L'ascaridiose
du chien est une parasitose due à la présence et au développement dans
l'organisme puis à l'installation dans l'intestin grêle du chien de
nématode de grande taille, de l'ordre Ascaridida du genre Toxocara ou
Toxascaris.
1) GénéralitésLes
ascarides font partie des helminthes les plus fréquents chez les chiots
et les femelles. Environ 10 à 20 % des chiens en milieu urbain ou rural
sont parasités par des helminthes, cette fréquence atteint environ 60%
en chenil.
Les
ascarides se trouvent chez les femelles d'une part et chez les jeunes
d'autre part, où ils sont responsables de divers troubles cliniques (
toux, diarrhée, vomissements, ballonnement, douleurs abdominales) ou
subcliniques ( retard de croissance, fragilité osseuse).
La
lutte fait appel à des mesures hygiéniques mais surtout aux traitements
réguliers des reproducteurs et des jeunes.
La
toxocarose présente une importance en santé publique puisque l'homme
peut être infesté par ingestion des oeufs larvés de
Toxocara canis.
- Morphologie - Deux
espèces d'acarides parasitent le chien : Toxocara canis et Toxocara
leonina.
- La toxocarose due à T.canis,
est de loin la plus importante, de par sa fréquence et ses conséquences

chez les
chiots.
Toxocara canis est le plus gros des nématodes
digestifs du chien. La taille de ces vers est souvent de
l'ordre
d'une dizaine de centimètres ( 8 à 15 cm et jusqu'à 10 cm pour le mâle
et 18 cm pour la femelle).
Ces vers ont une coloration blanc
jaunâtre et possèdent en partie antérieure deux
élargissements cuticulaires,
de forme allongée
appelés " ailes céphaliques". L'extrémié antérieure est pourvue de 3
lèvres denticulées permettant
la fixation temporaire du
parasite à la paroi digestive.
La
présence d'un ventricule glandulaire à l'extrémité de l'oesophage
permet de regrouper les parasites du genre toxocara dans la familledes
toxocaridae. L'extrémité postérieure des mâles porte un petit appendice.


Les toxocara sont localisés à l'intestin grêle au
satde adulte. Toutefois,
du fait de leur
musculature, ils sont capables de se déplacer; on peut alors
les
retrouver dans le duodeum et l'estomac ( d'où ils peuvent être vomis), l
les
canaux biliaires ou le foie, ou la cavité
abdominale s'il y a eu perforation
du tube
digestif. Les formes larvaires présentent des migrations complexes
dans
divers viscères ou organes;
-
Cycle du parasite-Les
ascarides ne sont pas hématophages mais consomment une grande quantité
de glucose, acides aminés, vitamines, oligo-éléments et de minéraux
tels que le calcium et le phosphore..
Cette
spoliation
peut expliquer les troubles osseux constatés chez les chiots
fortement infestés et la possiblité de crises convulsives liées à des
hypoglycémies.
Les vers peuvent obstruer l'intestin grêle des
jeunes
carnivores en se mettant en pelotes, d'où des signes d'obstruction (
diarrhée et constipation).
L'irritation digestive qui y est
liée
peut se traduire par une perforation intestinale et l'apparition d'une
péritonite rapidement mortelle.
Les ascarides sont
des parasites n'ayant qu'un seul hôte: cycle monoxène.
La
prolificité est très importante, de 20000 à 200000 oeufs par
jour et par femelle. Lors

d'une infestation
importante, un animal pourra rejeter plusieurs millions d'oeufs par
jour.
Les
oeufs
de toxocara canis mesurent environ 75 x 90 µm.
Ils sont globuleux
et posèdent une coque épaisse, jaunâtre
et ponctuée.
Ils contiennet, au moment de leur émisision, une
seule cellule
remplissant la quasi-totalité de l'oeuf.
Les oeufs
éliminés avec les selles par les jeunes ou les femelles infestés
évoluent dans le milieu extérieur en
3 à 4 semaines pour
devenir infestants. Ils sont extrêmement résistants et
survivent à des températures comprises
entre 10 °C
et 45 °C. Ils ne craignent pas la sécheresse ni le milieu liquide. Ils
peuvent demeurer infestants
pour les chien
plusieurs années ( 2 à 5 ans).
Lorsque
ces oeufs contenant une larve sont ingérés par un jeune carnivore de
moins de 6 mois, ils évoluent jusqu'à donner des adultes intestinaux.
Les larves libérées dans l'intestin traversent la paroi intestinale,
gagnent le foie, puis le coeur par le système circulatoire. Elles
atteignent ensuite les poumons via les artères pulmonaires, elles
sortent alors des vaisseuax pour entrer dans les alvéoles pulmonaires.
Elles
remontent ensuite jusqu'aux bronches puis à la trachée, avant d'être
dégluties et de revenir à l'intestin où elles deviennent enfin des
adultes et s'accouplent.
Cette migration, dite
entéro-pneumo-trachéo-entérale
prend 5 semaines. Le passage par les poumons explique les symptômes
respiratoires ( toux sans hyperthermie) qui précèdent ou accompagnent
les troubles digestifs. Seul ce cycle existe pour
Toxocara leonina,
tandis que des variations existent pour
toxocara canis.
Lorsque
les oeufs larvés sont ingérés par des chiens de plus de 6 mois, les
larves ont une migration semblables jusqu'aux poumons, mais ne rentrent
pas dans les alvéoles et repartent vers le coeur via les veines
pulmonaires. Elles sont ensuite distribuées dans tout l'organisme par
le système circulatoire.
Elles vont s'enkyster dans de
nombreux
organes tout en demeurant vivantes. Elles finiront par y mourir,
généralement en 1 an environ pour le mâle. Les larves enkystées
demeurent vivantes et infestantes durant plusieurs années
ches
les femelles.
- Chez les
chiennes -
Les larves de Toxocara canis sont susceptibles de se "réveiller" lors
de la période d'oestrus ou avant et après la mise-bas. Cette
activité parasitaire dépend du cycle hormonal des chiens.
Il
s'agit
essentiellement des larves enkystées ( en diapause) dans la mamelle,
l'utérus ou le tissu musculaire. Les larves qui reprennent leur
activité aux alentours de l'oestrus vont gagner les poumons pour
reprendre un cycle évolutif classique et donner des vers adultes
intestinaux 5 semaines après. Les larves qui se réactivent dans les 15
jours avant et après la mise-bas vont donner des vers adultes d'une
part, mais vont surtout infester les chiots soit directement dans
l'utérus, avant la naissance, soit après la naissance par
l'intermédiaire du colostrum puis du lait.
-
Chez les chiots -Les
larves ayant pénétré avant la naissance ont un cycle classique et
aboutissent à la présence d'adultes dès l'âge de 10 jours ( puisque le
cycle évolutif à commencé avant la naissance). Les larves ingérées par
colostrum ou le lait migrent par le système circulatoire et les poumons
avant de donner des adultes intestinaux.
Si un
rongeur vient a
ingérer un oeuf larvé ( contenant une L2), il hébergera dans ses tissus
des larves quiescentes. Il se comporte comme un hôte paraténique. Ce
rôle est très important dans l'ascaridose à
Toxocara leonina.
Cycle
de Toxocara canis chez le chien

2) Epidémiologie
-
Sources de parasites -Elles
sont constituées du milieu dans lequel se trouvent les oeufs, très
résistants, et des chiennes elles-mêmes qui hébergent dans leurs tissus
des alrves capables de reprendre leur évolution et d'infester les
jeunes carnivores.
La longévité des ascarides est relativement
faible. Ils disparaissent naturellement en 4 à 6 mois. Les parasites
sont très prolifiques, d'où une importante contamination du milieu.
-
Mode d'infestation -
La connaissance du
cycle évolutif de T.canis permet d'identifier les 3
modalités
d'infestation des chiots. Ces derniers peuvent être contaminés
avant
même leur naissance par les larves qui étaient enkystées chez leur
mère.
Une femelle peut contaminer plusieurs portées successives. Ils
présentent
une toxocarose dès la fin de leur première semaine de vie.
Les
chiots peuvent s'infester juste après leur naissance et durant environ
10
jours par l'intermédiaire du colostrum puis de lait.
Ils
peuvent enfin s'infester en ingérant des oeufs larvés
présents dans leur
environnement. Ces oeufs proviennent des
vers formés chez d'autres jeunes
ou de ceux éliminés par des
femelles.
- Existence
d'hôtes paraténiques -Les
oeufs présents dans le milieu peuvent être ingérés par d'autres animaux
que les chiens et notamment les rongeurs ( rats,souris). Chez ces
derniers, les larves gagnent divers organes et s'y enkystent.
Des
jeunes chiens chassant et consommant des rongeurs peuvent s'infester.
Ce
mode de transmission est la principale modalité évolutice de toxocara
leonina.
-
Animaux réceptifs -Les
jeunes carnivores de moins de 6 mois et les femelles hébergent des
ascarides adultes. Les chiens mâles de plus de 6 mois sont rarement
infestés mais peuvent l'être à l'occasion d'immunodépression
passagères. Cette limite de 6 mois est en fait très progressive. En ce
qui concerne Toxocara leonina, la facteur âge est moins important et
les infestations s'observent à tout âge.
3) Etude clinique
- La toxocarose à T. canis se
caractérise par : . des
troubles respiratoires:
toux, avant les autres signes d'appel ( ces signes
correspondent
au passage des larves des artères pulmonaires dans les alvéoles).
.
une atteinte
générale:
croisance ralentie des chiots, appétit irrégulier, maigreur, pelage
terne, piqué, douleurs articulaires ( avec rachitisme et déformations
osseuses, surtout chez les grandes races)
. des
troubles digestifs:
diarrhée ( alternant avec des phases de constipation), mais surtout un
ballonement, parfois très marqué et accompagné par des vomissements de
paquets de vers. Une élimination des vers dans les matières fécales est
possible.
La toxocarose favorise l'apparition d'autres
maladies,
notamment digestives, telles que les coccidioses. Elle diminue
également l'efficacité des vacinations par un effet immunodépresseur.
. Evolution:
sont alors possibles : troubles diarrhéiques marqués, choc allergique
avec détresse respiratoire
Elle peut être fatale pour les animaux lors d' infestations massives.
