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                                               Le    Comportement



Cette rubrique a pour pour objectif de donner des informations sur tout ce qui peut être en rapport avec le comportement des animaux. Des troubles du comportement  aux caractéristiques éthologiques des animaux  en passant par l'utilisation de certaines molécule, nous essayerons de vous donner un maximum d' informations .

 L'anxiété.  Le comportement du chien  Agressivité chez le chien


   
























         .           L' ANXIETE             .


                   

           


       L'anxiété; processus, origine et conséquence sur les carnivores.
       L'anxiété; symptomatologie.
       Diagnostic et thérapie de l'anxiété chez le chien.
       Zylkène, un nouveau concept.














 L'anxiété; processus, origine et conséquences sur les carnivores.      



1) Définition de l'anxiété


C'est un état pathologique, dont les symptômes sont similaires aux manifestations de la peur, en réponse à toute variation du milieu extérieur.
Elle se caractérise par plusieurs composantes;
- composante émotionnelle ( sentiment d'insécurité)
- composante comportementale ( conduites)
- physiques ( malaises et troubles neurovégétatifs)
- cognitive
La distinction entre la peur et l'anxiété réside dans le fait que la peur est éprouvée face à une menace réelle et immédiate alors que l'anxiété est une émotion diffuse et sans objet.
L' une et l'autre se caractérisent par un sentiment de crainte et de mise en alerte, accompagnée de manifestations neurovégétatives, mais si la peur est une réponse à une situation menaçante, l'anxiété s'en différencie par l'absence de stimulus déclenchant.
Cependant l'anxiété peut se révéler utile dans le sens où elle est associée aux capacités d'anticipation du danger, à la mémorisation des contextes dangereux.
L'anxiété "normale" a une valeur fonctionnelle car elle permet l'évitement d'une menace réelle.
L' anxiété pathologique produit des réponses inappropriée s'exprimant de façon irraisonnée et marquant une altération des capacités adaptatives de l'animal.

2) Facteurs d'apparition


              a) Bases biologiques

Les structures cérébrales impliquées dans les réactions de stress sont connues. Plusieurs systèmes biologiques sont incriminés en relation avec certaines régions cérébrales et des neurotransmetteurs..

                        - Structures cérébrales -

L'amygdale, petite structure paire située dans le lobe temporal, joue un rôle clé dans les réponses comportementales et physiologiques associées à la peur et à l'anxiété. Composée de plusieurs noyaux, cette structure reçoit des afférences de l'ensemble du cortex et intègre des informations en provenance de tous les systèmes sensoriels. Elle est étroitement reliée à l'hypothalamus et aux noyaux du système nerveux sympathique. C'est par ces connexions que l'amygdale détermine les réactions neurovégétatives liées aux émotions et intervient dans l'axe corticotrope dans les états de stress. L'hippocampe, situé à proximité, participe à la régulation du système hypothalamo-hypophyso-surrénalien en inhibant la sécrétion de corticolibérine par les neurones paraventriculaires de l'hypothalamus. Les neurones hippocampiques, pourvus de récepteurs au cortisol, dégénèrent lors d'exposition continue au cortisol.
Un cercle vicieux accentuant la réponse au stress s'installe.
En simplifiant, on peut dire que l'anxiété peut provenir d'un hyperfonctionnement amygdalien et d'un hypofonctionnement hippocampique.


                      - Neuromédiateurs -

De nombreux neurotransmetteurs sont impliqués dans l'anxiété. Les états anxieux pourraient être asociés à une hyperactivité des neurones adrénergiques. L'hyperactvité noradrénergéique est en particulier responsable de certaines manifestations physiques de l'anxiété; tachycardie, tremblement, mydriase.

Le GABA neurotransmetteur inhibiteur du cerveau est impliqué dans l'anxiété. L'effet thérapeutique des benzodiazépines, médicaments anxiolytiques, est en relation avec leur action sur les récepteurs GABA.

La sérotonine présente des concentrations élevées dans certaines régions du cerveau associées à l'anxiété.

Chez le chien, la modélisation , peut être simplificatrice, couramment utilisée se fonde sur un dysfonctionnement progressif des différents systèmes monoamonergiques;

            L'anxiété paroxystique, qui peut s'apparenter au trouble panique, semble liée à une hyperactivité noradrénergique, comme en témoigne l'efficacité des anxiolytiques noradrénergiques, bêta-bloquants ou alpha2 agonistes.
            L'anxiété intermittente semble plus complexe. Elle est dominée par une hyperactivité noradrénergéique et dopaminergique.
            L' anxiété permanente est associée à une hyperactivité sérotoninergique et une hypoactivité dopaminergique.


