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                                                         Ethologie




 L'éthologie s'intéresse au comportement des animaux.


Le comportement du lapin
   Le comportement de la poule Le comportement du chien Le comportement du chat



















                                                            Le comportement du lapin



   Le lapin domestique est un lagomorphe appartenant à la même espèce que le lapin sauvage ou lapin de garenne ( Oryctolagus cuniculus) dont la répartition géographique, à l'origine, était liée à celle du palmier nain, c'est-à-dire, le pourtour de la méditérranée occidentale.
La première domestication aurait été effectuée par les Phéniciens, un millénaire avant notre ère.
Le lapin sauvage a progressivement et lentement ( à cause de sa sédentarité) remonté vers le nord, ne parvenant en Allemagne qu'au Moyen-âge: les moines français l'auraient élevé à partir du VIième siècle.
L'élevage du lapin, pour sa chair et pour sa fourrure, a débuté en Europe vers les années 1500. En 1700, on comptait environ 80 races différentes et c'est au XIXième siècle que ce type d'élevage a commencé à passer de l'échelon familial à l'achelon industriel.
Outre le lapin de garenne, qui est l'ancêtre du lapin domestique, on trouve comme espèces sauvages proches le lièvre d 'Europe (Lepus europeaus), le lièvre variable ( Lepus timidus) et le Cottontail rabbit ( Sylvilagus sp.).


1) Comportement alimentaire et dipsique
2) Comportement social
3) Comportement reproducteur



1) Comportement alimentaire et dipsique

   Le lapin sauvage est un herbivore se nourrissant à partir d'espèces fort variées de végétaux: plantes, herbes,écorces, jeunes pousses, arbustes, bourgeons....
Il s'alimente principalement la nuit; on l'observe cependant se livrant à cette activité durant la journée: à l'aube, en fin d'après-midi et au crépuscule.
La nourriture parvient très finement divisée à l'estomac. Les incisives ( à croissance continue) coupent les tiges et le smolaires mastiquent de façon intense ( 120 mouvements à la  minute).
Le lapin qui pâture reste en état d'alerte. Ses oreilles s'orientent régulièrement dans toutes les directions. Il broute en demi-cercle autour de lui et avance en ligne droite ou en zig-zag ou bien progresse par bonds d'une cinquantaine de centimètres.

Un phénomène propre aux lagomorphes est un type particulier de coprophagie, appelé aussi caecotrophie, pseudorumination ou réingestion. Il a été découvert au siècle dernier par le vétérinaire français MOROT. Les matières fécales émises la nuit sont différentes de celles émises le jour. Plus petites (2 à 12 mm), sphériques, molles, humides et couvertes de mucus.
Elles sont réabsorbées par l'animal qui les prend au niveau de l'anus et avalées sans êtres mâchées. La position adoptée est la suivante: le lapin s'assied et porte la tête sur le côté ou entre les cuisses. Le phénomène apparaît dès qu'une nourriture végétale commence à être absorbée, c'est-à-dire vers la troisième semaine.
Les selles émises durant la journée sont plus volumineuses, oblongues et sèches. Elles ne sont jamais réingéréres.
La fonction de la coprophagie semble être l'obsorption de la vitamine B et des protéines synthétisées par les bactéries du gros intestin ( caecum et colon). Les matières fécales émises la nuit - on les appelle aussi caecotrophes - contiennent en effet deux fois plus de protéines que les autres.


