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Felisland
 


L'acupuncture et les animaux
 
Dans Felisland vous trouverez des informations sur vos amis les chats.
Les sujets seront très variés: de l'acupuncture à l'étude du comportement ou de la cystite  de votre chat, documentez-vous sur votre animal de compagnie préféré.
Le contenu de cette rubrique évoluera et s'étoffera au fil du temps.

La cystite chez le chat

Le comportement du chat
 
Homeopathie
 

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         .           L' ANXIETE             .


             

   


       L'anxiété; processus, origine et conséquence sur les carnivores.
       L'anxiété; symptomatologie.
       Diagnostic et thérapie de l'anxiété chez le chat.
       Zylkène, un nouveau concept.













 L'anxiété; processus, origine et conséquences sur les carnivores.      



1) Définition de l'anxiété


C'est un état pathologique, dont les symptômes sont similaires aux manifestations de la peur, en réponse à toute variation du milieu extérieur.
Elle se caractérise par plusieurs composantes;
- composante émotionnelle ( sentiment d'insécurité)
- composante comportementale ( conduites)
- physiques ( malaises et troubles neurovégétatifs)
- cognitive
La distinction entre la peur et l'anxiété réside dans le fait que la peur est éprouvée face à une menace réelle et immédiate alors que l'anxiété est une émotion diffuse et sans objet.
L' une et l'autre se caractérisent par un sentiment de crainte et de mise en alerte, accompagnée de manifestations neurovégétatives, mais si la peur est une réponse à une situation menaçante, l'anxiété s'en différencie par l'absence de stimulus déclenchant.
Cependant l'anxiété peut se révéler utile dans le sens où elle est associée aux capacités d'anticipation du danger, à la mémorisation des contextes dangereux.
L'anxiété "normale" a une valeur fonctionnelle car elle permet l'évitement d'une menace réelle.
L' anxiété pathologique produit des réponses inappropriée s'exprimant de façon irraisonnée et marquant une altération des capacités adaptatives de l'animal.

2) Facteurs d'apparition


              a) Bases biologiques

Les structures cérébrales impliquées dans les réactions de stress sont connues. Plusieurs systèmes biologiques sont incriminés en relation avec certaines régions cérébrales et des neurotransmetteurs..

                        - Structures cérébrales -

L'amygdale, petite structure paire située dans le lobe temporal, joue un rôle clé dans les réponses comportementales et physiologiques associées à la peur et à l'anxiété. Composée de plusieurs noyaux, cette structure reçoit des afférences de l'ensemble du cortex et intègre des informations en provenance de tous les systèmes sensoriels. Elle est étroitement reliée à l'hypothalamus et aux noyaux du système nerveux sympathique. C'est par ces connexions que l'amygdale détermine les réactions neurovégétatives liées aux émotions et intervient dans l'axe corticotrope dans les états de stress. L'hippocampe, situé à proximité, participe à la régulation du système hypothalamo-hypophyso-surrénalien en inhibant la sécrétion de corticolibérine par les neurones paraventriculaires de l'hypothalamus. Les neurones hippocampiques, pourvus de récepteurs au cortisol, dégénèrent lors d'exposition continue au cortisol.
Un cercle vicieux accentuant la réponse au stress s'installe.
En simplifiant, on peut dire que l'anxiété peut provenir d'un hyperfonctionnement amygdalien et d'un hypofonctionnement hippocampique.


                      - Neuromédiateurs -

De nombreux neurotransmetteurs sont impliqués dans l'anxiété. Les états anxieux pourraient être asociés à une hyperactivité des neurones adrénergiques. L'hyperactvité noradrénergéique est en particulier responsable de certaines manifestations physiques de l'anxiété; tachycardie, tremblement, mydriase.

Le GABA neurotransmetteur inhibiteur du cerveau est impliqué dans l'anxiété. L'effet thérapeutique des benzodiazépines, médicaments anxiolytiques, est en relation avec leur action sur les récepteurs GABA.

La sérotonine présente des concentrations élevées dans certaines régions du cerveau associées à l'anxiété.

Chez le chien, la modélisation , peut être simplificatrice, couramment utilisée se fonde sur un dysfonctionnement progressif des différents systèmes monoamonergiques;

            L'anxiété paroxystique, qui peut s'apparenter au trouble panique, semble liée à une hyperactivité noradrénergique, comme en témoigne l'efficacité des anxiolytiques noradrénergiques, bêta-bloquants ou alpha2 agonistes.
            L'anxiété intermittente semble plus complexe. Elle est dominée par une hyperactivité noradrénergéique et dopaminergique.
            L' anxiété permanente est associée à une hyperactivité sérotoninergique et une hypoactivité dopaminergique.