                   - Hormones -

Les états de stress aigu provoquent une réaction immédiate du système sympathique aboutissant à la libération des cathécolamines ( adrénaline par les médullosurrénales et noradrénaline par les fibres post-ganglionnaires).
Ces cathécolamines entraînent une réaction d'alarme. L'activation de l'axe hypothalamo-hypophysaire et des autres systèmes hormonaux ( glucagon, prolactine, GH, etc) lui fait suite.
L'hypothalamus joue un rôle central et orchestre l'ensemble des modifications qui permettent une réponse coordonnée au stress. La réaction reste adaptative lorsque le système se désactive spontanément une fois le danger passé. L'actvité des neurones à CRH de l'hypoyhalamus est régulée notamment par l'amygdale et l'hippocampe.
Dans l'anxiété, la modulation de l'axe corticotrope réalisée par ces structures est déréglée. L'hyperfonctionnement de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien a des effets délétères sur le  fonctionnement cérébral. Un véritable cercle vicieux se met en place et pérénnise le trouble anxieux.


             b) Approche comportementale.

L'animal est considéré comme en équilibre dynamique par rapport à son milieu, réagissant par des réponses comportementales aux variations de celui-ci.
L'anxiété se définit comme une perte des capacités adaptatives du comportement. Le processus de généralisation, qui fait suite au processus d'anticipation, conduit l'animal à réagir à des stimuli qui ne sont plus identifiables et qui ont perdu toute parenté avec un éventuel stimulus phobique.
D'où l'impact des situations conflictuelles dans l'émergence des états anxieux.
L'approche comportementale permet d'expliquer trois processus essentiels d'apparition des états anxieux;
- l'évolution d'un état phobique primaire;
- les troubles de la communication
- le non respect des exigences éthologiques de l'espèce.

3) Processus d'apparition

On peut , en schématisant, considérer que l'explication de l'installation des troubles présente trois aspects principaux;
- les événements anciens ou récents
- le contexte social ou territorial
- les facteurs individuels
L'émergence d'un état anxieux dépend de la vulnérabilité individuelle et des contraintes du milieu. Vulnérabilité pouvat être de nature génétique, biologique ou psychosociale.


              a) Les événements de vie.

Les événements anciens, dits vulnérants, correspondent  aux différentes étapes du développement comportemental de l'individu. Les troubles du développement, syndrome de privation ou syndrome hypersensibilité hyperactivité, constituent des causes majeures d'anxiété.
Le développement comportementale détermine les capacités d'adaptation du sujet à son environnement et sa capacité à faire face à la pression de l'environnement. La qualité de l'attachement maternel et la richesse en stimulations du milieu de vie précoce sont les facteurs majeurs d'adaptabilité.
De façon générale, le stress prénatal ou postnatal précoce modifie profondément la réactivité de l'axe corticotrope ou du système sympathique, déterminant une plus ou moins grande sensibilité biologique au stress.
Des événements historiquement récents, dits précipitants, précèdent parfois l'installation d'un état anxieux. Le carctère traumatisant peut être important, universellement reconnu comme susceptible d'affecter tous les individus ( par exemple un accident de la circulation). Il détermine un état de stress post-traumatique.
La possibilité de mettre en place des stratégies d'évitement et de controler les stimuli aversifs de l'environnement est un des facteurs essentiels de bien-être chez l'animal, surtout dans un environnement potentiellement stressant. Soumis à des stimuli aversifs, comme des chocs électriques sans possibilité de s'y soustraire, il développe un état de détresse acquise. Un événement identique n'aura pas le même impact si l'animal a la possibilité de s'y soustraire ou non, car l'absence de contrôle génère un état de stress important.


             b) Contexte social et environnemental.


La qualité des relations sociales a une influence majeure. Un lien d'attachement  sécurisant permet à l'animal de faire face aux situations de stress les plus banales.
Des relations hiérarchiques instables et non pertinentes constituent chez le chien une cause fréquente  d'anxiété. La communication est une exigence importante pour toute espèce sociale et les troubles de la communication ont également un potentiel anxiogène important..
Chez le chat, la stabilité territoriale et les respect des exigences éthologiques sont des facteurs majeurs d'équilibre émotionnel. Les conditions de vie doivent respecter les besoins de base de l'animal et assurer un confort élémentaire en matière de nourriture, de boisson et d elogement. On rejoint ici la notion de bien-être et de qualité de vie qui est souvent associée à celle d'anxiété d'origine environnementale chez les carnivores domestiques.

            c) Vulnérabilité  génétique

Les facteurs génétiques sont considérés comme peu influents dans la plupart des troubles anxieux. Ils ne sont importants que dans les troubles obsessionnels compulsifs (TOC).
Un influance raciale est reconnue chez les chiens. Certains types raciaux exprimant plus volontier des symptômes particuliers; tachycardie et crises convulsives chez les caniches, ptyalisme et troubles digestifs chez les molossoïdes ou le berger de Beauce...)

             d) Affections organiques.

Certains affections organiques s'expriment par des troubles anxieux. Il s'agit pricipalement des dysendocrinies.
L'hyperthyroidie détermine chez le chat un tableau d'anxiété intermittente. L'hypercortisolisme peut aussi s'exprimer par un tableau clinique d'anxiété.
La douleur et les manifestations d'inconfort liées à la maladie peuvent également générer de l'anxiété.


4) Conséquences

Les conséquences de l'anxiété sont multiples:


            a) Manifestations comportementales.

Elles sont classées selon leur caractère productif ou déficitaire. Les signes cliniques peuvent être à l'origine même de la consultation ou mis en évidence par le clinicien.

             b) Symptômes organiques.