2) Comportement social


Le lapin domestique vivant en cages individuelles, il n'a pas l'occasion d'extérioriser son comportement social.
Les seuls groupes qui sont constitués sont formés par les nichées qui restent ensemble jusqu'au moment de l'abattage ( à l'âge de 3 mois).
Le lapin sauvage a un comportement social relativement complexe.
Parmi le smoyens de communication, notons l'existence de glandes à phéromones situées au niveau de l'anus et d'autres au niveau du menton, les glandes mentonnières. Il a été prouvé que le volume de ces dernières était fonction de la position hiérarchique.
Les matières fécales sont déposées en tas d'environ 30 cm de diamètre que certains auteurs appellent " latrines". Ces tas sont situés à la limite du territoire et sont supposés imprégnés de l'odeur du groupe.
Le lapin émet peu de cris. On les entend lorsqu'ils sont capturés par un prédateur ou lors de la saillie.
L'animal frappe du pied lorsqu'il désire donner l'alarme à ses congénères situés à l'extérieur ou dans les terriers.
L'allofrooming est une forme de communication tactile observée au sein du couple mâle-femelle.
Le comportement agonistique comprend des morsures, des poursuites, des fuites ou des retraits, des mouvements en cercle, des bonds au-dessus de l'adversaire, l'aspersion d'urine.
Lors de la lutte avec un prédateur, des morsures et des coups de griffe sont utilisés.
Au sein d'une colonie, une hiérarchie existe parmi les mâles et une autre parmi les femelles. Elle se marque par une poursuite de la part du dominant entraînant la soumission ou la fuite du dominé. Les combats sont rares et les hiérarchies relativement stables.
La position hiérarchique élevée chez le mâle lui permet de s'approprier les meilleures femelles ( en fait celles qui son également bien placées dans une hiérarchie.)
La position hiérarchique élevée chez la femelle lui permet d'accéder aux meilleurs terriers et ainsi assuré plus de chances de survie à leur descendance.
Les jeunes mâles ne sont pas inclus dans la lignée hiérarchique avant l'âge d'un an. En été, ils sont chassés par les adultes.
On peut mettre en évidence le rang hiérarchique des individus d'un groupe en procédant à des compétitions alimentaires.
Le lapin sauvage vit en colonies de 8 à 10 individus dont le domaine vital est centré sur une garenne. C'est un animal très sédentaire qui ne s'en éloigne que de moins de 600 mètres.
La garenne s'étend parfois sur une superficie d'une vingtaine de mètre de diamètre et s'enfonce à une profondeur de 1 à 3 mètres. Si la densité de population est faible, ce domaine est peu défendu. Les mâles refusent l'accès aux femelles en chaleurs et les femelles défendent leurs terriers d' accouchement. Si la densité est élevée, chaque membre de la colonie marque et défend le territoire contre tout étranger. Lorsque la nourriture est peu abondante, les limites territoriales tendent à s'estomper.


3) Comportement reproducteur.