Les pelotes ascaridiennes entraînent l'obstruction de l'intestin
accompagné de météorisme, de désordres bactériens ( autointoxication),
et parfois d'unedéchirure intestinale conduisant à une péritonite
mortelle .Lors de réinfestations successives, des phénomènes
d'hypersensiblité peuvent se traduire par la mort de larves en
migration pulmonaire avac apparition de signes respiratoires ( toux
asthmatiforme). Dans ce cas, il n'y a pas d'adultes intestinaux et les
examens coproscopiques restent négatifs. Dans certains cas, lors
d'infestations masives, la lyse brutale des ascarides après traitement
se solde par la libération de nombreux antigènes au pouvoir allergène
important. Des phénomènes d' hypersensiblités. Pour cette raison, il
est parfois recommandé de ne traiter une première fois les animaux qu'à
demi-dose, avant d'employer la posologie adéquate une semaine plus tard.
-
Lésions -L'infestation
ascaridienne induit localement des lésions d'entérite
congestivo-hémorragique. De nombreux vers sont visibles dans l'intestin
grêle. Des granulomes d'origine parasitaire peuvent être retrouvés dans
divers organes dont les poumons.
-
Diagnostic- La
suspicion clinique est aisée sur des jeunes carnivores venant d'être
achetés. Elle doit être confirmée par le diagnostic expérimentale. Au
terme de la période prépatente, des oeufs sont éliminés en
grande
quantité. Un examen coproscopique microscopique permet en général de
mettre en évidence les oeufs d'ascarides et de distinguer
l'espèce. ( Toxocara ou Toxocaris).
4 ) Méthode de
lutte.
- Prophylaxie en élevage -
Mesures défensives en
milieu sain ( cas des élevages)A
l'introduction d'un animal, il faut éviter d'introduire un porteur de
parasites. Un dépistage coprologique est nécessaire. S'il est positif,
un traitement approprié sera mis en oeuvre.
Circulation dans
l'élevage.Les
personnes qui circulent dans un chenil sont susceptibles d'entraîner
avec elles des éléments infestants ( par exemple avec de la boue des
chaussures). Elles peuvent ainsi les apporter de l'extérieur, ou au
contraire les emporter et les véhiculer d'un enclos à l'autre. Ceci
explique l'intérêt d'installer un ou plusieurs pédiluves entre les
enclos et à l'entrée du chenil. Les désibfectants actifs sur les oeufs
sont peu nombreux: formol à 3%, crésyl à 2% ou mélange formol à 3% +
CuSO4 à 2 %. L'eau de Javel, les dérivés phénoliques, les iodophores et
les ammoniums sont peu actifs.
- Prophylaxie sanitaire-Il
s'agit de l'hygiène générale de l'élevage. Les oeufs de parasites sont
résistants plusieurs années ( pour les oefs d'ascarides et de
trichures).
Limiter le contamination
du milieu.Eviter le surpeuplement,
isoler les jeunes des mères dès que possible et n'amener les mères que
pour les tétées.
Nettoyer le milieu.-
sol ou parcours en terre, terre battue, sable: gravillonner. Le gros
gravier laisse passer les oeufs qui évolueront mais seront
inaccessibles aux chiens. Il est possible de retourner la
terre
pour enfouir les oeufs.
- sol dur ( béton, ciment),
niches et
cages: le lavage au jet d'eau de façon quotidienne ou biquotidienne est
essentiel. Il élimine les matières fécales et un grand nombre
d'éléments parasitaires. Le Karcher ou jet d'eau sous pression est plus
efficace qu'un simple jet. Il est intéressant d'associer un brossage du
sol et des anfractuosités une fois apr semaine.
Désinfecter le milieu.Cette
désinfection est inutile si elle n'est pas précédée d'un nettoyage.
-
Prophylaxie médicale -En
milieu contaminé, il est nécessaire d'associer des mesures médicales
aux actions sanitaires. Ceci contribue à diminuer le taux d'infestation
des animaux.
-
Vermifugation des femelles après la mise bas -
-
Vermifugation des femelles en période de reproduction et début de
gestation.Les
femelles sont vermifugées lors des chaleurs, ce qui permet la
destruction des vers adultes et une destruction partielles des larves
somatiques. Les anthelmintiques nématoticides classiques sont employés
dans un but de destruction des adultes, en revanche une activité sur
des larves en réveil ou en migration n'est obtenue qu'avec des
vermifuges diffusant dans les tissus ( fenbendazole, flubendazole,
oxfendazole, lévamisole) et administées plusieurs jours de suite.
Les
chiennes et les chattes ont traitées 15 jours après la mise bas puis
toutes les 2 semaines jusqu'au sevrage des jeunes ( 8ième semaine).
-
Vermifugation en élevage et chez le propriétaire -
Traitement des
chiots.Les
chiots sont vermifugés dès l'âge de 15 jours ( parfois 10 jours lors de
problèmes sévères d'ascaridose), puis tous les 15 jours jusqu'au
sevrage. La vermifugation est ensuite mensuelle jusqu'à 6 mois. Loes
d'infestation massive, il est possible de traiter en plusieurs fois en
commençant à demi_dose durant 2 jours, puis une dose pleine 2-3 jours
après , de façon à éviter tout phénomène allergique.
Le rythme
de
vermifugation des chiots est lié à la présence supposée de larves
d'ascarides en migration à divers stades, d'où la possibilité
d'apparition de vers dès l'arrêt des traitements. Les vermifugations
débutent avant le sevrage du fait des contaminations par le lait
maternel.
En milieu sain, la fraquence des traitements peut
être
allégée avec une vermifugation à 8 semaines, puis une à 12 semaines (
au même moment que les vaccinations).
Traitements des chiens
adultes.Une vermifugation semestrielle
est recommandée en l'absence de dépistage coproscopique.
-
Risques pour l'homme -Toxocara
canis et T. cati ont un potentiel zoonotique, à l'inverse de T. leonina.
D'après
les études sérologiques menées chez l'homme T.cati aurait un caractère
zoonosique semblable à celui de T. canis: il serait responsable d'un
tiers des larva migrans, contre deux tiers pour T. canis. Les oeufs
larvés infestants, s'ils sont consommés par un être humain, libèrent
une larve qui va migrer un certain temps avant de mourir ( lava migrans
ascaridienne). Il s'agit d'une zoonose incomplète ( le parasite meurt)
mais qui peut être grave médicalement, notamment lors de migration dans
l'encéphale ou au niveau de l'oeil. Les enfants sont les sujets à
risque, car des oeufs se trouvent dans leur environnement: jardins
publics, bacs à sable, jardins particuliers lors d'achat d'un chiot ou
d'un chaton.
5 )
Toxocarose zoonose.
C'est en 1952 que toxocara canis est identifié chez l'enfant, puis
qu'est définie la notion de larva migrans viscérale.
L'homme
joue dans la toxocarose le rôle d'un hôte paraténique. Il constitue
pour le parasite un cul-de-sac évolutif.
-
Fréquence -De
1,9 à 4,3 % aux Etats-Unis, 2,6% en Angleterre, 8% dans le sud de la
France. Les taux observés dans les pays en voie de développement sont
nettement plus élevés, ainsi qu'en milieu rural par rapport
aux
zones urbaines.
La proximité des chiens dans l'entourage des
enfants
est un facteur de risque important. Les enfants sont les plus exposés à
l'infestation. Le taux le plus important est observé dans la classe
d'âge de 6 à 12 ans.
-
Clinique -L'infestation
se faisant par ingestion d'oeufs (contenant des L2) présents sur le
sol, le contact direct avec un chien parasité n'est pas obligatoire.
L'affection
se déclare surtout chez des enfants de 1 à 4 ans (
commémoratifs
de pica). Elle prend souvent la forme de petites épidémies.
L'homme
ne constitue pas un bon hôte pour les larves qui ne peuvent se
développer, mais peuvent néanmoins survivrent 2 ans environ avant de
dégénérer.. On tend aujourd'hui à différencier plusieurs types selon
les manifestations cliniques et peut être la pathogénie;
- les
manifestation de larva migrans viscérales
- les manifestations
de larva migrans oculaire
- d'autres manifestations.
Les
symptômes sont liés à la migration préférentielle des larves vers le
foie, les poumons, le coeur, les yeux et le système nerveux central.
Larva migrans
viscéralesElles
se traduisent par des symptômes généraux: asthénie, courbatures et
douleurs musculaires, des troubles de la croissance qu'accompagne un
syndrome fébrile.
La gravité des symptômes est liée à la
réaction de l'hôte ( granulomes éosinophiles) et au degré de
l'infestation.
Un
symptôme majeur est l'éosinophilie qui peut atteindre 50 à 80 % de la
formule, parfois seul signe marquant l'infestation. Elle s'accompagne
souvent d'une leucocytose et d'une hypergammaglobulinémie.
Une
hépatomégalie est souvent notée, accompagnée d'une douleur à la
palpation.
Des manifestations respiratoires avec
l'apparition d'une toux quinteuse et de manifestations asthmatiformes.
L'infestation
ascaridienne peut s'accompagner de signes cutanés sous forme
d'urticaire prurigineuse. L'évolution se fait en général vers une
amélioration spontanée en quelques semaines à quelques mois. Des cas
mortels ont été signalés.
Larva migrans
oculairesLa
migration oculaire de slarves de T.canis n'est pas rare, avec atteinte
de l'oeil par l'artère rétinienne. La toxocarose oculaire représente 7%
des uvéites postérieures et 37% de la pathologie rétinienne infantile.
Elle peut n'apparaître que plusieurs années après l'infestation.
L'affection se manifeste parfois chez des adolescents ou des adultes.
En général, l'atteinte est unilatérale.
La lésion la plus
fraquente
est un granulome rétinien situé à proximité de la tache aveugle souvent
confondu avec une tumeur ( rétinoblastome). Le diagnostic est alors
posé a postériori par analyse histologique.
On décrit
également des affections rétiniennes chroniques et des glaucomes
pouvant conduite à la cécité.
Autres
manifestations.D'autres
manifestations, encore mal définies, sont signalées.
Les
larves de toxocara canis peuvent coloniser rapidement le système
nerveux central.