Le stress aigu s'accompagne de manifestations neuro-végétatives alors que les états chroniques s'illustrent par des maladies évoluant par crises, comme les cystites idiopathiques chez le chat ou le syndrome de l'intestin irritable chez le chien. Le stress chronique est également associé à une immunosuppression qui augmente la sensibilité de l'organisme aux maladies.

             c) Conséquences relationnelles.

L'anxiété induit des comportements gênants dont les conséquences sur la relation entre l'animal et son maître seront importantes. La perte du lien est l'une d'entre elles, pour l'un et l'autre des acteurs de la relation. Les propriétaires ou des tiers peuvent être victimes d'agressions. L'animal peut subir  une mise à l'écart ou des punitions qui aggravent encore l'anxiété. Et aussi.....l'anxiété, comme tout trouble du comportement, est une cause non négligeable d'abandon et d'euthanasie.
























    L'anxiété; symptomatologie.


 A. Les symptômes organiques

     
       1) Symptômes cutanés.

On peut obsever des granulomes de léchage, de l'onychophagie, des zones d'alopécie où le poils est tondu par l'animal lui-même. Il s'agit de lésions d'auto-mutilation  correspondant à  des activités substitutives. Elles constituent parfois le suel symptôme évident de
 l'affection anxieuse. Cette activité motrice volontaire intervient lorsque le contexte ne permet pas une réponse adaptative. L'hypothèse retenue dans la genèse d'un granulome anxieux fait intervenir les systèmes sérotoninergiques et dopaminergiques. Le
 système opioïde des bêta-endorphines intervient, mais secondairement. Le léchage cutané provoque des stimulations de faible intensité qui ont pour conséquence une augmentation du seuil nociceptif, d'où aggravation du léchage.
Secondairement; lorsque le trouble continue d'évoluer et que le granulome de léchage est bien installé, la stimulation nociceptive est plus importante et fait alors intervenir le système des bêta-endorphines. Ces dernières stimulent le centre du plaisir et renforcent ainsi le comportement de léchage.
Chez le chien, une prédisposition génétique à l'expression de l'anxiété sous une forme cutanée semble exister chez les retrievers, les caniches, les bergers des Pyrénées et les dobermans.
Chez le chat, l'expression  cutanée d'un trouble anxieux peut se manifester de plusieurs façons:
- une alopécie extensive féline produite par un comportement de toilette hypertrophié;
- une alopécie localisée, le léchage sur une zone bien circonscrite pouvant, comme chez le chien, entraîner un granulome.


                                     


          2) Symptômes digestifs.


      Vomissements

Chez le chien, on peut établir un lien entre des troubles digestifs hauts récidivants et l'anxiété. Lors d'épisodes récidivants sans amaigrissement ni variation de régime alimentaire, la réalisation d'un calendrier des épisodes permet souvent de mettre en évidence une corrélation avec des événements familiaux ( visite, garde d'enfants, etc.) Il s'agit également d'un symptôme régulièrement rencontré lors des syndromes de privation.

      Selles non moulées

Le syndrome de l'intestin irritable correspond à une perturbation de la motricité et de la sensibilité viscérale en réponse à une perturbation émotionnelle. Une prédisposition liée au sexe et à la race est démontrée. L'apparition ou l'entretien du trouble sont reliés à une contrainte à laquelle l'animal ne peut se soustraire.


           3) Symptômes cardio-respiratoires.

86 % des chiens atteints d'endocardiose mitrale présentent des troubles émotionnels et pour 71 % d'entre eux, les manifestations de tachycardie-tachypnée sont la principale expression de leur anxiété.
Les troubles anxieux sont un facteur important d'aggravation de la maladie mitrale et pourraient constituer un facteur déclenchant. Il existerait un déterminisme génétique de la maldie mitrale dont l'expression serait modulée par l'exposition au stress de l'animal.


            4) symptômes neurologiques.

Le lien entre épilepsie et anxiété est aujourd'hui établi chez l'homme. Il repose sur le GABA, neurotransmetteur inhibiteur. Les crises d'épilepsie se produisent quand le GABA ne remplit pas correctement sa fonction de "frein" permanent. Comme l'épilepsie, l'anxiété est dépendante du GABA. Des molécules, qui inhibent l'action du GABA, entraînent un comportement anxieux quand  elles sont administrées à moyennes doses et des convulsions épileptiques à plus fortes doses. Les similitudes entre les épilepsies humaine et canine sont nombreuses. La reconnaissance de l'anxiété comme facteur d'aggravation et son traitement améliorent le pronostic chez le chien génétiquement prédisposé à l'épilepsie primaire.



B. Points communs des symptômes.


Quelque soit le système organique mis en jeu, il existe des points de similitude entre les différents symptômes organiques, reflets d'un trouble anxieux sous-jacent.