La puberté se produit vers l'âge de 5 mois
chez les mâles. Chez les femelles nées en automne, elle a lieu vers 5 mois 1/2 et vers 8 mois 1/2 pour celles nées au printemps. Les premiers chevauchements sont observés à l'âge de 60 - 70 jours et le coït peut se dérouler à partir du 100ème jour.
La reproduction a lieu pendant toute l'année, avec une diminution de l'activité en automne et au début de l'hiver. Chez le lapin sauvage, elle se produit principalement du début janvier à la fin juin. Les saillies se
faisant dans les jours qui suivent l'accouchement.
Le cycle sexuel de la lapine, est mal connu. On considère qu'il dure entre 6 jours ( jeunes femelles) et 7 jours ( vieilles femelles). Le mâle étant accepté pendant 3 jours du cycle. Comme dans l'espèce féline, l'ovulation est provoquée par le coït et se produit 10 heures après.
Le comportement précopulatoire du mâle comprend l'exploration olfactive du périnée des femelles, le marquage par les glandes mentonnières, des mouvements en cercle, des poursuites, des sauts et des bonds de même que l'aspersion de la femelle par l'urine.
Chez le lapin sauvage, on observe en outre une sorte de parade. Le mâle se déplace devant la femelle avec le dos voussé. Il porte la queue sur le dos de telle sorte que sa face inférieure ( qui est blanche) soit bien visible. C'est ce que les anglo-saxons appellent le "tail flaging".
La femme, si elle est réceptive, répond en s'immobilisant en lordose.
Lors de l'accouplement, le mâle se place sur le dos de la femelle, l' abordant par l'arrière. Il lui serre les reins avec les antérieurs tout en  progressant vers l'avant. Il effectue ensuite des poussées rapides du bassin. Si la femelle n'est pas en chaleurs, elle ne se place pas en lordose, le mâle descend et recommence le comportement précopulatoire une ou deux fois. Si elle est réceptive, l'intromission et l'éjaculation se produisent immédiatement. Cela se marque par une brusque poussée du bassin et une projection des postérieurs vers l'avant, le long des flancs de la femelle. Ce dernier mouvement est si vigoureux que les postérieurs du mâle perdent le contact avec le sol. De ce fait, il perd l'équilibre et tombe sur le côté, parfois en émettant un cri.
Lors du comportement postcopulatoire, la femelle est peu active tandis que son partenaire, au contraire, court sur le côté ou devant elle en exécutant divers mouvements. Une seconde saillie peu avoir lieu.
Pour les saillies, l'usage veut que la lapine soit transportée vers la cage du mâle et non l'inverse. C'est parfaitement justifié car on a vu que la femelle est beaucoup plus territoriale que le mâle. Elle a tendance, d'ailleurs, à attaquer tout individu introduit dans sa cage.
La gestation dure de 31 à 32 jours. Une ovulation peut se produire directement après l'accouchement ( chez le lapin sauvage, la saillie se produit dans la journée qui suit).
Si une femelle n'est pas fertilisés pour l'une ou l'autre raison, il s eproduit une pseudo-gestation qui se termine après 17 à 20 jours par la construction d'un nid et d'une ébauche de comportement maternel.
L'accouchement se déroule de la même façon que chez la chatte quoique beaucoup plus rapidement.
Quelques jours avant la parturition, le lapin domestique construit un "nid" en forme de boule dans un coin de sa cage. Il est constitué de paille et garni intérieurement de poils arrachés au ventre et au poitrail. Le nid est muni d'un toit et est complétement fermé. La construction du nid est contrôlée hormonalement par la balance progestérone/oestrogène. Le rapport est plus petit juste avant la parturition. Le taux de prolactine ne semble pas avoir d'influence.
Le lapin sauvage ( de même que le lapin domestique placé dans le smêmes conditions) creuse une à deux semaines avant l'accouchement une "rabouillière" ou terrier d'accouchement. Celui-ci comporte une chambre de 60 à 70 cm de diamètre renfermant le nid et communiquant avec l'extérieur par une galerie de 1,5 à 2 m. L'orifice de cette galerie est refermé après chaque visite.
L'allaitement n'a lieu qu'une seule fois par jour ( le lait de la lapine est très concentré). Il dure de trois à cinq minutes et s'arrête brusquement. A ce moment, la mère est debout sur les quatre membres, elle vousse le dos et garde les yeux demi-fermés.
Les lapereaux naissent nus et aveugles. Ils sont nidicoles. Ils têtent dès la première heure de leur vie. Ils ne sortent pas du nid durant les trois premières semaines de leur vie ( leur poids passe de 50 à 300 g en 20 jours. Après, le nid devenant trop petit et la mère laissant une ouverture à l'entrée de la rabouillière, ils s'aventurent à l'extérieur et commencent à absorber des aliments solides.



Le lapin passe une partie importante de son temps à nettoyer sa fourrure par léchage et grattage.
L'allogrooming effectué notamment au sein du couple est fréquent et entre dans le cadre de la communication.
Le repos est effectué en décubitus sternal ou latéral et a lieu surtout au cours de la journée.





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                                                                              Le comportement de la poule






       
L'espèce qui a donné naissance à nos volailles domestiques ( Gallus gallus) est le coq Bankiva ( Red Jungle Fowl) qui existait encore à l'état sauvage il y a une centaine d'années.
Selon certains auteurs l'origine serait polyphylétique.
La domestication aurait débuté vers 1400 avant J.C. en Malaisie. L'espèce aurait ensuite gagné les Indes puis la Chine, la Perse et enfin la Grèce. A partir de cette région, elle se serait répandue En Europe et en Afrique.
La sélection des volailles a porté durant toute une époque sur des critèrres ornementaux ( couleur, structure des plumes, aspect de la crète) ou sur l'agressivité ( coqs de combat).
Depuis 70 ans environ, elle a eu pour but de constituer des animaux spécialisés, appartenant soit au type " broiler" ( poulet de chair : "poulet à rôtir"), soit au type pondeuse.

Les espèces sauvages apparentées et qui peuvent s'hybrider avec les poules domestiques sont :

a- le Coq de Sonnerat ( Gallus soneratii), de couleur grise, vivant en Inde.
b- le Coq de Stanley (Gallus stanleyi), de couleur rouge et jaune, localisé dans l'île de Ceylan.
c- le Coq tacheté ( Gallus varius), de couleur vert foncé.


1- Comportement exploratoire.
2- Comportement alimentaire et dipsique.
3- Comportement d'élimination.
4- Comportement social.
5- Comportement reproducteur.
6- Comportement de toilette.
7- Comportement veille-sommeil.


