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Le comportement du chat
1- L'origine du chat
2- Comportement alimentaire
3- Comportement social
a- développement du comportement social
b- moyens de communication
c- comportement agonistique
d- facteurs de cohésion du groupe
e- structure sociale
4- Comportement reproducteur.
5- Anomalies de comportement
1) L'origine du chat
Les Eucréodontes de l'Eocène ont donné naissance aux Miacidès et aux
Viverravidés. Ces derniers étant à l'origine de deux familles:
- les Machairodontinae
. Cette famille s'est éteinte au Pléistocène. 
Elle comprend notamment
des animaux dont la canine supérieure a
un développement considérable
tandis que la canine inférieure
s'atrophie. Parmi eux , on trouve le
Smilodon Californicus ou tigre
à dentes en forme de sabre.
- les Félinés.
Cette famille a donné naissance aux félins actuels. Des
fossiles
intermédiaires ont été retrouvés, notamment le Nimvarus de
l'oligocène
et le Pseudaelurus du miocène. Le genre Felis est apparu
au pléistocène.
a) La domestication
Les égyptiens seraient les premiers a
avoir domestiqué le chat. Des représentation datée de 2600 ans avant
J.C. ont été retrouvées. Leur utilité comme destructeurs des rongeurs
qui abondaient dans les greniers à blé était incontestés à tel point
que ces animaux étaient considérés comme sacrés. En tuer un, même
accidentellement, était un crime passible de la peine capitale. A leur
mort, ils étaient souvent momifiés.
Plus tard le chat a été déifié et a pris le nom de Bastet, fille de Râ, déesse de la santé et de la fécondité.
La
pénétration du chat en Europé s'est faite bien des siècles plus tard.
Il est admit que cette introduction s'est faite vers le Xième siècle
par l'intermédiaire des croisés à leur retour d'orient.
La chat à
tour à tour été considéré comme un animal utile, sacré et comme un
animal maudit. A certaines époques il était assimilé au diable et
figurait dans la panoplie des sorcières.
La souche sauvage des chats est le chat ganté d'Afrique du Nord ( Felis Lybica).
La
domestication du chat présente la particularité d'avoir moins modifié
le génotype que dans les autres espèces. Les civilisations ayant
socialisé le chat n'ont pas pratiqué la sélection pour des raisons
morales. Les civilisations ayant utilisé le chat pour lutter contre les
rongeurs se préoccupèrent de le faire reproduire en fonction de
l'importance des populations de rats ou de souris et les civilisations
qui ont banni le chat ont chercher à les exterminer. On se trouve donc
en présence d'un animal domestique sans grand polymorphisme et avec peu
de variétés ethniques.
b) Felins sauvages
Les espèces sauvages sont réparties en :
- Félidés:
munis de griffes entièrement rétractile ( Lion, tigre, leopard, puma,
ocelot,serval, jaguar, caracal, chat sauvage ( felis sylvestris), chat
domestique ( felis catus).
- Acinonychidés: munis de griffes peu ou pas rétractiles ( guépard).
Le
chat domestique a une capacité importante à retourner à l'état sauvage.
Comparativement au chien, il est moins socialisé et moins dépendant de
l'homme. Il chasse en solitaire et donc, si des proies suffisantes
existent, il peut assurer lui-même sa subsistance.
2) Comportement alimentaire.
Le
chat est plus carnivore que le chien. Dans la nature, son comportement
alimentaire est subordonné au comportement de prédation, c'est-à-dire
la capture des proies.
Le chat est un chasseur solitaire, le patron-moteur (Chaque comportement peut être divisé en une série de composants
organisés ayant une fonction particulière; ces unités sont appelées
"patrons-moteurs". Par exemple, le comportement alimentaire des bovins
comprend plusieurs patrons-moteurs dont l'un consiste en le fait de
brouter) de la capture peut être décrit de la façon suivante:
- Le chat repère sa proie, se met en alerte et la regarde fixement,
- il se tapit sur le sol,
- il se rapproche de sa proie en marchant ou en rampant. Des arrêts successifs sont marqués.
-
il s'arrête pour se préparer à bondir. Son excitation intense se
traduit pas des battements de la queue, les postérieurs sont
alternativement fléchis et étendus pour être finalement ramassés sous
le corps,
- il bondit enfin vers sa proie et la saisit avec les griffes ( dans la nature, un bond sur trois est couronné de succès),
-
il la tue au moyen d'une morsure au cou effectuée par les canines. les
dents passent très précisément entre deux vertèbres cervicales et
broyent la moëlle épinière.