            1) Evolution

La manifestion du trouble peut être aiguë ( diarrhée profuse, ptyalisme, syncope) ou au contraire chronique. C'est sous cette dernière forme ( qui dure et se répète dans le temps) que les troubles motiveront le plus souvent une demande de soins.
Progressivement, l'apparition du symptôme est de plus en plus rapide et le déclenchement intervient à la suite d'événements de plus en plus discrets. En particulier lors de dysfonctionnement d'une communication homme-animal, des incohérences de message de plus en plus faibles vont pouvoir déclencher une manifestation organique. Il semble que la réponse face à un déséquilibre émotionnel ait été apprise par l'organisme et qu'il y ait une instrumentalisation de la réponse. Les affections organiques induites par ce déséquilibre émotionnel ne mettent pas en jeu le pronostic vital de l'animal  et la mise en place d'un traitement symptomatique est la plupart du temps efficace. Cependant, le traitement ne permet pas d'empêcher une récidive, ce qui donne au propriétaire un sentiment de non-guérison.


          2) Mécanisme

Les réponses de l'organisme soumis à un stimulus stressant ou à une émotion interviennent à la fois au niveau central et au sade neuro-végétatif afin de proposer une réponse globale adaptée.
Une manifestation anxieuse correspond à un dysfonctionnement dans tout ou partie de la réponse. Celle-ci n'étant alors plus adaptative. L'anxiété s'accompagne d'une modification progressive des réponses neuromédiatrices, entraînant l'inhibition de nombreuses réponses comportementales. Selon la vulnérabilité de l'animal ( génétique, antécédents médicaux...) différentes réponses seront possibles. Ainsi, dans des contextes similaires, des chiens de même race et de même âge pourront trouver une expression différente d'un même trouble du comportement.


C. Conclusion

De nombreux mécanismes restent encore à élucider mais, en clinique, le lien entre trouble anxieux et manifestations somatiques est une évidence. La prise en compte de l'état émotionnel de l'animal doit s'intégrer dans toute démarche clinique complète. L'hypothèse comportementale ne doit pas être une hypothèse diagnostique d'exclusion, quand tout le reste a déjà été évoqué, mais doit figurer dès le départ parmi les possibles du praticien. Certains propriétaires peuvent penser que la satisfaction des besoins primaires et l'amour protègent l'animal de l'anxiété. A condition d'en avoir lui-même conscience, le vétérinaire est idéalement placé pour  faire le lien et expliquer comment une affection comportementale peut parfois se cacher sous l'expression de symptômes organiques.



















Diagnostic et thérapie de l'anxiété chez le chien.



A. Définition


L'anxiété est un état pathologique dans lequel le malade présente fréquemment des réactions de peur en réponse aux variations du milieu ( externe et interne). Dans cet état, cliniquement marqué par des comportements de peur, s'ajoute un certain nombre de signes organiques qui seront souvent le motif de consultation.
L'état anxieux est spontanément irréversible, il induit un déficit d'adaptation et il est responsable d'inconfort. Ce sont les trois caractéristiques d'un état pathologique.
L'absence d'évolution spontanément favorable et l'inconfort obligent le thérapeute à intervenir.
Il n'existe ni d'anxiété normale, ni de petite anxiété ou d'état anxieux léger. Dans tous les cas, le diagnostic d'anxiété est grave. Il nécessite une prise en charge longue qui doit être maintenue jusqu'à guérison.


B. Diagnostic


 1. La clinique de l'anxiété.

Un animal anxieux est un animal qui exprime la peur. Celle-ci peut s'exprimer sous forme ;
L'anxiété paroxystique marquée par des crises aigües, sortes de convulsions conscientes.
L'anxiété intermittente sera surtout marquée par une forte réactivité ( hypervigilance, anticipation, symptômes physiques).
L'anxiété permanente sera plus caractérisée par l'inhibition, le repli sur soi et des activités substitutives.


EvolutionSignes
organiques
Activité
subtitutive
Agressivité
Anxiété
paroxystique
stable++ par crises+
Anxiété
intermittente
vers
permanente
+++++++
Anxiété permanentevers
dépression
++++++0



 2. Les symptômes organiques.

L'anxiété s'accompagne de signes organiques plus ou moins marqués, certains étant des conséquences de l'anxiété, d'autres étant liés à une activité subtitutive.
Dans les conséquence de l'anxiété nous pouvons retrouver des troubles cardiaques précoces et tardifs, des signes digestifs tels que gastrite et colon irritable, des troubles  de la reproduction.
Les symptômes d'activité substitutive regroupent l'obésité, la prise d'eau ou des signes cutanés. La prise alimentaire peut résulter dans un premier temps d'une ritualisation des relations avec le maître, puis devient rapidement une activité produite pour obtenir l'apaisement. Les prises d'eau, liées à un besoin d'apaisement, peuvent elles aussi devenir importantes. Les signes cutanés d'anxiété sont le plus fréquemment le léchage du carpe ( dans d'autres cas se sera le léchage des fesses ou la tétée du flanc.) Pour être cataloguée d'activité substitutice, la production de ces comportements doit être importante et " compulsive".


3. L 'hyperattachement secondaire.

La crainte et la peur poussent les individus à rechercher la protection, la compagnie d'autres individus pour se rassurer. Pour cette raison l'hyperattachement secondaire accompagne souvent les états anxieux et en constitue un  symptôme important. Celui-ci peut s'exprimer à ses débuts par des demandes d'attention permanentes, lesquels constituent également un symptôme de l'anxiété.