1- Comportement exploratoire.


   Chez les animaux qui en ont la possibilité, le comportement exploratoire est bien développé. Il se marque par des déplacements qui peuvent les conduire à plusieurs centaines de mètres de leur point de départ. Les objets et les lieux sont inspectés par la vue dont l'acuité de même que la perception des couleurs sont bien établies.
Notons que chez la plupart des races de volailles, l'aptitude au vol existe toujours et que les oiseaux peuvent ainsi parcourir entre 10 et 20 mètres.


2- Comportement alimentaire et dipsique.


   Les réserves contenues dans la vésicule vitelline( environ 1/3 du volume du jaune à la ponte) permettent au nouveau-né de subsister sans s'alimenter durant les premières 24 heures. On observe d'ailleurs, à ce moment, peu ou pas du tout de picorage.
Au début, le poussin picore indistinctement des éléments nutritifs et des éléments non-nutritifs. C'est l'apprentissage se faisant grâce des renforcements d'ordre gustatif, qui le conduit à ne plus picorer que des aliments.
Chez les animaux incubés artificiellement, on observe parfois, au cours des premiers jours de la vie, des difficultés à reconnaître la signification de la mangeoire et de l'abreuvoir. Des signaux lumineux clignotants de teinte verte permettent d'y remédier et d'éviter des mortalités parfois importantes.
L'absorption des liquides est également le résultat de l'apprentissage.
Les poules en parquet se rendent fréquemment à l'abreuvoir: entre 30 et 40 fois par jour.
Les volailles à l'état sauvage sont omnivores. Elles se nourissent de graines, de baies, de racines, de jeunes pousses, de feuilles, d'herbe, d'insectes, de vers...La recherche des aliments se fait souvent par un grattage du sol des deux pattes suivi par un mouvement de recul et d'un picorage. Les poules pourraient ajuster elles-mêmes leur régime en ingérant préférentiellement ce qui contient les éléments dont elles ont un besoin particulier ( par exemple, le calcium pour les pondeuses)..
Si la durée d'éclairement journalière est normale, les volailles ne mangent pas durant les périodes d'obscurité. Dans les conditions naturelles ou quand elles sont habituées à un rythme nycthéméral artificiel régulier ( durée d'illumination variant entre 8 et 16 heures), elles mangent surtout en début et en fin de journée. La quantité ingérée le soir augmente lorsque les animaux peuvent prévoir l'apparition de l'obscurité. Cette quantité augmente aussi  si la durée de la nuit augmente ( en hiver). Tout se passe donc comme si les volailles s'arrangeaient pour que leur jabot soit plein à la tombée du soir et pour que, la digestion s'étant effectuée la nuit, elle n'ait pas faim le lendemain matin. Chez les poules en période de ponte, le rapport entre la quantité ingérée le matin et celle ingérée le soir est modifié.
Les poussins, dans les conditions naturelles, absorbent une grande quantité d'invertébrés: 60% du poids sec de leur régime entre 0 et 2 semaines et 40% entre 3 et 5 semaines.
Si l'alimentation est distribuée sous un aspect uniforme ( farine, granulés), des troubles du comportement ( picage) peuvent apparaître, même si les besoins nutritionnels ( calories,protéines, vitamines...) sont couverts.
Les facteurs sociaux ont une grande influence sur la consommation de nourriture. La présence d'un congénère qui mange ou qui est un activité l'augmente. L'audition des bruits que font les volailles en picorant a le même effet. Un animal dominant qui a fini son repas retournera à la mangeoire s'il voit des dominés qui y sont. L'importance de la position hiérarchique  dans l'accès à la nourriture est telle que les poules situées dans le bas de l'échelle de dominance sont souvent insuffisamment alimentées.



3- Comportement d'élimination.


    Les urines et les matières fécales sont émises en même temps du fait que les voies urinaires et digestives se terminent au niveau d'un orifice commun: le cloaque.
Les excrétas sont déposés au hasard, généralement lorsque les animaux sont perchés.
L'attitude adoptée est la position accroupie.
Les poules en incubation n'éliminent qu'une seule fois par jour, lorsqu'elles quittent le nid.


4- Comportement social.