La
présence des parasites dans l'organisme et en particulier dans les
poumons, peut entraîner des manifestations de type allergique à
tropisme respiratoire ( asthme).
-
Conditions et modes d'infestation -
Ce sont surtout les très jeunes enfants
de
1 à 4 ans, qui s'infestent en ingérant des oeufs contenant des larves
L2. Les oeufs peuvent être retrouvés en de nombreux endroits dont
certains sont les plus propices à leur accumulation ou à leur ingestion
par les enfants en particulier
les bacs à sable des jardins
publics ou divers types de sols.
D'une
manière générale, la contamination de l'environnement n'est pas très
importante, sauf aux endroits où se produisent de nombreuses
défécations canines.
Les oeufs de toxocara canis sont
retrouvés beaucoup plus fréquemment sur les zones de promenade des
chiens ou dans les élevages.
Ils sont souvent localisés à
proximité des excréments, neanmoins la pluie, le ruisellement, les
souliers, les pattes des
chiens, les insectes permettent leur
dissémination.
Les
oeufs de Toxocara canis sont très résistants. En milieu tempéré, ils
peuvent rester viables au moins un an et jusqu'à 3 ans et plus dans la
terre ou sur l'herbe. De plus, la texture de leur coque les rend très
adhérents aux surfaces. Ils sont insensibles aux procédés
habituels de traitement des eaux d'égouts ( 6 mois à 1 an).
Ils
résistent 30 minutes à des températures de 65-70 degrés et ne sont que
lentement détruits par les fermentations. Ils résistent facilement sous
la neige hivernale.
Les oeufs de toxocara canis peuvent donc
s'accumuler et se conserver aisément dans les bacs à sable et sur le
sol des jardins publics.
haut de la page
Téniasis
à Dipylium caninumLe
téniasis est une pathologie digestive fréquente chez le chien ou le
chat. La présence d'anneaux aux marges anales est un motif de
consultation classique, comme le signe du "trâneau".
1) GénéralitésLes
Cestodoses imaginales intestinales ou téniasis sont des maladies dues à
l'infestation par des cestodes adultes, vers plats segmentés,
appartenant à l'ordre des cestodes. Elles sont caractérisée sur le plan
clinique par des symptômes souvent discrets ou tout simplement absents.
Les
Dilepididae (Dypilidium caninum) parasitent indifféremment chiens et
chats.
Les
carnivores sauvages ( Mustélidés, Félidés, Canidés), peuvent aussi
héberger des cestodes du chien et du chat ainsi que des espèces qui
leur sont spécifiques.
L'homme peut être infesté comme les
carnivores, il se contamine en ingérant une puce hôte intermédiaire.
Les
carnivores domestiques, chiens et chats, éliminent souvent, à leur
marhe anale des éléments blanchâtres, d'un demi centimètre de longueur.
Il
s'agit généralement de segments ovigères de Dipylidium caninum.

Les
carnivores hébergent le cestode ( ténia) formé de plusieurs centaines
d'anneaux
ou segments, plus longs que larges, dits
en "tonnelets",
contiennent des capsules
remplies d'oeufs ( capsules
ovigères).
Ces capsules correspondent à l'utérus qui se
fragmente.
MorphologieDipylidium
caninum à l'aspect d'un long ver rubané blanc de 15 à 70 cm de long
pour
2 à 3 mm de large. D'autres Dilepididae peuvent infester le chien ou le
chat,
il s'agit de Diplopylidium ou Joyeuxiella.
Ils
sont morphologiquement proches mais de taille inférieure. les hôtes
intermédiaires
de ces deux cestodes sont des
reptiles et non des arthropodes. Les capsules ovifères
ne
contiennent qu'un seul oeuf contre plusieurs dizaines pour dipylidium.
2) Biologie.
Les
larves de puces ingèrent, au sol, les capsules ovifères provenant des
segments rejetés
par les carnivores au cours ou en
dehors des
défécations. Les oeufs de dipylidium restent
vivants
durant 1 à 3,5
mois dans les segments déssechés ou les capsules libérées par la
rupture des anneaux.

Les larves cysticercoïdes se forment
chez la
larve puis la pupe des puces. Elles ne sont infestantes
que chez les puces adultes, soit
environ 1 mois
après leur ingestion par le stade larvaire des puces.
Les larves cysticercoïdes du tenia
devront être
ingérées par les chiens pour évoluer, sans migration,
dans l'intestin grêle, et former un cestode
adulte en 4 à
6 semaines. C'est à cette période que les
symptômes peuvent
apparaître.
L'ingestion des puces par les chats
est classique.
Le cycle de dipylidium se déroule donc facilement
entre les deux hôtes.
3)
Epidémiologie.Les
sources de parasites sont les puces. La résistance des parasites est
faible, de l'ordre de 2 à 4 mois pour les oeufs présents dans le
milieu, mais de la même durée de vie que les puces pour les larves
cysticercoïdes, soit 4 à 8 mois environ.
L'infestation des
carnivores se fait par ingestion des larves présentes chez l'hôte
intermédiaire.
L'âge
ne semble jouer aucun rôle dans la réceptivité. Il n'y a pas ou peu
d'acquisition d'immunité chez l'hôte définitif. Les réinfestations sont
donc possibles. Certains modes de vie peuvent favoriser les
infestations.
Les chats ou chiens "citadins" sont fréquemment
infestés par les puces. Les pulicoses sont le corrélaire de
l'infestation par dipylidium caninum.
4) Etude
clinique.Le
teniasis est en général bénin, souvent inapparent. La symptomatologie
dépend du niveau d'infestation et de la sensibilité propre du chien (
phénomènes allergiques possibles).
Symptomatologie.Des
symptômes généraux et locaux sont distingués.
- Symptômes
généraux.Le
parasitisme des cestodes adultes est à l'origine d'une spoliation en
vitamines, oligoéléments, et glucides. Un état de maigreur peut donc
être observé, à des degrés divers, sur des animaux sous-alimentés,
sur-infestés, ou chez de jeunes carnivores en croissance. Une atteinte
nerveuse est possible, mais très rare. elle se caractérise par une
symptomatologie de type épileptiforme, parfois accompagnée de
convulsions, et très rarement d'amaurose. Cette atteinte nerveuse est
vraisemblablement liée à une irritation importante des plexus nerveux
du système neurovégétatif, ou d'une spoliation en glucose comme on peut
l'observer lors de toxocarose chez les chiots ou les chatons.
- Symptômes
locaux.Les
symptômes locaux sont généralement les seuls observés. Des symptômes
digestifs et des manifestations prurigineuses sont distinguées.
. Les symptômes
digestifs sont inconstant et diversement associés. Ils
sont au nombre de trois:
- Un appétit irrégulier,
parfois augmenté (chien boulimique)
- Des fèces ramollies à
diarrhéiques ( dues à une entérite congestive).
-
L'élimination d'anneaux ou segments ovigère. Ils sont généralement bien
visibles. Ils mesurent 10-12 x 5-8 mm. Les segments de dipylidium sont
doués de motricité propre, et sortent de l'anus puis s'enroulent sur
eux-mêmes aux marges anales. Ils se déssèchent et prennent un aspect
carctéristique en " grains de riz", blanchâtres, de 3 à 5 mm de long.
Les segments sont soit en amrge anale, soit sur les matières fécales.
Ils
sont éliminés avec ou en dehors du bol fécal. Ils sont parfois pris par
les propriétaires pour des oxyures, par référence à ce qui peut être
observé chez les enfants, rappelons que les carnivores ne sont jamais
infestés par des oxyures.
.
Les manifestations
prurigineuses observées sont de trois types.
-
Un prurrit anal est fréquent. Il se caractérise par un réflexe de
léchage et de mordillement subit de la base de la queue. Un
signe
caractéristique est le frottement du train arrière sur le sol: " signe
du traîneau". Ce prurit est lié à des phénomènes irritatifs mécaniques
et à l'engorgement des galndes anales. Le léchage de la marge anale
intervient dans la dissémination des oeufs sur le pelage de l'animal.
-
L'engorgement des glandes anales accentue ce prurit anal. Il se traduit
par l'expulsion d'un liquide brunâtre d'odeur nauséabonde contenant des
segments ovigères lysés. Une complication d'abscédation des glandes
anales est possible.
- Des manifestations prurigineuses
générales cutanées sont également observées.
Le
téniasis diminue le seuil de sensibilité cutané des chiens. Un prurit
abdominal ou généralisé peut donc être associé au parasitisme. Il
existe une synergie dans la genèse du prurit lors de
téniasis à
Dilépididés associé à une pulicose voire à une dermatite allergique par
piqûres de puces.
Lésions
Le téniasis des
carnivores se traduit sur le plan lésionnel par une entérite
catarrhale chronique
de l'intestin grêle. Les parasites ont présents dans le duodeno-jejunum.
PathogénieDiverses
actions pathogènes sont responsables de la symptomatologie
observée.
Une
action irritative proinflammatoire associée à une action
toxique
est responsable des manifestations digestives.
Une action
mécanique provoque l'obstruction des orifices des glandes
anales,
très rarement une obstruction intestinale analogue aux pelotes
ascaridiennes.
L'action
antigénique est rendue responsable des manifestations allergiques.
DiagnosticLe
diagnostic clinique, basé sur l'observation des symptômes, est
impossible excepté lorsque les segments ovigères sont visibles. Le
motif de consultation est généralement la présence de troubles
digestifs avec ou sans manifestations prurigineuses. Le diagnostic de
téniasis repose sur la mise en évidence des segments ovigères au terme
de la période prépatente. La recherche des segments se réalise
généralement par coproscopie macroscopique. Si un segment est détruit
avant son expulsion, il est possible de retrouver des oeufs dans les
fèces. Ces derniers peuvent être isolés, ou regroupés au sein de
capsules ovifères.
Méthodes de
lutteLe traitement
cestodicide fait appel à diverses molécules: benzimidazoles ( dont
l'oxfendazole), niclosamide et praziquantel.
L'oxfendazole
se présente, chez le chien, sous forme de suspension buvable. Il est
employé à la posologie de 11,3 mg/kg/jour pendant 3 jours.
A
cette
posologie, il est également actif sur les taeniidae du genre taenia,
mais aussi les ascarides, les ankylostomes et les trichures.
