d'intoxication
-
Les risques d'origine naturelle:
Les plantes.
Les champignons, les algues.
Les zootoxines(Venins de serpents,
amphibiens, d'insectes).
Les mycotoxines.
Les minéraux toxiques dans les aliments
et l'eau.
-
Les risques d'origine humaine:
Les contaminations industrielles.
Les pesticides.
Les produits domestiques.
Les
médicaments.
Les aliments et
l'eau.
b) Centre de
toxicovigilance vétérinaire:(
École nationale vétérinaire de Lyon,
France).
Quelques données
épidémiologiques sur les intoxications animales
en France. Le Centre National
d'Informations Toxicologiques Vétérinaires et le
Laboratoire de diagnostic
reçoivent des appels et des
prélèvements de toutes les régions de
France, et
parfois de Suisse, Belgique, Italie, Espagne, Canada, etc...
Aujourd'hui le
nombre de cas (ou de suspicions) d'intoxications examinés
est suffisant pour
avoir une bonne idée de ce qui se passe
réellement sur le terrain.
Quelques données vont préciser
certains points.
- Fréquence des appels selon
les espèces.
Ovins
4.9
3.4
Porcins
1.6
1.5
Equins
3.4
3.1
Caprins
2.2
2.1
Chats
6.7
6.4
Poules
1.4
1.7
Autres
4.6
3.8
Gibier,Rapaces, poissons
Deux espèces sont
particulièrement touchées avec des
fréquences voisines: les bovins et les
chiens (25 à 30 % des appels pour les premiers, 35
à 40 % pour les
seconds). Les
densités de population de
ces animaux sont, certes, très élevées
sur tout le territoire. Mais
il faut également ajouter que les
élevages bovins encore de type traditionnel pour la plupart
d'entre eux,
l'environnement des chiens facilitant leur contact avec les produits
les plus divers,
enfin et surtout la propension de ces deux espèces
à avaler n'importe quoi,
sont des facteurs expliquant pour une bonne part ces
fréquences élevées.
Le chat, par contre, montre une méfiance
systématique à
l'égard de toute
substance étrangère à son
environnement habituel. Ainsi,
bien que sa répartition soit voisine
de celle du chien, on ne note que peu d'intoxications dans cette
espèce (4 à 6
% des appels).
Les porcins, les volailles,
les lapins, aujourd'hui presque exclusivement en élevage
industriel, sont peu
concernés par des accidents toxicologiques.
Cependant, lorsqu'une intoxication se produit (par exemple
à la suite de
la distribution d'un aliment médicamenteux
surdosé), les conséquences sont
particulièrement graves puisque
généralement tout l'effectif
(c'est-à-dire
plusieurs milliers d'animaux) est touché.
Les appels concernant les animaux sauvages (gibier y
compris) sont peu
nombreux, environ 6 à 8 % du total.
Ces
chiffres sont certainement relativement éloignés
de la réalité.
En effet, la recherche des cadavres est
particulièrement difficile et bien sûr, non
systématique. Par
ailleurs, la découverte d'un ou plusieurs
sujets n'entraîne généralement pas de
demande de renseignement. Les
mortalités de poissons consécutives à
des
phénomènes de pollution des eaux sont
relativement fréquentes notamment de juin
à août.
- Répartition dans le temps
La répartition mensuelle des appels et des envois d'échantillons montre des augmentations de ceux-ci très nettes de mars à juin, moins marquées en septembre et octobre. La première correspond à la mise à l'herbe des animaux, en particulier des bovins, et à la mise en place des traitements phytosanitaires de printemps sur la plupart des cultures; la seconde à une période où s'effectuent certaines grandes prophylaxies antiparasitaires et où le tapis végétal raréfié par une sécheresse estivale plus ou moins importante peut inciter les ruminants à ingérer des végétaux habituellement non consommés.
- Catégories
de toxiques
Les toxiques peuvent être
classés en quatre grandes catégories:
médicaments, produits phytosanitaires,
végétaux et polluants.
Si les trois
premiers sont clairement définis, il convient de
préciser que par polluants il
faut entendre aussi bien les polluants industriels (hydrocarbures,
métaux
lourds, cyanures ...), agricoles (engrais, nitrates , ...) que
ménagers
(détergents). Les répartitions, en pourcentages,
des appels et des
intoxications certaines sur l'ensemble des données
informatisées du Centre sont
les suivantes:
Les pesticides
52.4%
Les médicaments
24.3%
Les produits ménagers
7.8%
Les substances polluantes
8.24%
Les plantes
4.22%
Les autres
3.01%.
Ainsi, On observe qu'un appel et un cas d'intoxication sur deux mettent en cause un produit phytosanitaire. Il est intéressant de noter que si les pourcentages des intoxications confirmées augmentent par rapport aux appels pour les médicaments ils sont identiques pour les polluants et plus faibles pour les pesticides et les végétaux.
- Nature des toxiques
Les
médicaments:
Les espèces les plus
concernées sont, par ordre de fréquence
décroissante, les bovins, les chiens,
puis à un degré nettement inférieur
les équins, les chats, les ovins et les
volailles. Dans
près de 25 % des cas le
nombre de sujets atteints ou morts est supérieur
à 6.
Les médicaments incriminés sont, en
premier
et de très loin, les antiparasitaires (utilisation
importante et souvent
systématique effectuée fréquemment par
l'agriculteur, présence de quelques
composés tels que le tétramisole, à
indice thérapeutique faible).
Ensuite et par fréquence
décroissante des
accidents, viennent les antibiotiques, les nitrofurannes, les
hypnotiques, les
anti-inflammatoires, les neuroleptiques... Nous ne
détaillerons pas plus avant
ces accidents thérapeutiques qui seront traités
dans le cours de pharmacologie.
Les produits
phytosanitaires:
Près d'un appel (ou
intoxication) sur deux met en cause un pesticide.
C'est dire l'importance que revêt cette
catégorie de produits. Il est tout à fait
remarquable de constater la fréquence
énorme des cas concernant les chiens.
Les causes en sont multiples (ingestion directe du
principe actif, buvée
des eaux de ruissellement après traitement de
végétaux, consommation de
végétaux traités, etc...). Chez les
bovins, les accidents les plus fréquents
résultent de l'ingestion directe de la
préparation phytosanitaire, de l'absorption pulmonaire lors
d'un épandage par
pulvérisation (hélicoptère) en
présence des animaux, etc...
Les types de
pesticides concernés pour toutes les
espèces:
Appels