 
    La  socialisation se produit de la même manière chez les volailles Bonkiva que chez les domestiques. Les premières relations sociales établies par le poussin le sont, d'une part avec sa mère et d'autre part avec les autres poussins de la couvée.
Les interactions entre les poussins et la poule sont basées sur un ensemble de stimuli ( surtout auditifs) venant de cette dernière et déclenchant des réponses adéquates chez les jeunes, dans des situations telles que la présence d'un prédateur ou de nourriture, le froid, etc. Ces relations commencent à être établies avant l'éclosion par des échanges sonores.  A partir  du 10ième jour, leur intensité  diminue graduellement.
Les interactions avec les autres poussins consistent en différentes activités: courses, gambades, poursuites, assauts ( sans utilisation des armes employées par les adultes: bec et éperons). La hiérarchie et les combats réels qui l'établissent ne commencent à se manifester qu'entre la 6 ième et la 10 ième semaine ( plus tôt chez les coquelets que chez les chapons et plus tôt chez ces derniers que chez les poulettes).

   L'imprégnation chez la volaille provoque la création extrêmement rapide d'un lien définitif à un moment de la vie où les réactions d'évitement et de crainte ne sont pas encore développées.
La période critique pour le comportement du suivre s'étend de la 9ième à la 20ième heure.
Elle peut être allongée par des moyens médicamenteux ( tranquillisants) ou par l'isolement du poussin par rapport à tout ce qui pourrait provoquer une empreinte; ce dernier procédé retarde le phénomène jusqu'au 7ième jour.
Chez le poussin l'imprégnation se fait sur un stimulus visuel non spécifique: au cas ou plusieurs possibilités se présentent, le choix du poussin sera fixé sur le stimulus visuel  qui est renforcé par un stimulus auditif particulier ( cri de la poule). Ce stimulus auditifnest, dans le cas du poussin, spécifique, chez d'autres espèces ( l'oie par exemple) ce stimulus n'est pas spécifique.
Des stimuli qui, normalement, sont suivis d'une réponse de fuite ( choc électrique, douleur, froid intense,...) ne modifient pas la réponse d'approche des poussins vers l'objet sur lequel ils ont été imprégnés.
   La communication est assurée par des signaux visuels assez variés ( expression corporelle) et auditifs, ces derniers étant prépondérants. Le" vocabulaire" aviaire est le résultat d'un apprentisage qui s'effectue durant les premiers jours qui suivent l'éclosion. On a identifié 33 types de sons différents chez la volaille. Le "cocorico" du coq a une signification de marquage territorial. Dans les conditions naturelles, il n'est émis qu'aux premières heures de l'aube. Les animaux en batterie le font entendre à toute heure de la journée.
   Les caractéristiques individuelles qui permettent à une volaille d'être identifiée par ses congénères ont été étudiées expérimentalement. Ce sont essentiellement les traits particuliers de la tête et notamment la crête qui rendent cette reconnaissance possible. La durée de la mémorisation de ces informations est de une à trois semaines. Le nombre maximum moyen de congénères qui peuvent être reconnus par un individus est de 96.
  Le comportement agonistique comprend l'attaque, la fuite, le fait de se dérober ou la soumission. l'attaque se traduit par la menace, le becquetage ou le combat. La soumission est exprimée par la courbure du cou et l'accroupissement. Elle n'est observée que chez les femelles.
 Le fait de se dérober implique le déplacement de l'animal à distance respectable
d'un dominant. La fuite est la manifestation la plus négative du comportement
 agonistique. Après le combat, des attitudes corporelles particulières expriment
la victoire ou la défaite.
Le débecquage ne diminue pas l'agressivité chez ces animaux mais en réduit les
effets.La présence d'un mâle ou d'une femelle dominante induit une forte diminution
des interactions agonistiques entre deux poules.
Les volailles ne présentant pas de territorialité, les différents individus évoluent
chacun dans un domaine vital qui recoupe celui des voisins.
Dans les troupeaux composés d'animaux des deux sexes, deux hiérarchies
s'installent: une entre les mâles et une entre les femelles.
On observe pratiquement très peu d'interactions agonistiques entre mâles et
femelles.
Deux volailles adultes ne se connaissant pas établissent immédiatement entre
elles une relation dominant-dominé. Plus le troupeau est grand, plus la lignée
 hiérarchique devient compliquée ( relations triangulaires ouplus complexes).
Au-delà de 40 individus, une deuxième lignée apparaît et ainsi de suite.
Le droit au becquetage ( peck right) semble plus marqué dans le bas de la
hiérarchie que dans le haut.
La dominance implique certaines "responsabilités", telles que la défense du
 groupe contre un agresseur.
La position hiérarchique ( ou pecking-order) est le résultat de plusieurs facteurs:
- l'aspect extérieur: crête, plumage (mue), poids, taille, attitudes particulières.
- l'agressivité: elle est héréditaire et varie selon la souche: au 19ième siècle, les combats de coqs étaient fréquents et ces animaux sélectionnés interviennent dans la filiation de nos volailles actuelles. Si leur apport génétique est important, l'agressivité de la race ou de la souche sera élevée; la technique de combat, l'agilité et la rapidité seront meilleures.
- les mécanismes hormonaux et nerveux: les androgènes augmentent l'agressivité, les oestrogènes la diminuent.