Une
vermifugation vis-à-vis de dipilydium est conseillée chez les chiens ou
chats atteint de pullicose.Le traitement insecticide lors de pulicose
limite le risque d'infestation par dipilydium. Le dévloppement du
cestode est complet.
Les symptômes observés sont les mêmes que
chez
les carnivores: appétit capricieux, coliques d'intensité moyenne,
prurit anal. Une dizaine de cas sont recensés chaque année en France.
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Dirofilariose
1) GénéralitésLa
dirofilariose canine est une helminthose transmise par piqûre
de
Culicidae,
due à la présence et au développement dans les artères pulmonaires puis
le ventricule cardiaque droit du chien d'une filaire, dirofilaria
immitis, et carctérisée sur le plan clinique par le développement d'une
insuffisance cardiaque avec apparition progressive d'une
symptomatologie cardio-respiratoire, parfois associée à
d'autres
symptômes.
Synonymie: filariose
cardiaque, filariose cardio-pulmonaire, filaire cruelle.
Espèces
affectéeschien et autres canidés.
Autres carnivores: chat, mustélidés ( dont le furet), otaries.....
Potentialité
zoonosique, l'homme constitue une impasse parasitaire, les larves
meurent au sein de nodules pulmonaires ( 100 cas recensés dans le
monde).
Repartition
géographiqueTrès
vaste, présente sur tous les continents, mais avec des prévalences
variables. Fréquente dans les DOM-TOM (p=30%), en Amérique du nord et
du sud, au japon, dans les pays tropicaux.
Présente en France,
sur le pourtour méditerranéen, mais moins fréquente que la filaire
sous-cutanée, Dirofilaria repens.
Importance
Médicale du fait de
l'apparition progressive d'une insuffisance
cardiaque
avec possibilité d'évolution plus rapide lors
d'infestations
massives.
Morphologie.Les
adultes mesurent de 12 à 18 cm pour les mâles,
jusqu'à 30 cm
pour les femelles, pour 1 mm de diamètre,
de coloration
blanchâtre. Les femelles pondent des
microfilaires
sanguicoles mesurant environ 300µm de
longueur pou 6 de
diamètre.
2)
Biologie.Les
adultes vivent dans le ventricule cardiaque droit, les immatures sont
dans les artères pulmonaires.
Lorsque
l'infestation est massive, les vers peuvent se retrouver dans la veine
cave postérieure et engendrer un syndrome hémolytique aigu: le syndrome
cave.
Ils se nourissent du plasma sanguin et peuvent vivre de
nombreuses années.

Ls microfilaires
sont ingérées par des moustiques femelles au cours d'un repas.
Les
microfilaires deviennent des L1 dans les tubes de malpighi, elles ont
une forme
de "saucisse". Vers J10, elles ont mué en L2 puis
L3 et passent dans la cavité
générale du moustique,
pour rejoindre le labium (ou gaine de la trompe). Lors
d'une
piqûre, le labium se replie et les L3 passent sur la plaie.
Elles finissent par
pénétrer.
Les
L3 restent en localisation sous-cutanée et musculaire durant environ
2,5 mois et muent en L4 puis en stade 5 ou immatures. Ces dernièrs
regoignent les artères
pulmonaires par voie sanguine et y
séjournent plusieurs semaines avant de revenir
dans le
ventricule cardiaque pour devenir adultes puis s'accoupler. La période
prépatente
est très longue, de l'ordre de 5,5 à 6,5 mois.
3)
Epidémiologie.La
dirofilariose est une parasitose vectorielle, à caractère saisonnier ou
non selon la latitude.
Sources de parasitesRéservoir
: chiens microfilarémiques ( 10 à 20 % des chiens infestés sont
amicrofilarémiques), importance des populations de chiens errants dans
l'entretien de la parasitose; canidés sauvages.
Source
directe:
culicidés vecteurs: Culex, Aedes, Mansoni Anophèles. les espèces de
moustiques jouent des rôles variables selon les régions. Ne sont jamais
vecteurs les puces, poux, tiques ( qui peuvent cependnat être
vecteurs d'autres filaires comme dipetalonema par exemple).
Mode
d'infestationDépôt des L3 lors de la
piqûre par les moustiques femelles.
Facteurs favorisantsVie en extérieur.
Caractère saisonnier dans les pays tempérés ; en France infestation
possiblme du printemps à l'automne.
4) Etude
clinique
SymptômesLes
chien hébergeant peu de vers ne présentent généralement pas de
symptôme. ces derniers sont liés soit à des infestations massives, soit
à des infections répétées. Les chiens peuvent être répartis en 4
classes cliniques. l'incubation peut être longue, de plusieurs années.
Symptômes
cardio-respiratoires:-
phase de début:
fatigabilité excessive à l'excercice, diminution de l'appétit ( = phase
clinique 1)
-
phase d'état:
sans hyperthermie
classe 2:
toux, dyspnée à l'effort, essoufflement au repos, anémie.
classe 3:
Dirofilariose sévère: dyspnée et toux au repos, ascite, insuffisance
rénale chronique, cyanose des muqueuses.
classe 4:
syndrome cave: anémie, hémoglobinurie et état de choc lié au passage
des vers dans la veine cave postérieure entraînant une
hémolyse
intense du fait de troubles hémodynamiques.
Dans tous les cas:
possibilité de signes à l'auscultations (souffles).
Autres
symptômes(essentiellement liés aux
microfilaires provoquant des thrombo-embolies)
-
signes cutanés: prurit, dépilations, nécrose des extrémités ( oreilles,
queue)

-
signes nerveux: parésies.
- symptômes hémorragiques: méléna,
épistaxis, hémoptysie
- symptômes oculaires: uvéite.
-
complicationjs rénales.
LésionsMacroscopiquementcardiomégalie,
congestion hépatique, ascite, pneumonie
( hémorragies et zones
congestives sur lobes diaphragmatiques).
Observation des
filaires dans le ventricule cardiaque, enroulées
autour des
cordes cardiaques.
Microscopiquementendartérite
villeuse (artères pulmoniares), Pneumonie intersticielle
avec
granulomes inflammatoires autour de microfilaires,
glomérulonéphrite.
Diagnostic-
En zone d'endémie, la suspicion clinique est aisée: chien fatigué,
pouvant présenter essoufflement et toux.
- Les
examens xomplémentaires peuvent permettre de suspecter, voire de
confirmer, une dirofilariose.
Auscultation et ECG
n'apportent pas d'éléments particuliers.
La radiologie met en évidence une cardiomégalie, ainsi qu'une
arborisation nette des vaisseaux pulmonaires, relativement
caractéristique.
L'échocardiographie peut permettre
de voir les filaires en coupe au niveau du tronc pulmonaire.
-
La confirmation de l'infestation se fait par mise en évidence des
microfilaires sanguicoles ou par dépistage d'antigènes filariens
circulants. Les microfilaires sont recherchés par étalement sanguin,
observation d'une goutte de sang frais, ou après enrichissement (
filtration sanguine sur membrane millipore ou technique de Knott), puis
coloration de MGG.
- La sensibilité dépend de la
technique, du
niveau d'infestation, et parfois de la période du prélèvement. La
circulation des microfilaires semble plus importante au crépuscule.
-
Certains chiens sont dits amicrofilarémiques car ils n'ont pas de
microfilaires, pour diverses raisons; infestation par des mâles, vers
âgés, traitement à l'ivermectine, destruction immunitaire. La
spécificité nécessite l'identification des microfilaires or plusieurs
espèces sont rencontrées chez le chien.
- Si la
diagnose
différentielle des microfilaires de dirofilaria et dipetalonema est
possible, la différentiation entre D.Immitis et D.repens est plus
délicate.
- C'est pourquoi une coloration de
l'activité phosphatase acide des microfilaires, dite coloration
histochimique est utilisée.
Les zones
d'activité phosphatasiques sont différentes selon les espèces des
microfilaires.
-
Le dépistage des antigènes circulants fait appel à diverses techniques:
ELISA, Agglutination. Les techniques sont sensibles, le dépistage est
possible à partir d'une seule femelle
parasite.
- Ce dépistage est spécifique de
dirofilaria immitis car des anticorps monoclonnaux spécifiques de
l'espèce sont employés.
5)
Méthodes de lutte. Traitement
adulticide.Utilisation
de dérivés arsenicaux, dont la mélarsomine. Protocole de 2 injections
par voie intramusculaire à la posologie de 2,5 mg/kg espacées de 24
heures. Risque d'embolies pulmonaires de filaires mortes.
Traitement
microfilaricide.A
faire 1 mois après le traitement adulticide car les microfilaires
survivent jusqu'à 18 mois dans les capillaires. Injection d'ivermectine
à la posologie de 50µg/kg par voie sous-cutanée.
Traitement
adjuvant.Repos
absolu ( hospitalisation), traitement anti-thrombique (
antiagrégant-plaquettaire) par administration d'aspirine à la posologie
de 5 mg/kg/j 4 j avant le traitement adulticide puis pendant 3 semaines.
Traitement
chrirurgical.Exérèse
possible de filaires lors d'infestations massives ( chiens en classe 3
ou 4), par cathétérisme de la veine jugulaire en utilisant
une pince adaptée.
ProphylaxieLutte
anti-vectorielleBénéfice
de la lutte anti-moustique réalisée à titre collectif, dans les pays
tropicaux notamment, ou à titre individuel ( diffuseurs insecticides
dans les maisons)
ChimioprophylaxieUtilisation
des avermectines/milbémycines
Avec
l'ivermectine: l'administration mensuelle à la posologie de 6 µg/kg,
permet la destruction de toutes les larves de moins de 6 semaines de
développement.
A cette posologie, et lors de l'utilisation
régulière
sur 6 mois, l'ivermectine inhibe la ponte des filaires femelles et
finit par les tuer. Elle a donc un effet adulticide si elle est
employée sur des chiens infestés.
Le
traitement préventif ne se fait pas avant de partir en zone d'endémie
mais 1 mois après l'arrivée en zone à risque car ce sont toutes les
larves inoculées par les moustiques dans le mois précédent la prise de
principe actif qui sont tuées.Il n'y a pas
d'effet de
rémanence. Il suffit, en fin de séjour, de prendre le traitement dès le
retour en dehors de la zone à risque.