                   - Hormones -

Les états de stress aigu provoquent une réaction immédiate du système sympathique aboutissant à la libération des cathécolamines ( adrénaline par les médullosurrénales et noradrénaline par les fibres post-ganglionnaires).
Ces cathécolamines entraînent une réaction d'alarme. L'activation de l'axe hypothalamo-hypophysaire et des autres systèmes hormonaux ( glucagon, prolactine, GH, etc) lui fait suite.
L'hypothalamus joue un rôle central et orchestre l'ensemble des modifications qui permettent une réponse coordonnée au stress. La réaction reste adaptative lorsque le système se désactive spontanément une fois le danger passé. L'actvité des neurones à CRH de l'hypoyhalamus est régulée notamment par l'amygdale et l'hippocampe.
Dans l'anxiété, la modulation de l'axe corticotrope réalisée par ces structures est déréglée. L'hyperfonctionnement de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien a des effets délétères sur le  fonctionnement cérébral. Un véritable cercle vicieux se met en place et pérénnise le trouble anxieux.


             b) Approche comportementale.

L'animal est considéré comme en équilibre dynamique par rapport à son milieu, réagissant par des réponses comportementales aux variations de celui-ci.
L'anxiété se définit comme une perte des capacités adaptatives du comportement. Le processus de généralisation, qui fait suite au processus d'anticipation, conduit l'animal à réagir à des stimuli qui ne sont plus identifiables et qui ont perdu toute parenté avec un éventuel stimulus phobique.
D'où l'impact des situations conflictuelles dans l'émergence des états anxieux.
L'approche comportementale permet d'expliquer trois processus essentiels d'apparition des états anxieux;
- l'évolution d'un état phobique primaire;
- les troubles de la communication
- le non respect des exigences éthologiques de l'espèce.

3) Processus d'apparition

On peut , en schématisant, considérer que l'explication de l'installation des troubles présente trois aspects principaux;
- les événements anciens ou récents
- le contexte social ou territorial
- les facteurs individuels
L'émergence d'un état anxieux dépend de la vulnérabilité individuelle et des contraintes du milieu. Vulnérabilité pouvat être de nature génétique, biologique ou psychosociale.


              a) Les événements de vie.

Les événements anciens, dits vulnérants, correspondent  aux différentes étapes du développement comportemental de l'individu. Les troubles du développement, syndrome de privation ou syndrome hypersensibilité hyperactivité, constituent des causes majeures d'anxiété.
Le développement comportementale détermine les capacités d'adaptation du sujet à son environnement et sa capacité à faire face à la pression de l'environnement. La qualité de l'attachement maternel et la richesse en stimulations du milieu de vie précoce sont les facteurs majeurs d'adaptabilité.
De façon générale, le stress prénatal ou postnatal précoce modifie profondément la réactivité de l'axe corticotrope ou du système sympathique, déterminant une plus ou moins grande sensibilité biologique au stress.
Des événements historiquement récents, dits précipitants, précèdent parfois l'installation d'un état anxieux. Le carctère traumatisant peut être important, universellement reconnu comme susceptible d'affecter tous les individus ( par exemple un accident de la circulation). Il détermine un état de stress post-traumatique.
La possibilité de mettre en place des stratégies d'évitement et de controler les stimuli aversifs de l'environnement est un des facteurs essentiels de bien-être chez l'animal, surtout dans un environnement potentiellement stressant. Soumis à des stimuli aversifs, comme des chocs électriques sans possibilité de s'y soustraire, il développe un état de détresse acquise. Un événement identique n'aura pas le même impact si l'animal a la possibilité de s'y soustraire ou non, car l'absence de contrôle génère un état de stress important.


             b) Contexte social et environnemental.


La qualité des relations sociales a une influence majeure. Un lien d'attachement  sécurisant permet à l'animal de faire face aux situations de stress les plus banales.
Des relations hiérarchiques instables et non pertinentes constituent chez le chien une cause fréquente  d'anxiété. La communication est une exigence importante pour toute espèce sociale et les troubles de la communication ont également un potentiel anxiogène important..
Chez le chat, la stabilité territoriale et les respect des exigences éthologiques sont des facteurs majeurs d'équilibre émotionnel. Les conditions de vie doivent respecter les besoins de base de l'animal et assurer un confort élémentaire en matière de nourriture, de boisson et d elogement. On rejoint ici la notion de bien-être et de qualité de vie qui est souvent associée à celle d'anxiété d'origine environnementale chez les carnivores domestiques.

            c) Vulnérabilité  génétique

Les facteurs génétiques sont considérés comme peu influents dans la plupart des troubles anxieux. Ils ne sont importants que dans les troubles obsessionnels compulsifs (TOC).
Un influance raciale est reconnue chez les chiens. Certains types raciaux exprimant plus volontier des symptômes particuliers; tachycardie et crises convulsives chez les caniches, ptyalisme et troubles digestifs chez les molossoïdes ou le berger de Beauce...)

             d) Affections organiques.