5- Comportement reproducteur.


   Le coq est polygame. L'accouplement est précédé par une séquence comportementale appelée comportement de cour. Chez certaines espèces d'oiseaux, ce comportement est très sophistiqué et on peut parler chez eux de parade nuptiale: l'aspect morphologique est modifié ( plumage chez les Chevaliers Combattants, chez les Paradisiers, poche du jabot chez les Frégates) et des attitudes tout à fait particulières sont adoptées ( le paon qui fait la roue, l'oiseau-jardinier qui construit une sorte d etente décorée de fleurs). Ces parades nuptiales sont interprétées comme la ritualisation de certains autres comportements: grooming, offrande de nourriture aux jeunes, demande des soins de la mère, couvaison...destinés à apaiser et à " séduire" le partenaire sexuel.
  Chez la volaille domestique, le coq parade devant les différentes poules de son troupeau afin de tester leur réceptivité.
Son comportement de cour, qui est assez simple comparativement à celui d'autres espèces de gallinacés, peut être décrit de la façon suivante: il gratte le sol au moyen de ses pattes, recule un peu et picore en émettant des cris d'appel. Le plus souvent, il n'y pas de nourriture et le coq absorbe des petits cailloux ou d'autres particules comme s'il s'agissait d'un aliment. la poule s'approche et cherche la nourriture; s'il y en a, elle mange, dans le cas contraire, elle cherche en vain. Le coq effectue alors divers mouvements: il "valse", bat des ailes, est agité de tremblements; si la poule est réceptive, elle s'accroupit et l'accouplement se produit. Le mâle monte sur le dos de la femelle et place sa queue en éventail tandis que la femelle met la sienne sur le côté. Les cloaques des deux animaux s'éversent et le sperme est éjaculé. Le comportement postcopulatoire est bref: les animaux se séparent et se secouent; la poule s'éloigne tandis que le coq recommence parfois sa parade nuptiale.
Les accouplements ont lieu tout au long de la journée, avec une augmentation de leur fréquence en fin d'après-midi. Il existe des préférences dans le choix du partenaire, aussi bien de la part du coq que de la poule. Ces préférences se font selon des critères individuels et raciaux.
Lorsqu'on isole précocement des poussins mâles de leurs congénères femelles, on constate que ces animaux ont, à l'âge adulte une aptitude moins grande à la reproduction.
Les coqs qui occupent un rag élevé dans leur hiérarchie effectuent plus de saillies que les autres. Par contre, on observe que les poules qui occupent un rang élevé dans leur hiérarchie, sont moins "courtisées" par les mâles, effectuent moins souvent l'accroupissement préliminaire au coït et s'accouplent moins fréquemment.
Des cas d'homosexualité peuvent être observés chez les volailles. Ils sont le fait des mâles ou des femelles. On les attribue à de mauvaises interprétations des attitudes de soumission lors des interactions entre deux individus très éloignés dans l'échelle de dominance.
Les aberrations du comportement sexuel sont plus fréquentes dans les espèces d'oiseaux dont le dimorphisme sexuel est moins accusé  (Pigeons, par exemple).
Le comportement maternel consiste en la construction du nid, la ponte (oviposition), la couvaison et l'élevage des jeunes. Chez certaines races de pondeuses, l'instinct maternel a été génétiquement supprimé de telle sorte que la ponte ne soit pas interrompue par la couvaison (Leghorn).
Dans les conditions naturelles, la reproduction s'effectue de la mi-mars à la mi-octobre et comprend 2 couvées; la ponte dure 2 semaines ( plus ou moins 14 oeufs, à raison de 1 oeuf par 25 heures). l'incubation se déroule en 3 semaines et l'élevage des jeunes en 8 à 10 semaines.