Dans les zones
d'endémie, la
prophylaxie se fait durant toute la période à moustiques, parfois toute
l'année. Elle est débutée dès 6 mois d'âge sur les chiots.
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Giardiose à Giardia duodenalis1)
GénéralitésLa
giardiose est une protozoose infectieuse de l'intestin grêle
caractérisée cliniquement par le développement d'une entérite avec
diarrhée chronique d'aspect stéatorrheuse.Les protozoaires du genre
Giardia (syn. Lamblia) infectent des batraciens, (Giardia agilis) les
reptiles ( G.muris), les oiseaux et les mammifères
( G.muris chez les rongeurs, G.duodenalis chez de nombreux
mammifères dont l'homme.
La giardiose est une protozoose de
répartition cosmopolite, caractérisée par l'existence de porteurs sains
qui constituent le réservoir du parasite.
Il s'agit d'une
zoonose, bien que des souches adaptées à chaque espèce hôte soient
distinguées.
Cette parasitose
digestive est fréquente chez le chien et le chat, mais sous-estimée en
clientèle vétérinaire, du fait notamment d'une dificulté du diagnostic,
qui est basé sur l'examen coproscopique des selles.
TaxinomieGiardia
duodenalis est un protozoaire flagellé ( Mastigophora), appartenant

à
l'ordre des Diplomonadida ( présence d'une symétrie bilatérale du fait
d'une
division longitudinale incomplète du parasite) et à la
famille des Hexamitidae
( présence de 8 flagelles).
MorpphologieCe
protozoaire se présente sous deux formes, les trophozoites, formes
actives,
mesurant 6-8 x 12-15 µm, et munies d'un
disque adhésif leur permettant de
demeurer en
surface des cellules épithéliales digestives; et les kystes végétatifs,
émis
dans les matières fécales et éléments de résistance et de contamination.
Les
trophozoites sont rarement vus, exceptés lors d'examen direct de fèces
fraîches.
Les kystes sont subsphériques, renferment 2 à 4
noyaux, ainsi que des résidus de
flagelles et de corps médian
donnat l'impression de contenir un S au centre. Ces
éléments
correspondent à deux trophozoites incomplétement formés. Ils mesurent
7-10
x 8-12 µm. Les kystes ingérés par les carnivores libèreront chacun deux
trophozoites.
2) BiologieLes
Giardia se multiplient de façon asexuée par division binaire dans
l'intestin grêle ( duodnum, jejunum, et iléon antérieur). Ils forment
un véritable tapis en surface de l'épithélium digestif, provoquant une
irritation de la muqueuse et une gêne de la digestion.
Ils se
maintiennent sur les villosités intestinales grâce aux mouvements de
leurs flagelles qui créent un courant liquidien se traduisant par une
dépression au niveau disque adhésif, d'où une action de ventouse.
Le
renouvellement rapide des cellules épithéliales serait à l'origine
d'une moindre efficacité de ces dernières, étant immatures. L'atteinte
mécanique de la bordure en brosse par les protozoaires et un possible
effet cytotoxique, expliqueraient la malabsorption. L'aspect décoloré
et pâteux des selles serait dû à l'inhibition de la lipase pancréatique
par les protozoaires, expliquant la ressemblance clinique entre la
giardiose et l'insuffisance pancréatique exocrine.
3)
EpidémiologieLes
sources de parasites sont représentées par les animaux, ou l'homme,
porteurs sains. L'infection se fait par ingestion des kystes.
Ceux-ci
étant sensibles à la déssication et aux désinfectants usuels, ils sont
surtout présents dnas les milieus humides ( potagers) et sont véhiculés
par l'eau ou des aliments souillés ( légumes crus)
Ils
résistent
plusieurs semaines en milieu humide ( 2 mois à 8°, 1 mois à 21°,
seulement 4 jours à 37°). Il est probables qu'à l'instar de
ce
qui est observé chez l'homme, toute immunodépression puisse favoriser
une expression clinique suite à infection, ou provoquer le passage de
l'état d'infecté latent à l'état infecté patent.
La giradiose
est
une protozoose du chien et du chat fréqunet en France, touchant les
animaux de tout âge, avec une prévalence plus élevée chez les jeunes du
sevrage à 2 ans. Elle peut évoluer sous forme "pseudoépizootique" dans
les collectivités.
Les
enquêtes épidémiologiques réalisées dans les élevages indiquent une
prévalence pouvant aller jusqu'à 50% des chiens, tandis que la
quasi totalité des élevages sont concernés.
Ces
chiffres sont
identiques ou légèrement supérieurs à ce qui est noté en matière
d'helminthose, ce qui fait dire que la giardose est l'une des
parasitoses digestives les plus fréquentes chez les carnivores
domestiques.
4) Etude
clinique
SymptômesLes
carnivores ayant ingéré des kystes vont exprimer des symptômes en
moyenne une semaine après infection, mais la durée de l'incubation est
très variable d'un animal à l'autre, certains animaux n'exprimant aucun
signe d'infection et devenant porteurs.
Deux formes sont
possibles, une forme aiguë, la plus rare, et une forme chronique, la
plus fréquente.
-
La forme aiguë
est caractérisée par l'apparition, parallèlement à une altération de
l'état général, d'une diarrhée aqueuse, rebelle à tout traitement, de
coliques et de ballonement. l'évolution reste généralement apyrétique.
-
La forme chronique
est caractérisée par l'apparition d'une diarrhée pâteuse,
malodorante, accompagnée d'une stéatorrhée, d'où la coloration souvent
jaunâtre des selles, et leur aspect graisseux.
La fréquence
des
émissions est souvent augmentée: de 1 fois à 5-6 fois par jour. Une
douleur abdominale est perceptible à la palpation.
L'état
général de
l'animal s'altère progressivement, un amaigrissement est noté.
L'appétit est généralement conservé, et une soif importante accompagne
ces symptômes.
CliniqueLe
diagnostic clinique est impossible, seule la stéatorrhée et l'aspect
chronique de la diarrhée, évoluant depuis plusieurs jours, voire
plusierus semaines, entrecoupées de phase de rémission, permettent de
suspecter une giardiose.
Le diagnostic différentiel doit être
fait
des entérites bactériennes, généralement pyrétiques, et, chez le jeune
chien, d'une insuffisance pancréatique exocrine, donnant un tableau
clinique tout à fait similaire.
L
a confirmation
repose sur la mise en évidence dans les selles des kystes de Giardia.

Leur élimination
peut être inconstante, d'où la nécessité lors d'un résultat
coproscopique
négatif d'envisager une seconde analyse 7 jours
plus tard environ.
L'élimination des kystes est généralement
massive, et ils sont facilement mis en évidence
par
coproscopie microscopique après enrichissement.
La technique
de flottation, utilisant un liquide de forte densité, est
plus usitée. des liquides
de flottation faciles à faire tels
que le sulfate de magnésium de densité 1,28 ( 35 gr de
sulfate
de magnésium pour 95 à 100 ml d'eau) ou le sulfate de zinc de densité
1,33 ( 33 g
de sulfate de zinc, 15 g d'acétate de zinc, eau
100 ml) conviennent.
Une centrifugeuse n'est pas
nécessaire, une méthode simple, et utilisable pour le dépistage
de
tous parasite digestif, consiste à mélanger 1 g de matières fécales à
10 ml de solution
dense dans un tube à hémolyse, de poser une
lamelle sur le tube, en contact avec le liquide.
An bour de 10
minutes, les éventuels kystes de protozoaires ou oeufs d'helminthes se
sont
collés sur la face inférieure de la lamelle, il n'y a
plus qu'à récuperer cette lamelle et la poser
sur une lame en
vue d'une observation microscopique.
Les
kystes de giardia sont plus ou moins arrondis, de taille environ 8x
12µm, donc peu visibles à l'objectif 10 utilisés pour les oeufs
d'helminthes, ils doivent être recherchés avec l'objectif 40.
Ils
sont assez clairs, ont une coque lisse et mince, et renferment divers
élémenets parfois peu discernables qui correspondent à 2 à 4 noyaux et
à de sfragments de flagelles. Pour mieux les repérer, il est possible
d'utiliser des colorants se fixant dans la paroi des kystes. leur
structure interne est alors plus visible, et il est possible de les
discerner dès l'observation de la lame au faible grossissement ( x 100=
obj. 10).
Un colorant intéressant est la solution iodoiodurée,
iodine ou lugol ( constitution iode sublimée 10 g, iodure de potassium
50 g, eau qsp 100 ml). Il suffit d'en ajouter une goutte et de regarder
le prélèvement là où le colorant se répand. Ce dernier confère une
teinte orangée très nette aux kystes de giardia.
L'iodine de
colore pas les ookystes coccidiens ou les sporocytes, et permet donc de
faciliter la diagnose des kystes de giardia.
Ces kystes
peuvent aussi être recherchés dans le liquide d'aspiration duodénale
lorsqu'une endoscopie est réalisée.
Cette méthode est beaucoup
plus lourde que la coproscopie, pour une sensibilité qui ne semble pas
meilleure.
Il
existe des test ELISA commercialisés en médecine humaine
mettant
en évidence des antigènes de giardia ( Gierdia Specific Antigen, GSA 65
kDa) présents dans les matières fécales des individus
infactés.
Il s ne semblent pas aujourd'hui présenter un intérêt supérieure à la
coproscopie.
5)
Méthodes de lutte
traitementL'évolution
est favorable après la mise en oeuvre d'un traitement symptomatique
(pansements gastro-intestinaux, antispasmodiques) et étiologique. Ce
dernier fait appel soit au métrodinazole, soit à certains
benzimidazoles.
Le métronidazole est administré par
voie
orale, 2 fois par jour, à la posologie de 20 mg/kg, pendnat 10 jours.
Certains essais ont conclu à une efficacité de 67% ( 67% des carnivores
guéris), et à l'existence de phénomènes d'intolérances tels que nausée,
vomissement, ou ataxie.
Plus récemment, l'activité de quelques
benzimidazoles a été suspectée avec une efficacité de 90 à 100 % dans
certains essais. L'emploi de ces molécules pourraient être avantageux
du fait de leur très bonne tolérance, même à des posologies élevées.