4. L'agressivité.

L'anxiété correspond à une déstabilisation émotionnelle chronique. L'animal vit dans un contexte hostile et son seuil d'irritabilité et de réactivité est souvent atteint voire dépassé. Il n'est donc pas surprenant que les réactions agressives d'irritation ou d epeur soient plus nombreuses. Dans l'anxiété permanente, le chien s'isole et opère un repli sur lui-même. La réactivité diminue alors et, dans cet état, il n'y a généralement que peu d'agressions.

5. Comment établir un diagnostic d'état anxieux?

Le diagnostic d'état anxieux ne se déduit pas de l'absence d'une autre explication devant une symptomatologie observée, il doit être construit sur un bilan de symptômes qui s'articulent entre eux.


 3. Traitement.


Le traitement de l'anxiété passe par une restauration du contexte de vie ( territoire et communication familiale), ainsi que par l'utilisation de médicaments ou de suppléments nutritionnels.

 1. Les anxiolytiques.

En simplifiant, nous pouvons dire que ces molécules ne suppriment pas les causes de l'anxiété, mais en estompent les effets et permettent une augmentation du confort. Leur effet rapide rend leur utilisation agréable.

               Le propanolol

C'est le seul bêtabloquant à avoir une action sur le Système Nerveux Central: il peut être utilisé dans l'anxiété paroxystique à ses débuts. Avec le temps, cette molécule perd son efficacité centrale.

               La  trioxazine (Relazine)

Cette molécule possède une activité remarquable. Elle est particulièrement désinhibitrice et il faut s'interdire de l'utiliser quand il existe une instabilité hiérarchique.  Il s'agit d'une prescription de confort à associer avec un antidépresseur par exemple.


 2. L'alpha-casozépine.(Zylkène)

Elle allie une action rapide à l'absence quasi totale d'effet désinhibiteur. La poudre assez appétente, rend son utilisation facile ( chez le chat notamment).
L'alpha-casozépine est également capable de faire durablement disparaître un état anxieux si la prescription est accompagnée d'une thérapie contextuelle efficace.


  3. Les antidépresseurs.

              La clomipramine ( clomicalm)

C'est sans doute la molécule au pouvoir anxiolytique le plus puissant.L'anxiolyse s'installe lentement et il ne faut pas s'étonner d'un traitement de six à douze mois.

             La sélégilline (selgian)

Elle possède un pouvoir régulateur des synapses dopaminergiques et une capacité de relance des fonctions adrénergiques qui en font une molécule particulièrement indiquée dans l'anxiété avec anticipation et hypervigilance.

             Les ISRS ( fluoxétine, fluvoxamine)

Ils peuvent être prescrits comme anxiolytiques mais ce n'est pas leur utilisation principale en médecine vétérinaire. A fortes doses, quand il existe une anxiété associée soit à la dangerosité soit à de l'hyperactivité, l'utilisation de ces isrs est intéressante.

IL faut siganler qu'habituellement, les neuroleptiques n'ont pas d'efficacité.


  4. La thérapie


L'anxiété a des origines floues. La thérapie ne peut donc pas s'attaquer aux causes profondes du trouble de l'humeur, mais elle doit s'attacher à placer le sujet dans un contexte favorable qui ne provoque pas l'anxiété.
Le médecin interniste éliminera les dysfonctionnements capables d'induire l'inconfort chronique: douleur, dysendocrinie, frustrations répétées.
Le psychiatre, après avoir choisi son psychotrope, s'occupera de la relation avec les autres et tentera d'harmoniser la communication avec la famille et l'entourage.
L'ethologue clinicien est pour sa part responsable de l'adaptation au contexte.
























                                Zylkène, un nouveau concept.                                    




  1. Activité


Zylkène atténue les réponses de peur et leurs manifestations organiques respiratoires, cardiaques et digestives. Il participe au contrôle des activités substitutives comme la boulimie et le prurit. Il contribue à restaurer la durée du sommeil perturbé par le stress.
Ses effets sur les manifestations du stress rappellent ceux observés avec les benzodiazépines, mais sans altération de la mémoire et sans désinhibition des conduites agressives.

  2. Délai d'action


L'atténuation des réactions au stress est visible en trois à huit jours pour les manifestations de peur ( orages, détonations), deux à quatre semaines pour les activités substitives lors d'anxiété permanente ( boulimie ou plaie de léchage). En moins de quinze jours, les propriétaires rapportent la sensation de bien-être et de décontraction de leur animal.

  3. Effets secondaires

Aucune toxicité n'a été mise en évidence chez des rats qui reçoivent 600 mgrs/kg/jr pendant vingt-huit jours, soit quarante fois la dose préconisée.
De rares effets digestifs à résolution spontanée sont signalés en début d'utilisation. Des fluctuations ( diminution ou augmentation) sont parfois rapportées la première semaine. Dépourvu de lactose, il ne provoque pas de maldigestion. La seule précaution d'emploi est l'allergie aux protéines du lait en raison de l'hydrolisat d'origine lactée.