Certains affections organiques s'expriment par des troubles anxieux. Il s'agit pricipalement des dysendocrinies.
L'hyperthyroidie détermine chez le chat un tableau d'anxiété intermittente. L'hypercortisolisme peut aussi s'exprimer par un tableau clinique d'anxiété.
La douleur et les manifestations d'inconfort liées à la maladie peuvent également générer de l'anxiété.


4) Conséquences

Les conséquences de l'anxiété sont multiples:


            a) Manifestations comportementales.

Elles sont classées selon leur caractère productif ou déficitaire. Les signes cliniques peuvent être à l'origine même de la consultation ou mis en évidence par le clinicien.

             b) Symptômes organiques.

Le stress aigu s'accompagne de manifestations neuro-végétatives alors que les états chroniques s'illustrent par des maladies évoluant par crises, comme les cystites idiopathiques chez le chat ou le syndrome de l'intestin irritable chez le chien. Le stress chronique est également associé à une immunosuppression qui augmente la sensibilité de l'organisme aux maladies.

             c) Conséquences relationnelles.

L'anxiété induit des comportements gênants dont les conséquences sur la relation entre l'animal et son maître seront importantes. La perte du lien est l'une d'entre elles, pour l'un et l'autre des acteurs de la relation. Les propriétaires ou des tiers peuvent être victimes d'agressions. L'animal peut subir  une mise à l'écart ou des punitions qui aggravent encore l'anxiété. Et aussi.....l'anxiété, comme tout trouble du comportement, est une cause non négligeable d'abandon et d'euthanasie.
























    L'anxiété; symptomatologie.


 A. Les symptômes organiques

     
       1) Symptômes cutanés.

On peut obsever des granulomes de léchage, de l'onychophagie, des zones d'alopécie où le poils est tondu par l'animal lui-même. Il s'agit de lésions d'auto-mutilation  correspondant à  des activités substitutives. Elles constituent parfois le suel symptôme évident de
 l'affection anxieuse. Cette activité motrice volontaire intervient lorsque le contexte ne permet pas une réponse adaptative. L'hypothèse retenue dans la genèse d'un granulome anxieux fait intervenir les systèmes sérotoninergiques et dopaminergiques. Le
 système opioïde des bêta-endorphines intervient, mais secondairement. Le léchage cutané provoque des stimulations de faible intensité qui ont pour conséquence une augmentation du seuil nociceptif, d'où aggravation du léchage.
Secondairement; lorsque le trouble continue d'évoluer et que le granulome de léchage est bien installé, la stimulation nociceptive est plus importante et fait alors intervenir le système des bêta-endorphines. Ces dernières stimulent le centre du plaisir et renforcent ainsi le comportement de léchage.
Chez le chien, une prédisposition génétique à l'expression de l'anxiété sous une forme cutanée semble exister chez les retrievers, les caniches, les bergers des Pyrénées et les dobermans.
Chez le chat, l'expression  cutanée d'un trouble anxieux peut se manifester de plusieurs façons:
- une alopécie extensive féline produite par un comportement de toilette hypertrophié;
- une alopécie localisée, le léchage sur une zone bien circonscrite pouvant, comme chez le chien, entraîner un granulome.


                                     


          2) Symptômes digestifs.


      Vomissements

Chez le chien, on peut établir un lien entre des troubles digestifs hauts récidivants et l'anxiété. Lors d'épisodes récidivants sans amaigrissement ni variation de régime alimentaire, la réalisation d'un calendrier des épisodes permet souvent de mettre en évidence une corrélation avec des événements familiaux ( visite, garde d'enfants, etc.) Il s'agit également d'un symptôme régulièrement rencontré lors des syndromes de privation.

      Selles non moulées

Le syndrome de l'intestin irritable correspond à une perturbation de la motricité et de la sensibilité viscérale en réponse à une perturbation émotionnelle. Une prédisposition liée au sexe et à la race est démontrée. L'apparition ou l'entretien du trouble sont reliés à une contrainte à laquelle l'animal ne peut se soustraire.


           3) Symptômes cardio-respiratoires.

86 % des chiens atteints d'endocardiose mitrale présentent des troubles émotionnels et pour 71 % d'entre eux, les manifestations de tachycardie-tachypnée sont la principale expression de leur anxiété.
Les troubles anxieux sont un facteur important d'aggravation de la maladie mitrale et pourraient constituer un facteur déclenchant. Il existerait un déterminisme génétique de la maldie mitrale dont l'expression serait modulée par l'exposition au stress de l'animal.


            4) symptômes neurologiques.