Ainsi l'oxfendazole est actif à la posologie anthelminthique usuelle de
11,3 mg/kg, administré pendnat 3 jours de suite. L'albendazole semble
efficace lors d'administration au chien 2 fois par jour à la posologie
de 25 mg/kg pendant 2 jours, tandis que le fenbendazole l'est également
lors d'utilisation à la posologie de 50 mg/kg pendant 3 jours.
Les
échecs du traitement ou la persistance des kystes dans les fèces
constatés lors d'essais réalisés en chenil sont pour la plupart
imputables à des réinfections quasi immédiates. En effet, les chiens
sous traitement continuent à ingérer des kystes qui évoluent très
rapidement ( en 2 à 3 jours).
Lorsque les chiens sont mis dans
le
chenil (lavé et désinfecté), les traitements sont beaucoup plus
efficaces. En ce qui concerne les chiens de propriétaires, les
recontaminations sont beaucoup moins fréquentes, par conséquent les
tratements donnent de bons résultats et les rechutes sont plus rares.
ProphylaxieLa
prophylaxie est limitée chez les carnivores, elle est surtout réalisée
en matière de giardiose humaine par des mesures d'hygiène liées à l'eau
de boison. En chatterie, comme en chenil, elle repose sur le fait de
conserver les cages propres et sèches ( par élimination fréquentes des
matières fécales), et de désinfecter des sols. Les kystes sont très
sensibles aux ammoniums quaternaires (majorité des désinfectants du
commerce), mais paraissent assez résistants au chlore (eau de javel).
Lors d'épidémie, il est nécessaire de traiter non seulement les
malades, mais aussi les animaux porteurs qu'il faudra dépister.
Risque
en santé publiqueLa
giardiose est une zoonose intertransmissible même s'il semble exister
des populations de parasites adaptés à tels ou tels hôtes .
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LeishmanioseLa
leishmaniose générale du chien est une protozoose, inoculable,
infectieuse et transmise par piqûre de phlébotomes, due à la présence
et à la multiplication dans les cellules de la lignée macrophagique de
protozoaires flagellés appartenant à l'espèce
Leishmania (donovani) infantum.
1) GénéralitésLa
leishmaniose se caractérise cliniquement par une atteinte viscérale et
cutanéo-muqueuse, ( d'où le qualificatif de générale...) et sur le plan
lésionnel par une atteinte de tous les organes et tissus contenant des
cellules macrophagiques.
-
L.infantum est un
parasite zoonosique, agent chez l'homme de la leishmaniose viscérale ou
kala-azar méditéranéen.
-
L.infantum
infecte les canidés, domestiques ou sauvages ( renards en France), mais
les rongeurs ( rats noirs) peuvent aussi êtres infectés par certaines
souches. Chez l'Homme, pendant longtemps, cette infection a surtout
touché les enfants ( d'où le nom d'infantum). Actuellement la majorité
des cas est observée chez les individus immunodéprimés.
Importance L'importance
médicale est liée à la gravité de la maladie. Elle évolue
progressivement vers la mort de l'animal. Le traitement ne permet
qu'une guérison momentanée, il n'entraîne pas l'élimination des
parasites et des rechutes ont lieu régulièrement.
L'importance
hygiénique est liée au fait que les chiens représentent le réservoir de
parasites pour l'Homme. Elle n'est cependant pas contagieuse
directement du chien à l'Homme.
Répartition
géographiqueL.infantum
est présent dans le bassin méditerranéen, au proche et au moyen-orient,
en Asie central et en Chine, ainsi qu'en Afrique occidentale
sub-saharienne. Elle a été importée en Amérique du sud et centrale pas
les colons européens.
En France, 3 foyers de forte endémicité
sont distingués:
- le foyer Cévennes- Langudox;
- le
foyer Provence-côte d'azur qui s'étend au nord dans la vallée du Rhône;
-
le foyer corse.
A
côté de ces zones, des foyers d'extension sont observés. Ils sont liés
au retour de chiens infectés et à la présence de phlébotomes pouvant
étendre le nombre de cas. Des cas peuvent être observés sur tout le
territoire et concerner des chiens ayant séjournés dans les zones
d'endémie.
Etude
de Leishmania
infantum
Les leishmanioses
sont des protozoaires flagellés se présentant sous deux aspects
morphologiques
distincts,
chez le vertébré et le vecteur invertébré. De véritables formes
flagellées extracellulaires appelées promastigotes sont observés chez
les phlébotomes ou en culture, tandis que les chiens n'hébergent que
des parasites intracellulaires et sans flagelles, appelés amastigotes.
Les amastigotes sont présents au sein d'une vacuole parasitophore dans
les macrophages parasités. Ils sont ovalaires et mesurent 3-4x 2µm. Ils
renferment un volumineux noyau et un élément en forme de bâton, le
kinétoplaste. Des leishmanies peuvent se voir en position
extracellulaire lorsque les macrophages sont altérés par les techniques
de prélèvements, ou lors de leur lyse et avant qu'elles n'en
infecte un autre.
2)
BiologieLes
leishmanies vivent au sein des macrophages (dermiques,
spléniques, hépatiques, ou de la moelle osseuse), elles sont
exceptionnellement rencontrées dans les monocytes sanguins. Elles
survivent à la phagocytose puis à l'agression oxydative du macrophage.
Elles se multiplient par division binaire longitudinale. Les
phlébotomes femelles, hématophages, ingèrent des amastigotes au cours
d'un repas. Au terme de 15 à 20 jours, des promastigotes infectant pour
le vertébré sont présents dans les glandes salivaires de l'insecte.
Le
repas du phlébotome est traunmatisant, créant un lac hémo-lymphatique
qui permet aux promastigotes d'entrer en contact avec des cellules
macrophagiques et d'être phagocytées. Leur multiplication peut ensuite
débuter.
Pouvoir
pathogène
Il est
lié à l'infection de cellules du système immunitaire, ce qui provoque
un déréglement
immunopathologique. Une réponse immunitaire
fait suite à l'infection. Elle est cellulaire et
humorale.
La réponse humorale, non protectrice est précoce et intense. Elle se
traduit par
l'appatition d'anticorps,
essentiellement IgG.
Ces derniers pourraient faciliter la
phagocytose par les macrophages, et ne joueraient aucun
rôle protecteur,
au contraire. Leur abondance et leur complexation avec des antigènes est
responsable
des symptômes immunopathologiques relatifs aux immuns-complexes:
glomerulo-
néphrite, arthrite. Ces IgG sont recherchés par
sérologie.
La
réponse à médiation cellulaire est généralement insuffisante pour
entraîner une disparition des parasites. Elle est basée sur des
phénomènes de cytotoxicité médiés par les lymphocytes tueurs (CD8 et
NK), ainsi que par une réaction oxydative des macrophages induite par
diverses cytokines .
Les leishmanies favorisent une réponse
immunitaire humorale par stimulation des lymphocytes T CD4+ de type Th2
au détriment d'une réponse cytotoxique ( T CD4+ de type Th1).
3) Epidémiologie.
Epidémiologie
descriptiveLa
leishmaniose est endémique là où les vecteurs sont nombreux, c-à-d dans
le sud de la France. La prévalence d'infection dépasse 10% dans
certaines localités en provence. Les infections sont saisonnières du
printemps à l'automne.
Des cycles épidémiologiques ruraux et
périurbains sont décrits. Les plus fortes prévalences sont observées
dans les villages d'arrière pays, mais les cas sur des chiens vivants
dans les banlieues pavillonaires sont de plus en plus nombreux.
Epidémiologie
analytique.Le
réservoir domestique du parasite est la population canine. Les chiens
cliniquement atteints, avec des lésions cutanéo-muqueuses, soit environ
50% de la population infectée, sont la source principale. 10% des
chiens auraient une infection spontanément régressive et ne seraient
pas source. Enfin 40% restant correspondent à des chiens en incubation
ou cliniquement sains. Ces derniers hébergent des parasites dans le
derme et doivent être considérés comme source de leishmanies. Les
chats, exceptionnellement infectés, ne jouent aucun rôle
épidémiologique. Les phlébotomes sont la seule source directe de
parasites. Deux espèces vectrices principales sont connues en France.
Phlébotomus ariasi
est un phlébotome actif l'été, essentiellement présent en Langudoc et
Cévennes. Il est présent à l'extérieur des habitations, sur les petites
collines. Il confère un caractère rural à l'endémie.
Phlébotomus perniciosus
est ubiquiste, présent sur l'ensemble du territoire français. Il
n'est cependant abondant que dans la région
Provence-Alpes-Côted'azur, durant une période assez longue et avec une
densité suffisante pour maintenir une endémie leishmanienne. Il vit
près des habitations, avec une activité crépusculaire. Sa démographie
montre un pic printanier et un pic automnal. Il craint le vent et ne se
rencontre pas sur le rivage. Les phlébotomes inoculent les leishmanies
en piquant les chiens dans les zones glabres: chanfrein, conques
auriculaires. Le pelage des chiens ne constitue pas une
protection. La transmission in utero est possible mais probablement
exceptionnelle. Il n'y a pas de variation de la réceptivité des chiens
en fonction de la race ou du sexe. L'âge n'est pas un facteur de
sensibilité. En revanche, le risque d'infection croît avec
l'âge...L'état physiologique augmente la sensibilité des chiens qui
risquent de développer des formes plus accusées, ou de présenter
rapidement des rechutes après traitement.
Les chiens vivants à
l'extérieur (chiens de garde, de berger) ont plus de "chance" d'être
piqués. Le développement des zones pavillonaires explique l'extension
des foyers leishmaniens pusique les petits jardins créent des gîtes
propices à la pullulation des vecteurs.
4)
Etude cliniqueLes
symptômes apparaissent après une phase d'incubation très variable (
entre 3 mois et 1 an). Comme l'incubation est longue, la sérologie est
souvent positive dès le début. La leishmaniose a une symptomatologie
polymorphe, associant de nombreux signes, généraux ou cutanés. La
présence d'un seul signe doit faire suspecter la maladie.
symptômes
généraux-
Modification
du caractère: le chien est apathique, triste. Cet état
peut aller jusqu'à la torpeur. L'appétit est diminué.