Le patron-moteur du comportement de
prédation est inné. Il est indépendant de la faim. Le stimulus
déclencheur est tout objet se mettant soudainement en mouvement.
l'expérience intervient en ce sens qu'elle affine et précise le
patron-moteur. Elle s' acquiert principalement au cours des jeux de
l'enfance.
Le repérage de l'endroit de la morsure au cou est
aussi inné. Le fait que le cou soit une zone de constriction entre la
tête et le cou et l'orientation des poils ou des plumes à cette place
seraient aussi déterminants dans lechoix du félin. Il est
également à noter, que la gencive, à l'endroit de l'implantation de la
canine est particulièrement riche en terminaisons nerveuses sensitives.
Le développement du comportement de prédation se fait de la manière suivante:
- à l'âge de 4 semaines, la mère apporte des proies mortes au nid. Elle les mange devant ses petits.
-
après quelques jours, les chatons mangent aussi les proies. A partir de
ce moment, ils associent la notion de proie à celle de nourriture (
notion acquise et non innée).
- à l'âge de 5 semaines, la mère
apporte des proies vivantes et laisse les jeunes jouer avec. Le
patron-moteur de la capture ne tarde pas à apparaître chez eux. Ils
reprennent la proie et si, audébut, c'est encore lamère qui tue, ils ne
tardent pas à le faire eux-mêmes.
- à l'âge de 6 semaines, les chatons accompagnent leur mère à la chasse.
Il
esta remarquer, qu'il n'est pas nécessaire qu'un chat ait vu sa
mère chasser pour qu'il soit un bon chasseur. On constate cependant que
si cela a été le cas, l'animal, au début, tue plus facilement et plus
souvent, d'autre part ses proies seront, de préférence, les mêmes que
celles de sa mère.
Dans la nature, le nombre de fois qu'un chat
s'alimente par jour est essentiellement fonction de la taille de ses
captures. Les félins peuvent supporter de très longues périodes de
jeûne.
Les chats ont tendance à se spécialiser dans la capture de
certaines proies plutôt que d'autres (parcequ'elles sont plus
abondantes, à cause de l'influence maternelle, parce qu'ils
connaissent mieux leurs moeurs...). Ils prennent donc l'habitude
d'absorber toujours la même nourriture. On constate q'une fois cette
habitude prise, un chat refuse systématiquement toute autre
alimentation. Il est bien connu qu'un chat nourri jusqu'à l'âge de 6
mois au moyen d'un régime identique, accepte très difficilement tout
changement de ses habitudes alimentaires.
3) Comportement social.
Les félinssont, en principe, solitaires et territoriaux.
Ils évitent l'interaction avec leurs congénères de telle sorte que les
contacts sociaux se limitent à l'acouplement et l'élevage des jeunes
par la mère. Les moyens de communication seront donc moins sophistiqués
et moins nuancés que chez les espèces vivant en groupe. Une certaine
organisation sociale existe cependant, qui règle les problèmes de
mitoyenneté et les préséances à respecter lorsque deux animaux se
rencontrent.
a) Développement du comportement social.
Le jeune âge du chat peut être divisé en quatre périodes comme cela est décrit chez le chien:
- la période néo-natale: de 0 à 10 jours.
- la période de transition: de 10 à 21 jours.
- la période de socialisation: de 21 jours à 9 semaines.
- la période juvénile: de 9 semaines à la puberté.
Le
développement social présente les mêmes caractéristiques et se déroule
selon le même schéma que dans l'espèce canine. Les mouvements
d'aversion vis-à-vis des êtres ne présentant pas les caractéres d'une
espèce reconnue comme amie apparaissent aussi à partir de 40 jours.
La
période de socialisation est plus courte que chez le chien. Elle
comprend d'abord l'identification des caractères supraindividuels de
l'espèces et ensuite l'apprentissage des moyens de
communication et des modalités des relations sociales. Ces deux
derniers éléments sont limités chez le chat .
b) Moyens de communication
- Communication olfactive
Elle est utilisée pour transmettre des messages permanents. Des
phéromones sont produites par différents appareils de telle sorte que
la salive, l'urine et les matières fécales ( c'est moins sûr, car elles
sont fréquemment enterrées) en contiennent. Elles ont également pour
origine les glandes anales et les glandes cutanées situées autour de la
bouche, sous le menton, dans le conduit auditif externe, au
niveau de la tempe, dans la zone périanale, sur la face supérieure de
la queue..
