1.
Le sang : fonction
2.
Composition du sang
A ) Le plasma sanguin
B
) Les éléments figurés
-
Les globules rouges
1
) Hématopoïèse
embryonnaire et
fœtale.
2
) La moelle
osseuse hématopoïétique.
3)
Activité
métabolique des cellules précurseurs de globules rouges
4).
Evaluation
clinique des érythrocytes
5). Déficiences
protéiques des cellules de la lignée rouge.
6). Anabolisme des porphyrines et porphyries.
7). Pathologie du métabolisme du fer .
8). Pathologies du catabolisme des porphyrines
9) Récapitulafif des causes d'anémie
10). Bilan biologique .
Le
sang se différencie très tôt dans l'évolution animale comme un nouveau
compartiment extracellulaire essentiel. Sa fonction initiale est de
faciliter
les échanges de matière entre des masses tissulaires devenant trop
importantes
pour que ces échanges restent assurés par diffusion. D'autres fonctions
sont
venues s'ajouter à celle-ci, qui font du sang un "organe" essentiel à
plus d'un titre. Le sang va ainsi intervenir dans :
1)
Les échanges gazeux (O2
et CO2) chez la plupart
des espèces.
4)
L'équilibre acide-base de l'organisme et le contrôle du pH.
5)
Le mouvement au niveau de certains organes et la
locomotion chez
certaines espèces par
modification
de pression hydrostatique.
7)
La défense de l'organisme au niveau
cellulaire contre des éléments
étrangers
Ainsi, le "liquide extra tissulaire" des animaux est devenu au cours de l'évolution un support indispensable à leur unité fonctionnelle. Il est devenu le véritable milieu de vie des cellules auxquelles il assure, chez les espèces les plus évoluées, une stabilité d'environnement physico-chimique. Dans ce cadre, il apparaît comme un élément majeur de la libération des organismes vis à vis des contraintes de l'environnement.
Le
sang est un liquide dans lequel peuvent flotter des cellules (éléments
figurés)
en plus ou moins grand nombre. Le liquide une fois débarrassé des
éléments figurés
porte généralement le nom de plasma sanguin. Chez bon nombre
d'invertébrés, la
quantité de cellules sanguines est très faible, le sang se résume
essentiellement au plasma. Par son origine, le sang doit être considéré
comme
un tissu mésenchymateux dont les éléments cellulaires sont séparés par
un
liquide interstitiel, le plasma.
Le
volume sanguin est extrêmement variable ; il est beaucoup plus
important chez
la plupart des invertébrés que chez les vertébrés.
Le
plasma est un liquide contenant en solution ou en suspension divers
sels
minéraux (NaCl essentiellement, ainsi que des composés organiques
(substances
nutritives, urée, protéines). La nature et la concentration des
protéines
plasmatiques sont très variable d'un groupe zoologique à l'autre. Les
données
concernant les invertébrés sont par ailleurs éparses et peu nombreuses.
Nous
nous concentrerons donc sur les vertébrés et plus particulièrement les
mammifères.
Chez
les vertébrés, les protéines plasmatiques sont assez concentrées et
responsables du développement d'une pression oncotique non négligeable.
Ce
facteur joue un rôle important dans les mouvements d'eau au niveau des
capillaires. Ces protéines vont également intervenir dans le transport
de
nombreux éléments peu ou pas solubles. Elles vont également jouer un
rôle
primordial dans les phénomènes d'hémostase et de coagulation ainsi que
dans les
processus d'agrégation des globules rouges qui vont influer sur la
viscosité et
donc les caractéristiques d'écoulement du sang.
Chez
l'homme, la concentration en protéines atteint 70 à 80 g/l. L'albumine
représente 60 % du total, une bonne part du reste, soit près de 40 %,
étant
représenté par des globulines (et différents facteurs intervenant
dans la coagulation du sang).
L'albumine
va intervenir dans le transport de différentes substances: bilirubine
(voir
plus loin) ou hormones par exemple. Elle peut ainsi servir de réserve
protéique
en cas de déficit nutritionnel.
Les
a1, a2 et b globulines servent
notamment au transport des lipides et de diverses vitamines (voir plus
loin),
de l'hémoglobine (heptaglobine), du fer (transferrine), du cortisol
(transcortine) et des cobalamines (transcobalamine).