-
Amyotrophie:
les chiens subissent une fonte musculaire. Elle intéresse la tête (
muscles temporaux et masseters). Les fosses temporales se creusent:
"tête de vieux chien".
Ultérieurement, même les membres
s'amincissent, ainsi que les hanches qui saillent.
-
Amaigrissement:
le chien prend une allure de vieux chien misérable et triste.
-
Hyperthermie:
très inconstante.
-
Modifications
sanguines et biochimiques:
une anémie, une leucopénie et une thrombocytopénie sont notées. la
leucopénie s'accompagne d'une monocytose. Une hyperprotéinémie est
rapidement observée. Les globulines augmentent ( inversion du rapport
albumine/globuline passant de 1 à 0,3-0,1).
Symptômes
cutanéomuqueuxdermite
sèche avec squamosis
-
Dépilations:
alopécie diffuse, éclaircissement du pelage sans dépilations nettement
localisées. Dépilation plus marquée sur les membres, la tête ( pourtour
des yeux, oreilles), la queue.
-
Onychogryphose:
pousse constante et rapide des griffes ("ongle de fakir").
-
Trouble de la
kératogenèse:
apparition d'un squamosis important, avec de nombreuses squames de
grande taille et brillantes ("furfur amiantacé"). Une hyperkératose
peut être associée, l'épiderme s'épaissit et se pigmente, d'où un
aspect plissé et grisâtre de la peau, généralement au niveau de la
truffe, des oreilles.
-
Ulcères:
apparition d'ulcères, en cupules, ayant tendance à l'extension, d'où
s'écoule une sérosité riche en leishmanies (forme humide). L'ulcère
peut cicatriser momentanément (forme sèche). Les localisations
préférentielles sont le pavillon interne de l'oreille (chancre primaire
d'inoculation par le phlébotome), les coussinets plantaires (provoquant
une douleur intense et des boiteries réflexes), la muqueuse pituitaire
(engendrant des saignements de nez ou epistaxis, signe évocateur de
leishmaniose, la muqueuse buccale, la muqueuse digestive ( diarrhée
hémorragique)....
- Nodules sous-cutanés: prolifération des
lignées
macrophagiques dans le derme engendrant la formation de nodules de
plusieurs cm de diamètre, palpables, non douloureux.
Symptômes
liés au S.P.M.-
polyadénomégalie:
noeuds lymphatiques hypertrophiés, facilement palpables pour les noeuds
lymphatiques superficiels. Ils ne sont pas douloureux, leur ponction
est intéressante dans le cadre du diagnostic.
-
splénomégalie:
inconstance chez le chien.
Autres
symptômes-
symptômes
oculaires:
kératite bleue, conjonctivite, uvéite antérieure, choriorétinite.
Troubles nerveux, moteurs ou sensitifs. Insuffisance rénale chronique
liée à une glomérulonéphrite, ainsi que polyarthrite (
immuns-complexes).
Evolution
de la maladieMaladie
d'évolution chronique, au cours de la quelle un état général
satisfaisant peut se maintenir pendant plusieurs mois .
Cependant
l'évolution vers la cachexie puis la mort est de règle, seuls 10% des
chiens vont rester "porteurs sains" ou se débarasser de ce parasite. Le
traitement ne permet pas d'obtenir une stérilisation de l'organisme et
les rechutes sont possibles.
LésionsLes
lésions cutanées reposent sur la formation de granulomes inflammatoires
centrés sur des hystiocytes parasités ( granulomes lymphomonocytaires).
Les atteintes générales sont aussi liées à une infiltration des tissus
pas des cellules du S.P.M., d'où l'apparition de granulomes
lymphomonocytaires et de manchons périvasculaires histiocytaires. Des
dépôts d'immuns-complexes sont mis en évidence au niveau des
articulations comme des glomérules rénaux.
Pathogénie
et immunitéLa
symptomatologie de la leishmaniose est liée à l'infiltration de tous
les tissus et organes par des cellules des lignées macrophagiques. La
synthèse de diverses cytokines aux effets variés, comme l'interféron
gamma, l'interleukine 1, permet d'expliquer de nombreux troubles. La
leishmaniose est une maladie à dominante immunologique. Les leishmanies
survivent au sein des macrophages, en bloquant leur activité et en
modulant la réponse immunitaire de l'hôte.
Diagnostic de
la leishmaniose- diagnostic
clinique et différentielLe
diagnostic de la leishmaniose repose d'abord sur des considérations
épidémiologiques et cliniques. De nombreuses maladies interviennent
dans ce diagnostic:
-
des dermatoses: gale sarcoptique, démodécie, pyodermites
et dermatoses auto-immunes, cliniquement très proches de la
leishmaniose.
-
des maladies générales:
évolutions cancéreuses, erhlichiose ( abattement et epistaxis), lupus
érythémateux disséminé ( tableau clinique presque identique à celui de
la leishmaniose).
Diagnostic de laboratoire- Eléments de
suspicion:Monocytose
( de 4 à 40%), hyperprotéinémie ( 55g/l à 85 g/l voire plus) et
hyperglobulinémie dont gammaglobulinémie ( bloc de béta-gamma
globulines).
- diagnostic
de certituderéalisable soit par
dépistage sérologique de l'infection soit par recherche des leishmanies.
5)
Méthodes de lutte
TraitementLong
et coûteux.Il faut que le propriétaire soit motivé et que l'état du
chien le permette. Un chien séropositif mais bien portant, avec un
titre en anticorps faible ( 1/160; 1/320), doit seulement faire l'objet
d'une surveillance clinique accrue. Du fait du caractère zoonosique de
la leishmaniose et du rôle de réservoir joué par les chiens,
l'euthanasie pourra être conseillée sur un animal en mauvais état
général.
Traitements
associésDans
certains cas, polyarthrite ou troubles oculaires, une amélioration
clinique peut être obtenue lors de la mise en place d'une
corticothérapie à doses immunodépresives. Les symptômes étant liés,
pour partie, aux immuns-complexes, l'administration durant 15
à 20
jours de prednisolne à 1 mg/kg/j freine la synhèse d'anticorps. Cette
corticotherapie peut être proposée lorsque l'urée sanguine est à 1,5
g/l.
ProphylaxieElle
est très limitée du fait de l'absence de vaccination anti-leishmanies
et de la difficulté de détruire le vecteur. Il faut éviter les piqûres
de phlébotomes. Pour cela de simples mesures comme le fait de rentrer
le chien au crépuscule sont utiles.
Advantix et
Scalibor sont des aides précieux
pour protéger nos amis les chiens.
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TRICHUROSELa
trichurose est une helminthose de la portion postérieure du tube
digestif des mammifères, exceptés des équidés, due à la présence et au
développement de nématodes du genre trichuris. Chez les canidae,
l'infestation est due à Trichuris vulpis.
1)
Généralités
Synonymie
Trichocéphale,
tricocéphalose
. Répartition
géographique : cosmopolite.
. Espèces
affectées: Trichuris vulpis est spécifique des canidés (
chien et renard
sous nos latitudes). D'autres espèces
trichures sont rencontrées chez le porc, les
ruminants,
l'homme. Le chat n'est pas infesté en europe. Il existe des trichures
de
félins en Amérique du sud. Les chevaux n'ont pas de
trichures.
. Importance
: à l'origine de troubles entériques, voire d'anémie par association
avec
les ankylostomes ( à l'origine de "l'anémie des chiens de
meutes").
MorphologieLes
trichures ont un corps en deux parties, une antérieure fine et longue
et une
postérieure plus épaisse et courte. Trichuris vulpis
mesure 3 à 5 cm.
2)
Biologie
Les
trichures sont de sparasites du caecum et du colon. leur extrémité
antérieure est fichée
dans la muqueuse. Ils sont histophages
et
hématophages. Ils se développent en 10 à 12
semaines après
ingestion
des oeufs larvés infestants. Les larves sont localisées dans
la paroi du tube digestif.
Les femelles sont relativement
prolifiques. Elles pondent des oeufs ovalaires, jaunâtres à brunâtres,
à coque épaisse
et lisse, pourvus d'un bouchon
polaire saillant à chaque extrémité. Ils mesurent 60-70 x 5-40µm.
Les
oeufs ne contiennent qu'une cellule lors de leur émisssion.Ils évoluent
en oeuf larvé dans le milieu extérieur en 1 à 6 mois.

Ils
sont résistants plusieurs années sur le sol, ainsi qu'aux diverses
conditions climatiques ( froid, sécheresse), ou aux désinfectants
usuels.
3)
Epidémiologie
L'infestation est
possible à tout âge.
- La résistance des oeufs
larvés est de plusieurs années dans le sol d'où un risque
de
contamination prolongé. La source d'infestation est constituée par les
oeufs,
formés en 3-4 semaines en moyenne, et extrêmement
résistants.
- Les réservoirs sont des animaux de la
même espèce vu la spécificité de ces parasites.
-
Evolution sous un mode endémique dans certaines collectivités: élevages
de chiens, chenils
avec parcours contaminés, refuge S.P.A.
-
Certains sols sont favorables au maintien des oeufs en surface et à
leur survie, telle la terre battue.
-
La trichurose est aujourd'hui fréquente en élevage, il s'agit du second
helminthe rencontré chez les chiens dans les chenils, avec une
prévalence de 10 à 40 % juste derrière des ascarides et devant les
ankylostomes.
4)
Etude clinique Symptômes.
Troubles digestifs: diarrhée, parfois hémorragique, présence de sang
dans les fèces. Présence d'anémie (vers hématophages), surtout lors
d'association avec d'autres helminthes.
. Altération de l'état
général: avec amaigrissement important.
LésionsTyphlite
catarrhale à hémorragique, et colo-rectite.
DiagnosticCoproscopique
par mise en évidence des oeufs.
5) Méthodes
de lutte.
TraitementLes
trichures sont moins sensibles aux anthelminthiques que les autres
nématodes courants ( Ascarides, ankylostomes).
Certains
benzimidazoles, employés durant plusieurs jours de suite, permettent
d'obtenir une efficacité totale sur les trichures. L'oxfendazole, à la
posologie de 11,3 mg/kg, administré 3 jours de suite présente le
spectre trichure en plus des autres nématodes et des cestodes ( excepté
Echinococcus).