  4. Quand utiliser le zylkène.


               a) Troubles fonctionnels

L'alpha-casozépine réduit les manifestations neuro-végétatives liées au stress, 
l'intensité des émotions et régule le sommeil.
L'intérêt est majeur dans la phase d'installation des troubles émotionnels,
aux stades dynamiques et réversibles où le sujet connaît des difficultés d'adaptation.
Une fois  installés, les états phobiques, anxieux ou dépressifs bénéficient des effets
positifs sur le stress, en complément de thérapeutiques spécifiques.

               b) Troubles comportementaux.

Le stress est présent dans des réactions contextuelles comme la peur en auto, celle
des orages ou des pétards, certaines agressions par peur,etc. Avec parfois des
manifestations organiques gênantes comme le spasme trachéal, les mictions ou les
vocalises.
Le processus de stress est impliqué dans les tableaux plus complexes: phobies ontogéniques ou
post-traumatiques, phobie sociale, anxiété de cohabitation des chats, chat caressé-mordeur,
syndrome de privation au stade 2 ( la diminution des réactions de peur permet la relance de
l'exploration), anxiété de déritualisation.
Il est aussi présent lors d'altérations de l'humeur, notamment les dépressions post-traumatiques
à leur début. Zylkène peut présenter un intérêt dans d'autres syndromes, selon les signes cliniques:
dermite de léchage sous-tendue par une anxiété permanente, troubles reliés à la séparation, hyperactivité ( par réduction de la sensibilité à l'environnement).

              c) Autres situations

L'utilisation de Zylkène peut être envisagée lorsqu'une adaptation à une situation donnée se présente et qu'il y a un risque de réaction excessive face à cette nouvelle situation.; voyages, vacances, mise en pension, séparations inhabituelles, hospitalisations, concours, introduction d'un nouvel animal, changements d'habitudes pour les vieux chiens, etc.


         
 

                5. Comment utiliser le zylkène.



L'origine lactée du zylkène explique l'absence de contre-indication d'espèce ou d'âge: chiens et chats, mais aussi  chez le furet et le lapin...
La poudre mélangée à la nourriture est parfaitement acceptée dans quasiment tous les cas.  

       - Recommandations pratiques.

Une seule prise quotidienne est nécessaire, l'heure de prise de Zylkène est sans incidence. La dose recommandée est de 15 mgrs/kg/jr. Il convient de préférer un léger surdosage, qui est sans danger. La poudre peut être mélangée à de la nourriture, dans la gamelle ou dans une friandise.

       - Utilisation continue et occasionnelle.

Si le contexte des troubles est rare ( mais prévisible), la prise occasionnelle est appropriée, maintenue tant que l'animal est exposé au stress. La dose peut être multipliée par deux à quatre, en recherchant ensuite la dose minimale efficace.
En utilisation continue, une durée de deux  mois est généralement suffisante pour que la thérapie ait conduit à des stratégies adaptatives. Zylkène ne provoque ni accoutumance, ni dépendance, ni effet rebond. Les apprentissages permis par le traitement sont acquis.
Les sujets émotifs peuvent connaître plus tard des états similaires lors de confrontation à d'autres situations stressantes, le traitement pourra alors être repris avec profit.

       








( d'après le point vetérinaire aout 2007: C.Arpaillange, N. Marlois,M.Marion, G.Muller,N.Massal)


                                                                                                                                   haut de la page














































                                                                                             Agressivité chez le chien



D'après un  article du Dr Valérie Dramard : Agressivité du chien: conduite à tenir   Dépêche vétérinaire


  Un chien agressif est un animal qui présente de l'agressivité plus fréquemment que la moyenne et dans des conditions ne la justifiant pas. Il a un comportement inadapté. Un chien de compagnie ne doit pas montrer d'agressivité envers les personnes de son entourage sauf  si ces dernières ne se comportent pas de façon adaptée ( réprimandes inadaptées, maltraitance physique), il peut alors avoir un comportement agressif sans pour autant être foncièrement "agressif" dans le sens d'être un chien dangereux car inadapté.  C'est alors l'humain qui est l'inadapté...

  La morsure en tant que telle se définit par la pose des dents de l'animal sur une partie du corps de la personne ( ou du chien) avec blessure ou non. Il ne s'agit pas de mordillements, ces prises en gueule que le très jeune chien ( ou le chien hypeactif) peut faire quand il est excité , dans le jeu par exemple.


            Conduite à tenir devant un chien agressif


Quatre étapes permettent d'établir un diagnostic ou tout au moins un pronostic quant à l'agressivité.

Etape 1- Préciser le type d'agression


Il faut tout d'abord décrire le ou les agressions:

- Y a-t-il eu menace, grognements, aboiements, morsure, a-t-elle été unique ou multiple, légère ou grave ?
- Avant l'agression, dans quel état était le chien, était-il excité, éprouvait-il de la crainte, était-il couché, en train de dormir ou de manger ?
- Pendant l'agression,  se controlait-il ou était-il hors contrôle ?
- Après l'agression, quelle attitude a-t-il adoptée: posture haute, dominante ou évitement, crainte, fuite, tremblements, colère et rage, ou indifférent, voire joyeux.

De ces observations différentes pistes diagnostiques peuvent êtres explorées.