Le lien entre épilepsie et anxiété est aujourd'hui établi chez l'homme. Il repose sur le GABA, neurotransmetteur inhibiteur. Les crises d'épilepsie se produisent quand le GABA ne remplit pas correctement sa fonction de "frein" permanent. Comme l'épilepsie, l'anxiété est dépendante du GABA. Des molécules, qui inhibent l'action du GABA, entraînent un comportement anxieux quand  elles sont administrées à moyennes doses et des convulsions épileptiques à plus fortes doses. Les similitudes entre les épilepsies humaine et canine sont nombreuses. La reconnaissance de l'anxiété comme facteur d'aggravation et son traitement améliorent le pronostic chez le chien génétiquement prédisposé à l'épilepsie primaire.



B. Points communs des symptômes.


Quelque soit le système organique mis en jeu, il existe des points de similitude entre les différents symptômes organiques, reflets d'un trouble anxieux sous-jacent.

            1) Evolution

La manifestion du trouble peut être aiguë ( diarrhée profuse, ptyalisme, syncope) ou au contraire chronique. C'est sous cette dernière forme ( qui dure et se répète dans le temps) que les troubles motiveront le plus souvent une demande de soins.
Progressivement, l'apparition du symptôme est de plus en plus rapide et le déclenchement intervient à la suite d'événements de plus en plus discrets. En particulier lors de dysfonctionnement d'une communication homme-animal, des incohérences de message de plus en plus faibles vont pouvoir déclencher une manifestation organique. Il semble que la réponse face à un déséquilibre émotionnel ait été apprise par l'organisme et qu'il y ait une instrumentalisation de la réponse. Les affections organiques induites par ce déséquilibre émotionnel ne mettent pas en jeu le pronostic vital de l'animal  et la mise en place d'un traitement symptomatique est la plupart du temps efficace. Cependant, le traitement ne permet pas d'empêcher une récidive, ce qui donne au propriétaire un sentiment de non-guérison.


          2) Mécanisme

Les réponses de l'organisme soumis à un stimulus stressant ou à une émotion interviennent à la fois au niveau central et au sade neuro-végétatif afin de proposer une réponse globale adaptée.
Une manifestation anxieuse correspond à un dysfonctionnement dans tout ou partie de la réponse. Celle-ci n'étant alors plus adaptative. L'anxiété s'accompagne d'une modification progressive des réponses neuromédiatrices, entraînant l'inhibition de nombreuses réponses comportementales. Selon la vulnérabilité de l'animal ( génétique, antécédents médicaux...) différentes réponses seront possibles. Ainsi, dans des contextes similaires, des chiens de même race et de même âge pourront trouver une expression différente d'un même trouble du comportement.


C. Conclusion

De nombreux mécanismes restent encore à élucider mais, en clinique, le lien entre trouble anxieux et manifestations somatiques est une évidence. La prise en compte de l'état émotionnel de l'animal doit s'intégrer dans toute démarche clinique complète. L'hypothèse comportementale ne doit pas être une hypothèse diagnostique d'exclusion, quand tout le reste a déjà été évoqué, mais doit figurer dès le départ parmi les possibles du praticien. Certains propriétaires peuvent penser que la satisfaction des besoins primaires et l'amour protègent l'animal de l'anxiété. A condition d'en avoir lui-même conscience, le vétérinaire est idéalement placé pour  faire le lien et expliquer comment une affection comportementale peut parfois se cacher sous l'expression de symptômes organiques.
























Diagnostic et thérapie de l'anxiété chez le chat.



  1. Diagnostic.


a) Les formes cliniques.

Le chat présente deux formes cliniques d'anxiété, l'anxiété intermittente et l'anxiété permanente. Il existe cependant un continuum  entre les deux, qui peut rendre le diagnostic délicat dans les formes intermédiaires.
L'anxiété intermittente se présente  par crises ( périodes d'agressivité, d'agitation, de diarrhée par exemple), et entre les crises l'animal semble normal.
Dans l'anxiété permanente, les manifestations sont peu productives et l'animal produit des activités de substitution.

b) Les motifs de consultation.

Ils peuvent reposer sur des signes organiques:
- état général dégradé; animal  mal toiletté;
- obésité liées à de la boulimie.
- alopécie, lésions auto-induites par grattage, par
   léchage, par morsure
- trouble digestifs chroniques; vomissements, diarrhée chronique intermittente;
- troubles urinaires.

Ce sont aussi des troubles comportementaux:
- dégradation du mobilier par griffades;
- marquage urinaire, malpropreté
- agressions imprévisibles et non contrôlées.
- intolérance à la caresse;
- attaque de la queue;
- "crises de folie" et agressions de prédation.

               



c) Les signes à rechercher en pratique.

La consultation comportementale du chat repose sur:

 l'examen clinique ( maladies intercurrentes, présence de puces, de dermatophytes...)