Les jours qui précèdent la ponte du premier oeuf, la poule recherche un endroit propre à la nidification.Celui-ci est généralement choisi dans un lieu calme et abrité, sous le couvert des arbres ou des buissons. Le nid est est une simple dépression peu profonde, naturelle ou causée par l'oiseau et garnie de quelques plumes et débris végétaux. la ponte est effectuée dans la position accroupie et suivie d'une inspection de l'oeuf au moyen des yeux et du bec. Durant l'incubation, l'appétit diminue et les animaux perdent environ 15% de leur poids . La poule reste sur son nid toute la journée, l'approche de l'homme ou d'un prédateur ne la fait fuir qu'en dernière extrémité. Le mimétisme du plumage et l'immobilité étant la meilleure protection de la couvée. La poule couveuse quitte son nid aux heures les plus chaudes ( entre 11h et 14 h) pour une période d'environ 40 minutes durant lesquelles elle s'alimente en vitesse ( 2 fois plus de picorage par minute que d'habitude) et indépendamment du troupeau, elle élimine, boit, et effectue quelques mouvements de grooming. Elle regagne ensuite le nid par des voies détournées. Si une prédateur est en vue, elle s'en éloigne. Avant de se recoucher sur les oeufs, elle piétine la couvée ce qui provoque le retournement des oeufs.
Après éclosion, la poule éleveuse couve ses poussins à de nombreuses occasions; si la température ambiante diminue, s'il pleut ou si le sjeunes ont froid pour une autre raison.
Le rassemblement des poussins sous les ailes protectrices de la mère se produit soit à l'appel de cette dernière, soit par l'approche des jeunes.
Le comportement maternel se déclenche suite à des stimuli externes et internes.
Parmi les stimuli internes, citons une hormone hypophysaire, la prolactine. cette dernière provoquerait la couvaison en exerçant un effet négatif sur les gonades, cela induisant une suppression de l'agressivité et une inhibition du comportement sexuel.
Le contact physique avec les oeufs serait le stimulus externe le plus important. Si les oeufs n'éclosent pas ou s'ils sont remplacés par des leurres en plâtre, l'incubation est prolongée plus tadt que la durée normale chez certaines espèces d'oiseaux ( pigeons). La luminosité et la température des oeufs auraient également une influence. Le contact physique entre la mère et les poussins est le stimulus nécessaire au déclenchement du comportement d'élevage des jeunes. Ce dernier peut être produit expérimentalement chez une poule qui n'a ni pondu, ni couvé si la mère adoptive est placée en présence de poussins en duvet dans des conditions de semi-obscurité de haute température et d'humidité élevée. De cette façon, on peut même faire élever plusieurs couvées sucessives.
Les communications vocales entre la mère et ses jeunes ont une grande importance pour le développement du comportement social de ces derniers.


6- Comportement de toilette.


   Dans les conditions habituelles, le groomin occupe les volailles environ une heure par jour.
Le bec intervient pour lisser et becqueter les plumes et la peau.
Les ongles sont également utilisés.
Les "bains de poussières" sont effectués dans des petites dépressions du sol, naturelles ou causées par les oiseaux qui s'accroupissent et se couchent sur le côté en ébouriffant leurs plumes. Le redressement est suivi de secousses destinées à éliminer la poussière. Si les conditions ne fournissent pas aux volailles la possibilité d'effectuer cette activité, on observe parfois qu'elles l'accomplissent dans les mangeoires.


7- Comportement veille-sommeil


   Les volailles s'assoupissent ou s'endorment dès qu'elles se trouvent dans l'obscurité. Durant la journée on observe également des périodes de repos; s'ils en ont la possibilité, les animaux se perchent pour dormir, le plus haut possible par rapport au sol. lors du sommeil, latête et le cou sont repliés sous l'aile.
L'endroit choisi par une couvée pour dormir est généralement situé à proximité du nid.
L'heure du début des activités suit le lever du soleil et l'heure su sommeil précède le coucher du soleil.