      1) Menace sans morsure

Le propriétaire rapporte que son chien menace ( relève les babines, grogne, aboie) mais n'est pas encore passé à l'acte. L'attitude du chien et le contexte permettent de préciser le type d'aggresion

- en posture haute ( oreilles et fouet dressés, membres tendus, regard droit). Agression hiérarchique ( dans un contexte de compétition hiérarchique, sur un individu pubère généralement). Agression territoriale ( aux limites du territoire) ou par irritation d'un chien se sentant plus dominant.

- en posture basse ( oreilles basses, fouet porté bas, voire sous le ventre, membres fléchis, tentative d'évitement, regard de côté): agression par irritation d'un chien dominé.

- avec des manifestations de peur ( tremblements, halètements, miction) : agression par irritation proche de l'agression par peur.

Si les menaces  sont  fréquentes, notamment sur des personnes vulnérables, il est temps d'intervenir car si les situations se renouvellent souvent, le passage à l'acte de morsure va survenir et de plus en  plus souvent avec le temps.

     2) Morsure légère.

Le chien est passé à l'acte mais la morsure est suffisamment contrôlée pour qu'il n'y ait pas de blessure chez la personne agressée. Les critères précédents sont utilisés et les mêmes types d' agression peuvent être distingués.
Il faut intervenir si les agressions sont fréquentes ou si elles ont concernées des personnes vulnérables. Plus les morsures sont fréquentes moins elles sont contrôlées ( elles deviennent plus violentes) et plus les conséquences sont graves. On parle d'instrumentalisation ( passage à l'acte plus rapide, la menace disparaît progressivement, la morsure devient de moins en moins contrôlée.)

     3) Morsure grave.

Il est urgent d'intervenir si la morsure est grave ( nécessitant au moins de spoints de suture). La morsure n'est pas contrôlée et peut résulter de cinq phénomènes:

- l'instrumentalisation: ( voir ci-dessus) d'agressions hiérarchiques ou par irritation fréquentes.

- le déficit d'auto-contrôle du chien qui n'a paa appris à contrôler sa morsure ( trouble du développement)

- un dressage au mordant chez un chien instable ( anxieux ou souffrant d'un trouble du développement).

- l'agression par peur: la morsure est incontrôlée et très violente. le chien présente avant, pendant et après la morsure des signes de peur ( tremblements, mydriase, halètements, miction ou défécation par peur...).

- l'agression de prédation: le chien prend la victime pour une proie, les blessures sont très graves, voire fatales. Il  peut entraîner des congénères dans l'agression ( effet de meute). Lors de morsure grave, le chien doit faire l'objet d'une évaluation comportementale rigoureuse par un vétérinaire comportementaliste.


Etape 2- Evaluer le risque d'une nouvelle agression.


  Une fois que le type d'agression est précisé, il faut évaluer le degré de prévisibilité de l'agression. Deux aspects doivent être explorés: le contexte dans lequel a eu lieu l'agression et l'existence ou non chez le chien d'un trouble du comportement ou d'une maladie qui augmenterait l'agressivité.

1) Contexte.

Il faut récolter tous les éléments se rapportant à la scène: date, heure, endroit exact ( pièce d'habitation, jardin, rue...) où était le chien par rapport à la victime? Qiue faisait chaque protagoniste? Quel semble avoir été l'élément déclencheur?
Le but est de pouvoir imaginer l'agression comme s'il s'agissait de reconstituer la scène.
Il est possible ensuite d'évaluer si l'agression peut être considérée comme normale dans le contexte décrit. Si oui, il sera possible de préciser aux propriétaires les situations à risque "normales" chez un chien. et comment les éviter. Sinon, le chien souffre d'un trouble du comportement qu'il faut traiter.

2) Diagnostic.

   Si l'analyse de l'agression permet d'affirmer que le chien a réagi anormalement, il souffre d'un trouble du comportement. le type d'agression et l'évaluation des autres comportements conduisent à établir ce diagnostic. L'anxiété intermittente, quelle que soit son origine, est la cause de nombreuses agressions de nombreuses agressions par irritation et par peur.

   Les troubles du comportement

Tous les troubles du développement induisent à plus ou moins long terme une anxiété intermittente. Plus précisément:

- La dyssocialisation primaire: le chien ne sait pas se soumettre et ne contrôle pas ses morsures. Des agressions par irritation, par peur et de prédation sont possibles. Le chien est agressif depuis son     adoption.
- Le syndrome Hs-Ha: le déficit d'auto-contrôle rend le chien plus impulsif, il passe à l'acte beaucoup plus facilement. Les agressions par irritation sont très fréquentes, les agressions de prédation sont possibles ( déficit du contrôle des comportements instinctuels).
- Le syndrome de privation sensorielle, plus précisément lors de phobie sociale. Le chien ressent de la crainte ou de la peur lors des interactions sociales avec les humains, le risque des agressions par irritation et par peur est important.