 L'observation directe:
- exploration ( inhibée ou exacerbée), marquage facial, relations avec ses proprétaires ( apaisement) relations avec ses congénères présents, tolérance au contact et à la manipulation.;
- réactions liées à la peur ou à la crainte ( orientent le choix des psychotropes); tachypnée-tachycardie ( signes noradrénergiques); inhibition, sudation des coussinets, ( signes serotoninergiques); anticipation, défécations ( signes dopaminergiques).

Entretien avec le propriétaire  pendant lequel sont relevés;
- les événements ayant précédé l'apparition des troubles: déménagement, réfection, modifications du mobilier, introduction d'un être vivant ( bébé, autre animal), etc.
- les conditions de vie de l'animal: accès à l'extérieur, contact visuel ou olfactif avec d'autres chats, respect des zones d'activités, cohabitation avec d'autres animaux.
- les conditions de développement: date de séparation d'avec la mère, lieu de développement, contrôle de la morsure.
- les comportements centripètes: sa façon de manger, de se toiletter, d'éliminer.
- les comportements centrifuges: relation au territoire ( marquages, organisation), relation avec ses congénères, les humains, présence d'agressions.
- les signes organiques présents au quotidien.

d). Des symptômes au diagnostic.

L'ensemble des signes doit permettre de savoir d'une part si le chat est anxieux ou non, d'autre part dans quelle entité nosographique cet état anxieux est présent. Voir le tableau ci-dessous:

Etablir le diagnostic
Signes
organiques
Manifestations
comportementales
AgressivitéActivité
substitutive
Evolution
Anxiété intermittente++Productives+++++Anxiété
permanente
Anxiété permanente+++Déficitaires0+++Dépression


Les manifestations organo-végétatives et organiques sont à rechercher en priorité et ne sont pas forcément faciles à cerner en raison du large éventail d'hypothèses médicales; diarrhée chronique, intermittente, vomissements sporadiques, cystites idiopathiques.
Les manifestations comportementales sont quant à elles soit productives  (anxiété intermittente) soit déficitaire (anxiété permanente).

Manifestations comportementales
Manifestations productivesManifestations déficitaires
Hypervigilance ( surveillance accrue)
Hyperesthésie ( sursauts, )
Impulsivité, agitation
Evitement et agression par peur.
Agressions par irritation
Manifestations neurovégétatives
Augmentation du marquage
Auto-agressions
Inhibition
Troubles de l'appétit ( boulimie)
Troubles du sommeil ( hypersommnie)
Altération du comportement exploratoire.
Diminution du marquage
Perte d'initiative
Léchage, grattage
diminution du jeu


L'existence de ces symptômes permet de proter le diagnostic direct d'anxiété. Des formes intermédiaires ( entre anxiété intermittente et anxiété permanente) sont possibles.

e) Diagnostic différentiel.

Il porte en premier lieu sur les maladies organiques: rétroviroses du chat, maladies digestives chroniques, maladies du bas appareil urinaire, toute maladie dermatologique prurigineuse, diaète sucré,et...
Il s'intéresse ensuite aux manifestations comportementales:

anxiété permanente:

- dépression: lors de dépression aigüe, l'inhibition est plus marquée et on assiste à des troubles du sommeil. Des activités de substitution sont présentes lors de dépression chronique, elles sont associées à des troubles du sommeil:

anxiété intermittente:

- phobies; agressions ponctuelles liées à des stimuliidentifiables;
- dysthymies: agressions imprévisibles, associées à d'autres troubles ( obnubilations), évoluant par périodes.



2. Troubles comportementaux et anxiété.


Le diagnostic d'anxiété doit être replacé dans les entités nosographiques.
Le diagnostic nosographique est d'ordre étiologique, il explique pour partie la genèse du trouble et se trouve souvent à la base de l'action thérapeutique.
Cependant, la genèse d'un trouble anxieux est fréquemment la résultante de trois composantes: la survenue d'événements, le contexte socioterritorial et des facteurs individuels de vulnérabilité.

a) Entités nosographiques.


   Anxiété de privation.

Elle résulte de développement dans un milieu peu stimulant et peu propice à la socialisation. Les phobies sociales sont extrêmement fréquentes, mais ces chats vivent souvent dans la peur permanente, des étrangers, des bruits. ces symptômes suscitent peu de consultations, beaucoup de propriétaires considérant que la  "peur des étrangers" et la "timidité" font partie des traits e caractère du chat.

   Anxiété de déterritorialisation.

Toute perturbation du territoire peut être à l'origine d'un état anxieux, il s'agit alors d'une anxiété de déterritorialisation. Le point de départ est la disparition des repères chimiques apaisants ( marques faciales). La perte d'apaisement entraîne une hypervigilance, elle-même responsable de l'activation du marquage urinaire ou par griffades. Les réactions du propriétaire ( sanction, isolement) sont responsables d'une aggravation et du passage d'un état réactionnel à un véritable état anxieux.