La matou passe une partie de son temps à asperger d'urine
certains points de son domaine vital. Il procède à la miction debout,
la queue est verticale et agitée de tremblements et le jet est
horizontal. Le message est supposé rensigner sur l'identité et les
mouvements de celui qui l'émet, mais aussi à attirer une éventuelle
femelle en chaleurs.
Pour déposer les substances odoriférantes
provenant de ses glandes cutanées, le chat frotte celles-ci sur les
objets ou les personnes qu'il désire imprégner.
- communication auditive
Le répertoire vocal du chat est plus important que celui du chien. MOELK classe les sons émis en trois catégories:
-
Ceux qui sont émis, la bouche étant fermée: il s'agit principalement du
ronronnement que des études électromyographiques attribuent à
l'activité de certains muscles du larynx, la glotte étant partiellement
fermée. Il existe déjà chez le chaton de deux jours. Le ronronnement se
produit à de nombreuses occasions: le grooming, après un repas, lors de
la dispensations de caresses, pour saluer une personne, lorsque
l'animal éprouve du plaisir. D'autres sons plus brefs, sont aussi émis
la bouche fermée: lorsqu'un chat s'aperçoit qu'il va recevoir quelque
chose de son propriétaire
( "murmure de remerciement") et lors du comportement précopulatoire.
-
Ceux qui sont émis , la bouche étant ouverte puis graduellement fermée:
il s'agit de toute la gamme des miaulements qui s'observent dans de
nombreuses circonstances: la colère, la vue d'une proie, lorsqu'un
animal est égaré, quand il se plaint ou demande quelque chose à son
propriétaire.
- Ceux qui sont émis la bouche ouverte; ils
expriment généralement une émotion intense: à l'occasion d'une
surprise, lors du combat, lors de l' accouplement. Ce sont des
gragnements, des feulements, des soufflements, des sifflements ou des
cris aigus.
- communication visuelle
Différentes
attitudes corporelles et quelques mimiques faciales particulières sont
utilisées pour la communication à courte distance. Comme le chat est
peu sociable, elles sont relativement peu marquées et semblent surtout
destinées à faire comprendre si l'interlocuteur peut ou ne peut pas
approcher.
- Regard fixant l'adversaire, pupille contractée, oreilles dressées, corps faisant face et prêt à bondir en avant et à frapper: menace offensive.
-
Regard fixant l'adversaire, oreilels couchées, corps présenté de flanc,
le dos arqué, queue verticale ou en forme de S, poils hérissé: menace défensive.
- Position accroupie ou couchée en "sphinx", oreilles portées sur le côté ou en arrière: soumission passive.
Cette attitude est celle adoptée apr une femelle en chaleur ou par un
mâle qui n'est pas dans son territoire lorsqu'ils sont approchés par le
matou territorial.
- Queue verticale, pupille dilatée, regard et oreilles dirigées vers l'autre animal en direction duquel il marche: approche amicale.
-
Roulade sur le dos, course avec la queue en U ouvert vers le bas,
station dressés sur les postérieurs avec mouvements des antérieurs: jeu.
Outre
les éléments cités ci-dessus, signalons que lorsqu'un chat "fait ses
griffes" sur un objet, non seulement, il les aiguise, mais également,
il laisse sur cet objet une marque visuelle qui pourrait être un signal
pour ses congénères.

c) Comportement agonistique
Les combats sont rares : le comportement de prises de contact et les luttes sont ritualisés.
Quand
deux chats se rencontrent pour la première fois, ils commencent par se
fixer mutuellement du regard. La distance qui les sépare est lentement
et prudemment réduite. Ils procèdent ensuite à une exploration
mutuelle. Les régions produisant des phéromones sont flairées avec
soin. Ensuite, si l'un des deux animaux est sur son territoire, il le
marque généralement par une miction. Finalement, on assiste soit à
l'éloignement des deux chats, soit à des activités de déplacement (self
grooming, flairage du sol) soit à la fraternisation (contacts tactiles,
mutual grooming) soit à un combat.
Les moyens de lutte sont les
griffes et éventuellement les dents. Les endroits visés sont: les
joues, le cou, le garrot et la région de l'épaule ( chez les mâles, la
peau y est souvent épaissie, on considère cela comme un caractère
sexuel secondaire).
Comme
les combats sont très ritualisés, ils sont plus bruyants que
meurtriers. Un individu acculé sur le dos et se défend au moyen de ses
griffes de ses quatre membres.