Les
immunoglobulines (Ig) font partie
essentiellement des g - globulines. Elles
constituent les substances immunitaires du plasma (anticorps). La plus
importante d'entre elles en terme de concentration (7 à 15 g/l) est
l'IgB. Elle
intervient avec les IgA, IgM, IgD et IgE dans les processus de défense
de
l'organisme contre l'intrusion de corps étrangers.
Chez
la plupart des organismes, on trouve des cellules capables de
mouvements
amiboïdes dont le rôle essentiel est de phagocyter les débris
cellulaires et
les corps étrangers. Chez différents invertébrés, les éléments figurés
du sang
se limitent à ce type de cellules, en faible quantité. Chez les
vertébrés, ces
cellules entrent dans la catégorie des leucocytes. On trouve par
ailleurs des thrombocytes
et des érythrocytes. Les érythrocytes
ont également été
appelés globules rouges. Ils doivent leur couleur rouge au pigment
respiratoire
coloré qu'ils contiennent, l'hémoglobine. Les leucocytes, cellules
incolores, sont également appelés globules blancs, par opposition aux
globules
rouges.
L'ensemble
des éléments figurés peut représenter quelque 40 % du volume sanguin
total chez
les mammifères; ce qui correspond chez l'homme par exemple à environ
5x106
particules par mm3. Le sang apparaît donc comme
une suspension très
concentrée dont les globules rouges sont les éléments majoritaires. Les
érythrocytes vont donc intervenir de façon déterminante dans les
propriétés du
sang (viscosité et dynamique d'écoulement dont elle dépend). Dans
certains cas,
comme la leucémie, le nombre de globules blancs peut toutefois
s'accroître
suffisamment pour augmenter la viscosité de façon significative.
Le globule rouge
transporte l’oxygène vers les tissus et élimine
le gaz carbonique. Il contient beaucoup d’hémoglobine (95% du poids sec
des
cellules).
Le
rôle essentiel de ces cellules sanguines est donc le transport
d'oxygène des
surfaces respiratoires vers les tissus. On trouve ces cellules chez
quelques
invertébrés et chez tous les vertébrés. Ils sont exceptionnellement
absents
chez les Chaenichthyidés, une famille de poissons téléostéens
antarctiques
dépourvus d'hémoglobine.
Les globules rouges se présentent comme des cellules incapables de mouvements propres mais extrêmement déformables, dont la forme d'équilibre est un disque aplati, ovalisé (circulaire chez les cyclostomes et les mammifères). Comme nous l'avons vu, la déformabilité est, avec la capacité d'empilement, une caractéristique importante intervenant dans la dynamique de l'écoulement sanguin. En conditions normales, la taille et le nombre de globules rouges sont pratiquement constants dans une même espèce mais varient beaucoup d'une espèce à l'autre et d'une classe de vertébrés à l'autre. La taille ne varie en général pas au sein d'une même espèce, sauf cas pathologique. Le nombre par contre peut varier assez largement en fonction de différents paramètres extérieurs comme la disponibilité de l'oxygène.
Les globules rouges les plus petits et les plus nombreux se rencontrent chez les mammifères: homme: 5.106/mm3, diamètre 7,7 µ; chèvre: 18.106/mm3, diamètre 4 µ. Ils sont nettement moins nombreux et plus grands chez les pœcilothermes. Ainsi, chez la grenouille, on en compte 6.105/mm3 de diamètre moyen 16 à 22 µ. Au cours de leur différenciation à partir des cellules souches qui assurent leur formation et leur remplacement, les globules rouges de mammifères perdent leur chondriome, leur appareil de Golgi, leur centrosome et leur ARN. Le noyau est conservé dans tous les autres groupes; les mammifères sont les seuls organismes à posséder des érythrocytes anucléés, appelés aussi hématies.
1
) Hématopoïèse
embryonnaire et fœtale.
a)
Hématopoïèse
prénatale.
Elle commence chez
l’embryon au niveau des îlots de Pander-Wolff dans les parois de la
vésicule
vitelline par la formation des mégaloblastes. Il y a ensuite
colonisation du foie, où
l’on retrouve, entre les cordons des cellules hépatiques, des cellules
souches
des lignées rouge, granuleuse et plaquettaire. La colonisation v
également
gagner la moelle osseuse, de la rate et du thymus de l’embryon.
b)
Hématopoïèse
postnatale.