   Anxiété de séparation du chat en milieu clos.

Elle est particulèrement fréquente en milieu citadin. Elle résulte d'une distorsion entre les conditions de vie en appartement et le milieu de développement normalement stimulant. Elle se traduit par des séquences d'hyperactivité motrice ponctuelles et des agressions de prédation sur les propriétaires. Un état  anxieux
( anxiété intermittente dans un premier temps) s'installe et entraîne une augmentation des nuissances ( marquage urinaire, impulsivité, apparition d'agressions par irritation,etc...). Les agressions déclenchent la peur qui conduit à une dégradation des relations et qui diminue les ressources du système.

   Anxiété liée à un mode d'alimentation inapproprié.

Les exigences alimentaire du chat sont celles d'un chasseur solitaire de petites proies qui effectue de multiples prises alimentaires dans la journée. Un mode de distribution erroné, sous forme de repas rationnés vite ingérés, peut conduire à des troubles anxieux.

   Anxiété de cohabitation.

L'anxiété de cohabitation résulte de la dificulté à se répartir le teritoire en deux ( ou plusieurs!) chats qui vivent sous le même toit.
Les principales circonstances d'apparition sont l'introduction d'un nouveau chat,
l'arrivée à la maturité d'un chat du groupe et le retour d'un chat au foyer ( après
un séjour en hospitalisation ou chez le toiletteur par exemple).
Le caractère individuel des relations chez le chat, fondées sur des liens affiliatifs,
la variabilité des aptitudes sociales font que les relations intraspécifiques de
cohabitation sont rarement prévisibles.
L'exiguïté du territoire, l'impossibilité de sorties, l'absence de zone d'isolement et
l'ingérence des propriétaires constituent des facteurs aggravants.
L'anxiété est présente chez le chat victime ( anxiété permanente, le plus souvent)
et chez le chat agresseur ( anxiété intermittente).



b) Place de l'anxiété

Lorsque tous les facteurs sont réunis, le diagnostic d'anxiété est positif et repose sur des signes cliniques. Ainsi, un chat qui présente une anxiété em milieu clos, peut être anxieux intermitent ou permanent.
Dans le premier cas, le marquage est exacerbé, l'animal est hypervigilant, dort peu, agresse ses propriétaires lors de manipulations, ou de lors d'action de prédation.
Dans le second, il est calme, souvent en retrait, se lèche le ventre et le dos, marque peu, joue peu.
Le motif de consultation de même que les signes cliniques diffèrent, mais le diagnostic d'anxiété en milieu clos peut être porté dans les deux cas.



3. Thérapies

Le traitement de l'anxiété repose sur la suppression des causes, l'optimisation des conditions environnementales et la restauration du lien avec les propriétaires. Il implique aussi l'utilisation de médicaments, de suppléments nutritionnels ou de phéromones qui visent à diminuer les manifestations végétatives et émotionnelles, afin que le chat se réadapte à ses conditions de vie.

a) Des symptômes au traitement médical.

Les molécules principalement utilisées sont les anxiolytiques ( la trioxazine est le seul anxiolytique disposant dune AMM en médecine féline) et les antidépresseurs avec le fluoxétine ( Prozac), la clomipramine ( Clomicalm) et la sélégiline ( Selgian)

b) L'utilisation d'alpha-casozepine

voir le chapitre suivant :zylkène; un nouveau concept

c) La phéromonothérapie pour un apaisement écologique.

Les phéromones sont d'une aide précieuse. La fraction F3 est le support du marquage territorial apaisant chez le chat. Son analogue synthétique est utilisé pour restructurer le territoire, inhiber le marquage urinaire et, plus globalement, pour créer un contexte apaisant. La commercialisation en diffuseur qui simplifie l'utilisation, améliore l'observance.

d) Des causes aux traitements comportementaux.

Trois grands axes sont à envisager:

- écologique: laisser sortir si possible, enrichir le milieu, fournir des cachettes,....
- éthologique: fractionner l'alimentation, arrêt des sanctions physiques, respect de la  communication féline,...
- relationnel: retrouver des activités communes structurantes comme le jeu, recadrage éthologique ( sur la vengeance, la jalousie).

La thérapie du chat anxieux intermittent.

Notre chat anxieux intermittent en milieu clos peut être pris en charge de la façon suivante:
Zylkène 75 mgrs; 1 gelule par jour à ouvrir sur les croquettes pendnat 2 mois.
Feliway: en  permanence dans la pièce principale d'habitation.
En plus de ces dispositions, des mesures comportementales et écologiques sont adoptées:
   - Mesures comportementales-
- ne pas corriger, ni crier lors d'agression
- faire jouer avec des objets lancés
- cesser de caresser dès que le chat manifeste de l'agacement ( quand il remue la queue, couche ses oreilles)
- si le chat est à l'affût, lui lancer un jouet pour détourner son attention.
   - Mesures écologiques-
- fournir des cachettes ( cartons)
-laisser le chat manger quand il veut en plusieurs endroits ( distributeurs)
- permettre au chat de monter en hauteur ( arbre à chat)
- laisser des jouets légers ou suspendus.