Les combats sont surtout le fait des
matous, lors du rut. En dehors de ces conditions, les chats évitent de
se battre et essayent de maintenir une certaine distance
interindividuelle ( minimum: 1 à 1,5 mètre). La régulation de cette
distance se fait par fixation mutuelle ( menace offensive ou défensive)
et éventuellement par la poursuite de l'un par rapport à l'autre sur
une courte distance.
d) Facteur de cohésion du groupe
Les chats évitent le contact avec leurs congénères et ne
forment donc pas de groupes. Il est donc mal venu de parler de facteurs
de cohésion dui groupe chez cette espèce.
Néanmoins, on observe parfois des exceptions qui mettent en évidence l'expression du comportement allélomimétique ( chasse menée par plusieurs animaux) ou de relations préférentielles
(formation de "paires" de chats ou de "fraternité" effectuant des
activités communes: mutual grooming, alimentaion, déplacements,
sommeil.)
D' autre part, lorsque des chats sont forcés à
vivre ensemble par les circonstances ( personne gardant dans sa maison
plusieurs chats ), on observe qu'un individu occupe une position
dominante. Cet animal déambule fièrement, le dos arqué et la queue
relevée, il dévisage les autres et effectue des mouvements de
monte sur les mâles et sur les femelles. Parmi les autres, les rapports
dominant-dominé sont très flous ou inexistants. Un ou plusieurs
individus peuvent être hyper-dominés. Ils sont fréquemment attaqués par
les membres du groupe et deviennent très craintifs, ce sont de
véritables parias, des souffre-douleur. Les félins ne constituent donc
pas des hiérarchies comme les autres aniamux domestiques.
e) Structure sociale
L'organisation sociale
est basée sur la territorialité, les relations avec les congénères étant
réduites à l'accouplement et à l'élevage des jeunes.
Le
territoire fait partie du domaine vital qui peut être beaucoup plus
grand que lui. Les surfaces respectives du territoire et du domaine
vital
d'un chat varient beaucoup selon la densité de la population et selon le type d'environnement.
Certains auteurs estiment que le domaine vital peut s'étendre de quelques ares à 25 hectares.
Les matous sont plus territoriaux et possèdent des territoires plus grands et plus stables que les femelles et les castrats.
Certaines
zones et certains sentiers du domaine vital sont communs à plusieurs
animaux qui, généralement, les utilisent à des moments différents de la
journée ou de la nuit.
La
priorité de l'accès à ces zones ou du passage sans ces sentiers n'est
pas réglée par un rapport de dominance, mais sur la base "premier
arrivé, premier servi" ou sur la base d'une sorte d'horaire fixant à
certaines heures la préséance d'un individu et à d'autres heures, celle
d'un autre.
4) Comportement reproducteur.
Les
mâles sont pubères à partir de 7 mois. Les femelles le sont entre 8 et
12 mois. Le moment des premières étant pricipalement influencé par la
saison durant laquelle est née la chatte. On compte, en principe, deux
cycles oestraux par an ( un au printemps, un autre en automne) séparés
par une période de repos sexuel. Certains animaux sont en chaleur toute
l'année.
Le cycle dure de 4 à 10 jours si la saillie a lieu et 4 à 15 jours dans le cas contraire.
L'ovulation n'est pas automatique, elle est provoquée par le coït. Elle se produit 1 à 2 jours après celui-ci.
C'est
l'excitation mécanique du vagin qui engendre l'ovulation. ( grâce à la
mise en action d'un mécanisme neuro-hormonal). La saillie effectuée par
un mâle vasectomisé (dont les canaux
déférents ont été ligaturés, donc stérile mais non impuissant) fera
aussi ovuler. Un accouplement stérile arrête les chaleurs. Celles-ci
réapparaissent en général trois semaines après. On observe parfois
cependant des grossessses nerveuses.
Un ou deux jours avant le début
des chaleurs, la chatte est plus active et pousse plus fréquemment des
miaulements. les matous sont attirés mais elle les repousse.
L'oestrus est caractérisé par des manifestations vocales particulières
accompagnées par l'attitude de lordose, le port de la queue sur le côté,
l'élévation du périné, et des mouvements des membres postérieurs. La
chatte, d'autre part, se roule sur le sol et frotte la région temporale sur
les objets qui l'entourent. Son appétit diminue et elle urine fréquemment.
On observe un écoulement vaginal.
L'accouplement est ritualisé. Ses différentes phases se déroulent en un temps
qui varie entre 2 et 15 minutes. Il est précédé par une reconnaissance et un
marquage de l'endroit par le mâle. Le matou approche et flaire la femelle.