-
Au moment de la
parturition, la moelle osseuse
est le site principal de l’hématopoïèse. Le
foie et la rate sont également le siège d’une hématopoïèse.
-
La
moelle
osseuse s’étudie par coupe de biopsie ostéo-médullaires décalcifiées ou
sur
frottis obtenus par ponction ou aspiration du liquide médullaire. Les
frottis
sont traités comme des frottis sanguins.
2
) La moelle
osseuse hématopoïétique.
A ) Structure
générale de la moelle hématopoïétique.
Le tissu médullaire
est constitué par ;
-
Une trame de tissu
réticulaire s’étendant dans tout
l’espace hématopoïétique de la cavité médullaire. On y trouve des
cellules
réticulaires (fibroblastes), des fibres réticuliniques, des adipocytes,
des
macrophages (70 % de la moelle rouge est occupée par des adipocytes).
Les
mailles sont occupées par des cellules à différents stades de
différenciation
des lignées rouge et granuleuse.
-
Un réseau de
sinusoïdes disposées disposé en trèfle.
- Il existe une barrière entre l’endroit de naissance des globules rouges et celui où ils vont vivrent, entre «l’organe hématopoïétique et le sang. Les cellules de la moelle vont la quitter et doivent donc êtres continuellement renouveler. Pour ce faire, il existe des cellules multipotentielles communes aux différentes lignées et qui se renouvellent sans cesse et se différencient en les différentes lignées suivant les besoins.
B )
Caractéristiques de la maturation cellulaire.
-
Les cellules jeunes
et indifférenciées sont d’ordinaire
plus grandes que les formes mûres.
-
Elles n’ont pas de
granules et ont un noyau large.
-
Le rapport noyau
/cytoplasme diminue progressivement en
même temps que la taille de la cellule.
-
Le mégacaryocyte est
une exception dans la mesure où sa
taille croît au fur et à mesure de son évolution.
-
Le noyau d’une
cellule jeune est pâle parce que la
chromatine est dispersée suite à l’activation de l’ADN. Lors de son
évolution,
la chromatine se condense et devient plus colorée.
-
Les nucléoles sont
visibles dans les cellules
indifférenciées et non chez les vieilles cellules.
C ) La série
érythrocytaire- L’érythropoïèse.
L’érythropoïèse est l’ensemble des processus de prolifération, de différenciation et de maturation qui aboutissent à la formation du globule rouge dont le rôle fondamental est d’assurer par son constituant essentiel, l’hémoglobine, le transport de l’oxygène dans les tissus.
4. Facteurs
influençant l’érythropoïèse.
A)
Influence
indirecte :
-
Disponibilité en fer.
Son absence conduit à la formation
d’hémoglobine anormale.
-
Circulation sanguine
inadéquate conduisant à une hypoxie.
-
Mauvaise ventilation
pulmonaire conduisant à une
hémoglobine n’étant pas assez chargée en oxygène.
-
Modification de
l’affinité de l’Hb pour l’oxygène.
B
) Influence directe :
- Erythropoïèse inefficace (cycle «futile » n’aboutissant pas à la formation de 16 normoblastes à partir d’une seule cellule souche.
-
Anémie hémolytique
congénitale chez le bovin. Hémolyse
sévère.
-
Erythropoïèse
stimulée par l’érythropoïétine. On a cru
qu’elle était fabriquée par le rein, mais en fait elle vient du foie.
L’érythropoiétine à son activité augmentée par l’érythrogénine venant
du rein.
En cas de lésion rénale chronique, il carence en érythropoïétine
activée car il
n’y a plus d’érythrogénine.
5. Anomalies de
l’erythropoïèse .
a
) Erythropoïèse inefficace .
L’érythropoïèse n’aboutit pas à l’érythrocyte, les cellules sont perdues. C’est physiologique dans une certaine mesure, mais çà devient pathologique lorsque la stimulation de cette érythropoïèse inefficace devient trop importante.
Pour survivre, l’organisme doit augmenter l’érythropoïèse efficace ;La B2 globine augmente la différenciation des cellules souches en cellules souches primitives mais n’augmente pas la vitesse de division.
b
) Macrocytes .
Mais quand l’Hb est synthétisée en quantité suffisante, elle bloque la synthèse d’ADN ce qui bloque la division cellulaire.
On
reste donc au stade macrocytaire (c-à-d au stade de rubricyte qui sont
ces
grosses cellules appelées macrocytes).