                              Zylkène, un nouveau concept.                                    




  1. Activité


Zylkène atténue les réponses de peur et leurs manifestations organiques respiratoires, cardiaques et digestives. Il participe au contrôle des activités substitutives comme la boulimie et le prurit. Il contribue à restaurer la durée du sommeil perturbé par le stress.
Ses effets sur les manifestations du stress rappellent ceux observés avec les benzodiazépines, mais sans altération de la mémoire et sans désinhibition des conduites agressives.

  2. Délai d'action


L'atténuation des réactions au stress est visible en trois à huit jours pour les manifestations de peur ( orages, détonations), deux à quatre semaines pour les activités substitives lors d'anxiété permanente ( boulimie ou plaie de léchage). En moins de quinze jours, les propriétaires rapportent la sensation de bien-être et de décontraction de leur animal.

  3. Effets secondaires

Aucune toxicité n'a été mise en évidence chez des rats qui reçoivent 600 mgrs/kg/jr pendant vingt-huit jours, soit quarante fois la dose préconisée.
De rares effets digestifs à résolution spontanée sont signalés en début d'utilisation. Des fluctuations ( diminution ou augmentation) sont parfois rapportées la première semaine. Dépourvu de lactose, il ne provoque pas de maldigestion. La seule précaution d'emploi est l'allergie aux protéines du lait en raison de l'hydrolisat d'origine lactée.


  4. Quand utiliser le zylkène.


               a) Troubles fonctionnels

L'alpha-casozépine réduit les manifestations neuro-végétatives liées au stress, 
l'intensité des émotions et régule le sommeil.
L'intérêt est majeur dans la phase d'installation des troubles émotionnels,
aux stades dynamiques et réversibles où le sujet connaît des difficultés d'adaptation.
Une fois  installés, les états phobiques, anxieux ou dépressifs bénéficient des effets
positifs sur le stress, en complément de thérapeutiques spécifiques.

               b) Troubles comportementaux.

Le stress est présent dans des réactions contextuelles comme la peur en auto, celle
des orages ou des pétards, certaines agressions par peur,etc. Avec parfois des
manifestations organiques gênantes comme le spasme trachéal, les mictions ou les
vocalises.
Le processus de stress est impliqué dans les tableaux plus complexes: phobies ontogéniques ou
post-traumatiques, phobie sociale, anxiété de cohabitation des chats, chat caressé-mordeur,
syndrome de privation au stade 2 ( la diminution des réactions de peur permet la relance de
l'exploration), anxiété de déritualisation.
Il est aussi présent lors d'altérations de l'humeur, notamment les dépressions post-traumatiques
à leur début. Zylkène peut présenter un intérêt dans d'autres syndromes, selon les signes cliniques:
dermite de léchage sous-tendue par une anxiété permanente, troubles reliés à la séparation, hyperactivité ( par réduction de la sensibilité à l'environnement).

              c) Autres situations

L'utilisation de Zylkène peut être envisagée lorsqu'une adaptation à une situation donnée se présente et qu'il y a un risque de réaction excessive face à cette nouvelle situation.; voyages, vacances, mise en pension, séparations inhabituelles, hospitalisations, concours, introduction d'un nouvel animal, changements d'habitudes pour les vieux chiens, etc.


           
 

                5. Comment utiliser le zylkène.



L'origine lactée du zylkène explique l'absence de contre-indication d'espèce ou d'âge: chiens et chats, mais aussi  chez le furet et le lapin...
La poudre mélangée à la nourriture est parfaitement acceptée dans quasiment tous les cas.  

       - Recommandations pratiques.

Une seule prise quotidienne est nécessaire, l'heure de prise de Zylkène est sans incidence. La dose recommandée est de 15 mgrs/kg/jr. Il convient de préférer un léger surdosage, qui est sans danger. La poudre peut être mélangée à de la nourriture, dans la gamelle ou dans une friandise.

       - Utilisation continue et occasionnelle.

Si le contexte des troubles est rare ( mais prévisible), la prise occasionnelle est appropriée, maintenue tant que l'animal est exposé au stress. La dose peut être multipliée par deux à quatre, en recherchant ensuite la dose minimale efficace.
En utilisation continue, une durée de deux  mois est généralement suffisante pour que la thérapie ait conduit à des stratégies adaptatives. Zylkène ne provoque ni accoutumance, ni dépendance, ni effet rebond. Les apprentissages permis par le traitement sont acquis.
Les sujets émotifs peuvent connaître plus tard des états similaires lors de confrontation à d'autres situations stressantes, le traitement pourra alors être repris avec profit.