Il fait des cercles autour d'elle, pousse des cris et le poursuit si elle s'éloigne.
Il saisit ensuite la chatte par le cou et la chevauche. Il lui serre les hanches
au moyen de ses membres antérieurs, arque son arrière-train et fait quelques
mouvements violents du bassin. La chatte s'immobilise en lordose. Elle
fouaille de la queue et piétine des postérieurs. L'intromission du pénis,
l'éjaculation et le retrait du pénis se produisent rapidement et sont accompagnés
par de fortes manifestations vocales de la femelle.
Lors
du comportement post-copulatoire le mâle se dégage et la femelle faitun
mouvement en avant puis se retourne vers son partenaire. Ensuite les
deux animaux se lèchent, se flairent mutuellement et se frottent l'un contre et l'autre.
Certaines femelles ont des préférences marquées pour certains matous.
L'odeur
d'une plante peut déclencher le début du comportement sexuel chez le
chat ( flairage, amrquage, roulade sur le côté...), il s'agit de la
cataire
( Nefeta Cataria).
La durée de la gestation est de 61 à 69 jours.
Les signes annonciateurs de la mise-bas et le déroulement de
l'accouchement sont comparables a ce qui est décrit chez le chien.
L'intervalle
de temps qui sépare la naissance de chaque chaton
peut varier dans des
proportions plus grandes que chez le chien.
Chez les chattes
exagérément socialisées à l'homme, la mise-bas
peut être retardée si le
propriétaire est absent.
Les premières manifestations du comportement maternel consistent
en la placentophagie, la section du cordon ombilical par les dents et
un léchage vigoureux du chaton, destiné à stimuler sa respiration
La période d'allaitement peut se diviser en trois phases successives:
- la mère reste au ni la plupart du temps (75%) et c'est elle qui propose la tétée.
- l'allaitement est alternativement fonction du désir des jeunes et de la mère.
- la mère ne propose plus mais répond aux demandes des chatons.
Le sevrage est progressif et débute vers la 5ième semaine.
A l'encontre de ce qui est observé dans l'espèce canine, chaque jeune a sa tétine préférée.
5) Anomalies de comportement
Certaines anomalies du comportement sont dues à des facteurs
génétiques. Citons: la surdité ( liée à la robe blanche et aux yeux
bleus), la timidité vis-à-vis de l'homme et diverses anaomalies du
comportement sexuel (siamois).
La plupart des causes sont liées à l'environnement. Elles peuvent agir soit pendant le jeune âge, soit à n'importe quel moment.
a) Anomalies dues à une cause liées à l'environnement du jeune âge:
- allaitement prolongé:
la tétée peut se poursivre perfois très longtemps après le sevrage. On
a observé une famille de chats où la grand-mère allaitait sa fille et
sa petit-fille. Cette dernière, âgée de deux ans, tétait également sa
mère.
- tétée d'objets non alimentaires
(vêtements, boutons, peau humaine, aprtie de son propre corps): elle
est surtout observée chez des chatons qui n'ont pas été nourris par
leur mère. La cause de cette anomalie et la précédente est la suivante:
normalement, vers l'âge de 5 à 6 semaines, les chatons qui essayent de
téter sont progressivement repoussés par leur mère, parfois à coup de
griffes. Si pour une raison ou une autre, ils n'ont pas été ainsi
"dégoûtés" de téter, ce désir persiste.
- agressivité ou peur excessive de l'homme:
la socialisation s'effectue selon les mêmes principes que chez le
chien. La période critique n'a pas été étudiée avec précision mais on
peut supposer qu'elle s'étend de la 5ième à la 12ième semaine.
- non ingestion des proies:
certains chats capturent et tuent des proies mais ne les mangent pas.
La cause est la suivante: ils n'ont pas appris qu'elles pouvaient être
mangées.
b) Anomalies dues à une cause liée à l'environnement immédiat:
L'arrivée
d'un autre animal de compagnie ( chien ou autre chat), la naissance
d'un enfant, un décès, l'introduction d'un nouvel objet ( tapis, par
exemple) peuvent provoquer des changements d'attitudes: augmentation de
l'agressivité, anorexie, miction et défécation à des endroits
inhabituels....qui traduisent la frustration.
Des comportements
reproducteurs atypiques de cause mal définie sont également observés:
pseudogestation, lactation nerveuse, absence de comportement maternel ,
cannibalisme.
Les changements de régime alimentaire sont également très mal acceptés.
BIBLIOGRAPHIE
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