Les
macrocytes sont libérés dans la circulation. Leur demi-vie est
inférieure à
celle des érythrocytes. On ce trouve donc dans les conditions d’une anémie
macrocytaire.
c
) Microcytes.
La vitB12 est responsable
de la transformation de l’ homocystéine en méthionine. Lors de carence
en
viyB12, il y a anémie macrocytaire car il y a inhibition du
développement
initial. On se retrouve donc avec une grosse cellule souche.
Une carence en vitB12
est souvent
due à l’absence du facteur gastrique responsable de son
absorption
intestinale.
3 Activité
métabolique des cellules précurseurs de globules rouges .
Comme il y a un noyau et un cytoplasme, il existe donc au niveau des cellules précurseurs des globules rouges ;
-
Des synthèses
protéiques.
-
Des oxydations
aérobies.
-
Des réplications et
différenciations.
Le normoblaste ne possède pas
d’ADN.
Le réticulocyte a encore des
mitochondries (pour la synthèse de
l’hème de l’hémoglobine).
A ) Synthèse de
l’hème et de la globine .
Pour réaliser cette
synthèse, il faut ;
-
des mitochondries
pour la synthèse de l’hème.
-
des polyribosomes
pour la synthèse de la globine (=
protéine).
Les mitochondries et
les polyribosomes sont présents jusqu’au
stade du réticulocyte puis après ils n’existent plus, il n’y a plus de
synthèse
d’hémoglobine au niveau du globule rouge.
La synthèse de l’hème se fait à partir de glycine et de succinate.
l’enzyme 1
(c-à-d de la d amino
levulinate synthétase). Toute carence en Vit B6
entraînera une
anémie car l’hème ne pourra être synthétisé.
Par ailleurs,
s’il y a une déficience en Cu, l’enzyme 2
qui est une déshydratase ne
Pourra plus fonctionner.
2 ) Synthèse du
glutathion .
Le glutathion est présent à tous les stades de l’érythropoïèse et pendant toute la vie du globule rouge.
L’érythrocyte n’a pas
plus de ribosomes mais on observe quand même
la synthèse de petites protéines ATP, NAD, NADP, glutathion.
3 ) Métabolisme
du glucose .
a
) Cellules
immatures .
Ces cellules
respirent, donc elles utilisent;
- la glycolyse qui và donner du 2-3 di P glycérate puis du glucose.
-
Le cycle de Krebs.
-
La voie des pentoses
phosphates.
b
) Réticulocytes.
Ils synthétisent de l’hémoglobine pendant quelques heures. Le glucose est utilisé par voie aérobie (au niveau des mitochondries).
C )
Erythrocytes .
A
leur niveau, il n’y a plus de
synthèses protéiques, ni de cycle de krebs, ni de phosphorylations
oxydatives
MAIS il reste une activité métabolique ;
Le
glucose est utilisé par glycolyse
(voie aérobie) et par la
voie des pentoses phosphates .
Il
y a des synthèses de 2-3 di
P glycérate, ATP, NAD, NADP et glutathion. Le glucose pénètre dans les
globules
rouges sous l’action de l’insuline.
Tous
les globules rouges
utilisent les mêmes voies métaboliques chez les différentes espèces
(glycolyse,
voie des pentoses phosphates, synthèse du 2-3 di P glycérate) mais ces
activités métaboliques sont dfférentes suivant ces espèces.
a)
Porc.
Il n’utilise pas le glucose mais surtout l’inosine, c-à-d une adénosine ayant subit une désamination oxydative.
b)
Homme.
S’il
y a une carence en GGP
déshydrogénase (1ière enzyme su shunt des
pentoses qui transforme le
GGP eu G P gluconolactone) et qu’on donne un médicament contre la
malaria
(Primaquine par exemple), il y a lyse du GR.
c)
Mouton.
Il est naturellement déficient
en GGP déshydrogénase. Mais si on lui donne de la primaquine, il n’y a
pas
d’hémolyse.
-
Maintenir l’intégrité
de la membrane qui doit rester flexible.
-
Maintenir l’équilibre
ionique Na/K.
-
Empêcher les
oxydations ( Fe++
Fe+++
ferrique).
e)
Survie des globules
rouges.
Elle
dépend du maintient de ses
activités métaboliques…
f)
Troubles.