       








( d'après le point vetérinaire aout 2007: C.Arpaillange, N. Marlois,M.Marion, G.Muller,N.Massal)

































                                                        La cystite idiopathique





                                                               
Les maladies du bas appareil urinaire félin ( MBAUF) qui touchent la vessie et/ou l'urètre sont fréquemment rencontrées en pratique vétérinaire (5% des cas). La cystite idiopathique, sans étiologie déterminée, est la pathologie la plus fréquente.      

    ETIOLOGIE

Cystites idiopathiques:                                    47 %
Bouchon urétral:                                             29 %
Calculs:                                                          12 %
Infection bactérienne:                                        2 %
Autres (anomalies anatomiques, néoplasies) :     5 %


    FACTEURS PREDISPOSANTS

Les chats prédisposés sont d'âge moyen, en surpoids, stérilisés ( surtout mâles). Ils reçoivent un aliment sec et ont pour caractéristiques comportementales de faire peu d'exercice, d''avoir un accès à l'extérieur restreint, de vivre avec d'autres chats avec lesquels ils sont en conflit.


    SIGNES CLINIQUES

Les chats atteints peuvent présenter un ou plusieurs des signes suivants: dysurie, strangurie, pollakiurie, hématurie, périurie ( miction dans un endroit inapproprié), onstruction urétrale, changement comportemental. Ces symptômes sont aisément détectés chez les chats vivants à l'intérieur et ayant accès à une litière.

     DIAGNOSTIC

La cystite idiopathique est rarement diagnostiquée à la première crise où le traitement symptomatique est privilégié. En pratique courante, les récidives amèneront le praticien à rechercher la cause. Les examens sont la palpation ( rénale et vésicale), l'examen des urines ( recherche de cristaux, bactéries), un examen radiologique ( avec ou sans contraste) ou l'échographie.
L'absence d'étiologie apparente amène à un diagnostic de cystite idiopathique.

   
      TRAITEMENT

Un traitement repose sur  4  voies d' approche.
Si les cystites idiopathiques se résolvent généralement en une dizaine de jours, le traitement est fondamental à cause de la douleur et du stress pouvant conduire à l'obstruction urétrale, la "mutilation" de la région périnéale et les changements de comportement comme la perte de l'usage de la litière. Ce traitement se décompose en 4 approches: la gestion du stress, le dilution de l'urine, la supplémentation en, GAGs ( glycoaminoglycans), utilisation d'autres médicaments

1) La gestion du stress.

De récentes études suggèrent que la cystite idiopathique peut être due à une altération du système
 nerveux et donc à une incapacité à gérer le stress.
Le stress joue un rôle important dans son exacerbation. Les facteurs de stress sont essentiellement
 liés à la cohabitation de plusieurs chats ( en particulier quand il y a des conflits) et à une modification
 fréquente de l'habitat ( mobilier nouveau, déménagement,...)
Certains auteurs évaluent le risque de 2 à 10 fois plus important chez les chats vivant en milieu clos
par rapport aux chats pouvant être à l'extérieur. Il est donc impératif de diminuer le stress du chat en
 faisant un certain nombre d'aménagements respectant son comportement territorial ( voir ci-contre)
à savoir:
- respecter son territoire et en particulier son champ d'isolement.
- soigner la litière:
        la placer soit dans un endroit calme
        une litière par chat dans la maison
        elle doit être nettoyée régulièrement.
- améliorer le jeu:
        enrichir le milieu avec des jouets qui attisent l'intérêt du chat.
Un nouvel aspect de l'enrichissement du milieu est l'utilisation de phéromone faciale du chat: Feliway




2) Dilution de l'urine

Donner une alimentation humide et inciter le chat à boire contribue à diluer les composants urinaires nocifs.


3) GaGs ( glycoaminoglycans; flexivet)


Une déficience de la couche de GAGs protégeant la muqueuse vésicale a été incriminée dans l'étiologie de la cystite idiopathique. Si l'intérêt des GAGs dans la cystite idiopathique n'a pas été clairement démontré, l'administration d'un nutraceptif associant de la chondoitine sulfate et d ela glucosamine s'avère intéressante.
Une étude de Gunn-Moore a montré en effet que certains chats recevant une association de chondroitine sulfate et glucosamine rechutent systématiquement à l'arrêt de la supplémentation.

4) Autres médicaments


Antispasmodiques: pour lever le spasme urétral
AINS: ils peuvent être intéressants dans certains cas
Antibiotiques: ils ne sont pas à utiliser en première intention car les bactéries ne sont présentes que dans 2 % des cas.



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