   Les troubles de la communication

Des relations incohérentes entre le chien et ses maîtres peuvent être à l'origine de conflit ( et d'anxiété). Lors de sociopathie, le chien a acquis des prérogatives de dominance qu'il refuse de perdre. On constate des agressions hiérarchiques, par irritation et territoriales.
Des réprimandes exagérées, de la maltraitance physique ou l'isolement excessif d'un chien peuvent générer des troubles anxieux chez l'animal, donc augmenter son agressivité ( contrainte, frustration, douleur).
Une personne dans l'environnement proche du chien qui se conduit de manière incohérente ( trouble psychiatrique, alcoolisme) induit des relations anxiogènes.

   L'hypothyroïdie

Les troubles hormonaux modifient le comportement. L'hypothyroïdie augmente dans certains cas l'agressivité chez un chien. Il s'agit surtout d'agression par irritation ( dans le lieu de couchage, surtout en fin de journée ou quand le chien est fatigué) et d'agressions par peur associées à l'évolution d'une anxiété intermittente. La supplémentation hormonale permet de diminuer rapidement l'agressivité.


Etape 3- Evaluer le danger


Le danger que représente un animal  est  fonction de son comportement mais aussi de sa taille et du contexte dans lequel il vit.

1) Taille du chien.

Un caniche dyssocialisé de 5 kilos, même très agressif, ne présente pas le même danger qu'un beauceron de 45 kilos " craintif" ( léger syndrome de privation sensorielle).

2) Présence de personnes vulnérables.

La présence de jeunes enfants, de personnes handicapées, d'hémophiles ou de diabétiques implique que la moindre morsure aura des conséquences plus importantes sur ces personnes que sur des adultes en bonne santé. Un animal perçoit la vulnérabilité d'un individu, il est généralement moins brusque. Toutefois, s'il est anxieux et se contrôle mal, il est probable qu'il agresse plus facilement les individus qui risquent moins de lui opposer de résistance.

3) Compétence des propriétaires.

On peut proposer trois catégories de pripriétaires de chiens:
- les débutants: c'est leur premier chien, leur connaissance du chien est faible.
- les grands débutants: ils ont l'expérience de leur chien précédent.
- les avertis: ils ont topujours eu des chiens.
Ces derniers peuvent être considérés comme des propriétaires compétentes: ils perçoivent assez justement  les particularités comportementales de leur chien.
Dans l'entretien avec les propriétaires débutants ou grands débutants, le praticien devra évaluer les compétences relationnelles avec l'animal, plus précisément leur habileté à évaluer les situations pouvant générer de l'agressivité chez leur chien.

4) Contexte de vie.

Contrairement à l'idée répandue qu'un chien vit plus heureux dans une maison avec un jardin qu'en appartement, il n'est pas certains qu'un chien soit plus "malheureux" en appartement et donc qu'il soit plus agressif.

Lieu ouvert

Si le chien vit dans une maison avec un jardin, ses propriétaires peuvent l'isoler si nécessaire quand ils reçoivent des personnes vulnérables qui doivent éviter le chien. Attention, certains font vivre le chien à l'extérieur de l'habitation ce qui ne facilite pas la socialisation du chien à l'humain et donc aux enfants de la maison.

Lieu fermé

La vie en appartement peut être agréable pour un chien dans la mesure où il est sorti régulièrement en promenade ( au moins deux sorties d'au moins 5 minutes par jour). Le chien étant un animal social, la vie en proximité de l'homme pour un chien bien socialisé est évidente. La taille du chien doit être compatible avec celle de l'appartement.


5) Dressage

Certaines techniques de dressage augmentent la dangerosité d'un chien qui au départ souffre d'un trouble comportemental.

Dressage au mordant

Certains éducateurs proposent de faire du mordant pour canaliser l'agressivité du chien. Il faut être conscient des risques que ce dresage entraîne: si le chien apprend à mordre ( sans contrôle) sur ordre et à lâcher sur ordre. pour que ce dressage soit sans risque, il faut que le chien se contrôle assez pour ne commencer son attaque que sur ordre de son maître et à lâcher aussitôt que son maître le  lui  ordonne. Chez un chien souffrant d'un déficit d'auto-contrôle ou plus généralement un chien anxieux qui se contrôle mal émotionnellement, le risque de dérapage est énorme.Selon la loi de janvier 1999, ce type de dressage est réservé aux professionnels.

Dressage au collier électrique.

Que des impulsions électriques soient émises par les aboiements du chien ou télécommandées, elles génèrent de la douleur et du stress. Si le chien ainsi réprimandé est anxieux, les conséquences des décharges électriques sont néfastes. Pour un chien agressif envers ses congénères, cette méthodes peut amplifier une phobie sociale existante. Le chien deviendra de plus en plus agressif envers ses congénères ( agressions par peur, incontrôlées).


Etape 4- Proposer

Si le chien vient d'agresser violemment le praticien peut proposer deux mesures:

- dans l'instant, isoler le chien ( dans une pièce, chez une personne de confiance), ou le faire hospitaliser.
- prévoir une consultation de comportement pour établir un diagnostic et un pronostic. En fonction des conclusions, une démarche thérapeutique adaptée est proposée ou l'euthanasie est décidée.
Le placement d'un chien agressif doit se faire avec précaution, les adoptants devant être avertis de la situation.
Il est déconseillé de placer le chien dans un refuge, les futurs adoptants étant rarement informés quant au passé du chien.




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