Tout
trouble au niveau des
globules rouges conduit à une anémie. Pour rechercher la cause de
l’anémie, il
faut faire :
-
une recherche
biochimique
-
des examens de
dégrossissage (évaluation clinique des globules rouges).
4 .
Evaluation
clinique des érythrocytes.
1) détermination du
CBC (comptage du sang complet)
- Comptage des GR (µl)
- Quantifier la quantité
d’Hb en gr/dl de sang.
- Quantifier le volume globulaire (hématocrite/ 100 ml de sang total)
2) indices
érythrocytaires
- MCV ; volume
corpusculaire moyen
- MCH ; hémoglobine
corpusculaire moyenne (pico gr/GR)
- MCHC ;
concentration en hémoglobine corpusculaire moyenne (%/100ml de contenu)
3) Aspect, forme,
volume.
4) Dosage de
l’hémoglobine libre dans le plasma. (hémoglobinémie)
1 ) CBC : Complete Blood Count. Comptage du sang
complet .
a) Valeurs
normales .
|
|
Nombre de GR (million/µl) |
Hématocrite (%) |
Hémoglobine (gr/dl sang) |
|
Chien |
6,8 |
45 |
15 |
|
Chat |
7,5 |
37 |
12 |
|
Bovin |
7 |
34 |
11 |
b) Variations
normales.
Ø Milieu.
L’altitude augmente le nombre
de globules rouges et augment par conséquent le CBC.
Ø Laboratoire.
Il faut toujours envoyer les
échantillons au même labo…
Ø Causes
physiologiques.
- L’âge.
Chez
le chiot, jusqu’à l’âge de 3 semaines, les globules rouges sont plus gros. Le
nombre de globules rouges et l’hématocrite augmentent jusqu’à l’âge de 6 mois.
- La race.
Par exemple, chez le cheval, il ya des
différences entre le cheval de trait et le cheval de
course.
- Les manipulations
de l’animal.
Lorsque
l’on fait une prise de sang sur un cheval, il vide sa rate, ce qui augmente le
nombre de GR circulants et peut augmenter l’hématocrite jusqu’à 60%. Il faut donc standardiser la
manipulation : on fait d’abord courir le cheval jusqu’à ce qu’il atteigne
100 pulsations cardiaques / min. On attend 30 secondes puis on fait la prise de
sang.
c) techniques.
Ø Numération.
- Hématimètre .
On dilue le sang dans une
cellule, on laisse sédimenter et on compte les GR. L’erreur est de l’ordre de
20%…
- Coulter counter .
On dilue le sang, on le fait
passer dans un capillaire (1 GR à la fois) où passe un courant continu. La
conduction est plus rapide dans le GR que dasn le solvant et chaque fois qu’un
GR passe, il y a un pic électrique.
Ø Dosage de
l’hémoglobine.
- Méthode de
l’hématurie acide .
Suite au mélange de l’Hb et
d’HCl dilué, on mesure l’intensité de la coloration au colorimètre et on compare
à un étalon.
- Echelle de Talquist
.
On compare la couleur du sang
(l’intensité du rouge est proportionnel à la quantité d’Hb) à une coloration
étalon (erreur de 10 à 40 %).
- Hémoglobinomètre de
Spencer.
Se base sur la destruction de
l’oxyhémoglobine. Peu précis.
- Méthode à la
cyanométhémoglobine (la plus précise) .
On mélange l’hémoglobine à du
cyanate ce qui la transforme en cyanométhémoglobine puis on lit à 540nm.
Ø Hématocrite.
C’est la détermination du pourcentage de sang qui est formé d’hématies..
c’est l’équivalent du Volume Globulaire Total (VGT).
- Microhématimètre .
C’est un tube capillaire :
L=7cm, Diam = 1 mm erreur de 2 à 8,5%
On dépose l’extrémité du tube
dans le sang qui monte par capillarité. On centrifuge à 3000 tours pendant 10
minutes. Les globules blancs sont difficilement visibles et une mauvaise
centrifugation (trop lente) peut modifier la valeur de l’hématocrite…
1. Les indices érythrocytaires
.
Ils sont calculés à partir du
CBC.
a) MCV : Mean
Corpuscular Volume = Volume Corpusculaire Moyen.
Exemple : Si l’hématocrite (=VGT) = 45% cela veut dire
qu’il y a 450 ml de GR dans 1 litre
de sang. ( 0,45 l de GR /litre
de sang = 450 x 10-3 litre de
GR dans 1 litre de sang.
La numération donne 5 millions de GR/mm3 ou /µl,
Donc, dans 1 litre il y
a 5 millions x 1 million, c-à-d 5 x 10 12 hématies .
b) MCH : Mean
Corpuscular Hémoglobine = Hémoglobine corpusculaire moyenne.
Exemple : Hématocrite =
45%
Taux d’hémoglobine = 15 gr
Hb/dl = 150 gr Hb/l
Numération = 5 x 106 GR/mm3
= 5 x 1012 GR/ litre (1 mm3 = 1 µl)
c) MCHC : Mean
Corpucular Hémoglobine Concentration = Concentration
d) Valeurs
normales.
|
|
MCV µ3
ou fl |
MCH picogr |
MCHC % |
|
Bovin |
40-60 |
11-17 |
26-34 |
|
Chien |
60-77 |
19-25 |
31-34 |
|
Chat |
39-35 |
13-17 |
31-34 |
e) Classification
des anémies.
REMARQUES :
- On peut avoir un MCHC normal (c-à-d une teneur normale en
hémoglobine) mais une
quantité d’Hb trop
grande (c-à-d trop de picogr) causée par un volume corpusculaire trop
grand >>> C’est une anémie macrocytaire normochrome.
- Le plus souvent, on a une anémie normochrome normocytaire, c-à-d une teneur en Hb normale et un volume globulaire normal. Ceci est du à une diminution du nombre de GR à cause d’un problème au niveau de la moelle osseuse (hypoplasie médullaire). Mais elle ne dépend pas de l’érythropoïèse car le GR est normal.
- On peut rencontrer une anémie hypochrome microcytaire suite
à une carence en vitE, en vitB6 ou lors d’hémorragie chronique.
- Les anémies macrocytaires sont souvent hypo ou
normochromes.
3. Autres
méthodes d’évaluation .
a) Vitesse de
sédimentation globulaire (VS)
Normalement la vitesse de sédimentation est très lente sauf dans
certains cas ;
- Si une inflammation, une nécrose ou une dégénérescence, si
l’animal a ingéré des substances toxiques (qui provoquent une nécrose), il se
produit des modifications physico-chimiques du plasma et des GR (qui
s’organisent en rouleaux, ce qui augmente la vitesse de sédimentation.
- Chez les animaux anémiques,(c-à-d hématocrite trop faible),
la VS augmente.
b) Morphologie des
hématies.
Ø Aspect des
globules rouges .
La membrane du GR est constitué d’une double couche lipidique de protéines intrinsèques et extrinsèques internes ou externes. Elle contient 15% de cholestérol.
Il existe des enzymes qui échange le cholestérol avec le sang. Si le cholestérol sanguin augmente, son intégration dans la membrane augmente. Ce phénomène est favorisé par les sels biliaires présents dans le sang.
Lors de maladie hépatique, il y a augmentation des sels biliaires et l’on retrouve des globules rouges particuliers ; les « targets cells »
Le globule rouge à la forme d’un « beignet troué ». Il contient un cytosquelette protéique sous membranaire. Des ankyrines sont des molécules entre lesquelles il existe des structures filamenteuses, les molécules de spectrine . Cet ensemble concourt à la formation d’un réseau colloïdal (gel).
Le globule rouge est entouré de 3 membranes coulissant les unes sur les autres. On retrouve 2 couches externes de nature phospholipidique et une couche interne formée d’un gel protéique.
On a constaté qu’il existait 3 formes possibles pour les globules rouges :
Ø Un peu de
terminologie…
1) Anisocytose :
C’est la présence de globules rouges de taille variable. C’est physiologique chez le porc.
Si on ce trouve dans le cadre d’une pathologie, c’est un signe de
régénérescence car des cellules mûres sont envoyées précipitamment dans le sang
périphérique.
2) Poïkilocytose .
C’est la présence de globules rouges de forme anormale. Cela indique
soit des modifications importantes du milieu interne (protéines, pH…), soit une
CIVD. On retrouve ce phénomène de poïkilocytose dans les maladies graves.
3) Polychromasie .
C’est la présence de globules rouges de couleur variable. Les couleurs
varient du bleu au rouge. Cela indique un phénomène de régénération ; les
cellules bleues, plus volumineuses et plus rondes sont des réticulocytes.
4)