Prophylaxie-
Désinfection illusoire vue la résistance des oeufs.
-
Nettoyage des sols en dur: jet d'eau, Karcher en vue d'élimination des
oeufs.
- Enfouissement des oeufs par labourage.
-
Recouvrement d'un sol meuble par du gros gravier ou des galets.
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AnkylostomoseLes
ankylostomatidoses ou ankylostomoses sont des helminthoses dues à la
pénétration, la migration, puis à l'installation dans l'intestin grêle
de nématodes Ankylostomatidae.
1) GénéralitésElles
sont caractérisées cliniquement par une atteinte générale
(amaigrissement, anémie), des troubles digestifs (diarrhée), parfois
accompagnés par des symptômes respiratoires ou cutanés.
Deux
nématodes sont responsables d'ankylostomose chez le chien:
Ankylostoma caninum
et
Uncinaria
stenocephala. Il s'agit de nématodes de l'ordre des
Strongylida, sous ordre des Ankystomatoidae.
Les
ankylostomes sont des petits vers ronds, fins, blanchâtres, mesurant
environ 10 mm de longeur. Ils présentent à leur extrémité antérieure
une capsule buccale pourvue de crochets ( g.Ankylmostoma) ou de lames
tranchantes ( g.Uncinaria)
Espèces affectéesChien ( et autres
canidae) par Ankylostoma caninum, mais aussi dans les pays chauds par
A.brasienlis et A. ceylanicum.
Chat par A. tubaeforme.
Chien
et chat par Uncinaria stenicephala.
Repartition
géographiqueCosmopolite,
mais les parasites du g. Ankylostoma sont surtout infeodés aux régions
chaudes. Le g. Uncinaria semble plus adapté au climat tempéré froid et
est probablement à l'origine un parasite de renard. C'est le plus
fréquent en France.
ImportanceGrande
importance médicale des ankylostomatidoses, du fait du pouvoir
pathogène de ces parasites. Importance économique lors d'atteinte de
collectivités. Importance en santé publique avec la possibilité
d'infestation d'origine humaine par A.caninum, à l'origine de larva
migrans, notamment sous-cutanée, ou par A.ceylanicum et A.
brasiliensis, pouvant aller jusqu'à la formation de vers adultes dans
l'intestin.
2) BiologieLes
ankylostomes adultes sont localisés dans l'intestin grêle. Ils sont en
partie hématiophages, notamment Ankylostoma. Les femelles pondent des
oeufs de type "strongles" qui se retrouvent dans les matières fécales
et vont évoluer dans le milieu. Les adultes vivent 6 mois. Les oeufs
sont ovalaires, à coque mince et lisse. Ils renferment une morula ne
contenant que 8 à 16 cellules lors de l'émision.

La taille est moyenne, 30-40
x 55-75 µm.
Dans
le milieu, les oeufs éclosent et libèrent une larve 1 après 2
mues donnera une L3 infestante.Cette évolution nécessite une
hygrométrie importante et une température suffisante (> 16° C,
optimum 22°C) . Elle peut être rapide: 7 jours.
Comme le
sstrongles
parasites des ruminants ou des chevaux, la formation des larves se fait
dans le milieu extérieur, sur des sols herbeux.
Elle ne peut
se
faire en Box sur ciment, ou sur terre batture. Si le milieu est
favorable, les larves infestantes peuvent survivre plusieurs semaines.
Les chiens vont ingérer les larves et celles-ci vont pénétrer
par
voie percutanée.
Rapidement les L3 se retrouvent dans le
torrent
sanguin et migrent via le coeur droit vers les artérioles pulmonaires
qu'elles traversent.
Elles remontent l'arbre respiratoire et
sont
dégluties pour redescendre ensuite dans le tube digestif jusqu'à
l'intestin grêle où elles vont devenir adultes. Ce cycle est semblable
à celui des ascarides. La durée du cycle est d'environ 6 semaines.
Chez
les chiennes, des larves vont poursuivre leur migration par voie
sanguine et se retrouver disséminées dans divers tissus. Elles s'y
enkystent et demeurent quiescentes plusieurs mois. Chez les chiennes,
ces larves peuvent se mobiliser et infester les chiots par
l'intermédiaire du lait. L'infestation in utero semble en revanche
exceptionnelle.
3)
Epidémiologie.
Epidémiologie
descriptive.L'ankylostomose
peut toucher tous les chiens, mais c'est généralement une parasitose de
collectivité: observée sur des chiens de chasse. Elle est plus
fréquente en milieu rural.
Epidémiologie
analytique.Les
sources de parasites sont représentées par les chiens porteurs, et
directement par les sols contaminés par les L3. Si ces L3 sont ingérées
par des petits mammifères ( souris, mulots), elles peuvent s'enkyster
et rester infestantes. Ces hôtes paraténiques permettent l'infestation
des chiens qui les consomment.
Il faut des zones herbeuses et
humides. Les larves sont peu résistantes à la déssication
(sécheresse) et sont sensibles aux désinfectants usuels.
Les
jeunes
chiens sont plus sensibles. Les facteurs adjuvants comme une
malnutrition ou la fatigue (chiens de meute) augmentent la sensibilité.
4)
Etude clinique
Symptômes- signes
cutanés:La
pénétration cutanée des L3 peut se traduire par la présence de papules
sur les membres, la face ventrale. Ces zones inflammées sont
prurigineuses et peuvent s'infecter. Une adénite des noeuds
lymphatiques superficiels est notée.
-
signes
respiratoires:La
migration des larves pet entraîner, comme lors d'ascaridose
des
signes de pneumonie avec toux. D'autres signes sont assez
caractéristiques de l'ankylostomose: la perte du flair, observée chez
les chiens de chasse, la voie "cassée" ou plus aiguë, qui modifie les
aboiements et la possibilité d'épistaxis ( signe de Flahaut).
- troubles
digestifs:Entérite
congestivo-hémorragique, d'où possibilité de diarrhée, parfois profuse
et hémorragique.
- troubles
généraux:Un
parasitisme continu se traduit par une atteinte générale:
amaigrissement, fonte musculaire, anémie, évolution vers la cachexie.
LésionsEntérite
congestivo-hémorragique, présence des vers.
DiagnosticUne
suspicion clinique est possible par les signes d'épistaxis associés à
des troubles digestifs et de la maigreur, sur des chiens vivant en
collectivité. Le diagnostic différentiel doit être fait
d'autres
parasitoses ou maladies cachectisantes, comme la leishmaniose ( qui
peut entraîner de l'epistaxis et une adenomégalie).
L'association
à
la trichurose est fréquente: "anémie du chien de meute". Un diagnostic
de certitude sera apporté par la coproscopie.
5) Méthodes
de lutte
Traitement
anthelminthiqueDe nombreux
anthelminthiques, comme les benzimidazoles, sont actifs sur les
ankylostomes.
ProphylaxieVermifugation
régulière des carnivores, dont le traitement des femelles gestantes
avant la mise-bas (15 jours).
Intervention
dans le milieuGravillonage
des aires de terre batture, retrait rapide des déjections (1à2x /
jour), nettoyage régulier des aires bétonnées ( eau bouillante,
crésyl,1X/semaines), dératisation.
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Strongyloïdose
La
strongyloïdose est une helminthose digestive faisant suite à la
pénétration cutanée et à la migration dans l'organisme de nématodes
Rhabditida, du genre Strongyloides, à l'origine d'entérites parfois
graves. l'espèce parasite du chien, de l'homme, est
Strongyloides stecoralis.
Il s'agit d'une véritable zoonose, le plus souvent inversée puisque
l'homme peut permettre la contamination des chiens.
1)
Généralités.Synonymie:
Strongyloïdose, Anguillulose, parasites dénommés anguillules.
Importance:
médicale et hygiénique pour S.stercoralis, espèce commune à l'Homme et
aux carnivores. Il est cependant possible de distinguer des populations
parasitaires adaptées à chaque hôte.
Espèces
affectées: Chevaux par S.westeri, Porcs par S.ransoni,
Ruminants par S.papillosus Carnivores et Homme par S.stercoralis.
Repartition
géographique:
cosmopolite, mais avec une prévalence plus élevée dans les pays chauds
et humides. La strongyloïdose canine s'observe parfois en France,
notamment dans des chenils à hygiène pauvre, ou dans certaines
localisations: sols très humides, marécageux,.....
Morphologie
Les
anguillules sont de petits nématodes mesurant environ 5mm de longueur.
Seules
les femelles sont parasites. Elles sont alors parthogéniques et
éliminent
des oeufs. Ces derniers sont de petite taille,
quadrangulaires, clairs, mesurant
environ 30 x 40 µm. Ils
contiennent une larve lors de leur ponte. Cette larve 1
peut
éclore et se trouver dans les fèces. Elle est rhabditoïde, car présente
un
oesophage pourvu d'un appareil masticateur en Y ( appareil
rhabditoïde). Elle
mesure 300 µm de long.
2)
BiologieLes
anguillules sont des parasites de l'intestin grêle. les femelles
ovovipares éliminent des oeufs larvés. Ces derniers libèrent des larves
qui se retrouvent au sol.
Elles évoluent si le milieu est
suffisamment humide, voire boueux, et chaud. Elles donnent une L2,L3
puis uen L4, un stade 5 et enfin des adultes libres, mâles et femelles.
Cette génération peut apparaître en 1 semaine si les conditions
climatiques sont favorables. Ces adultes non parasites pondent des
oeufs qui éclosent et finiront par donner des L3 infestantes. C'est
cette seconde génération de L3 qui est à l'origine des stades
parasites, uniquement constitués de femelles.
Les L3 vont
pénétrer
par ingestion mais surtout par voie percutanée. Elles gagnent la
circulation sanguine, puis les poumons via le coeur droit, la trachée
et sont dégluties pour aboutir dans l'intestin grêle et y devenir
adultes matures.
Lors d'immunodépression, les oeufs pondus par
ces
femelles peuvent éclore et évoluer dans l'hôte, donnant des L3 puis de
nouvelles générations, qui finissent par "sortir" du tube digestif et
envahir d'autres organes et le péritoine, c'est anguillulose invasive.
Cette dernière est décrite chez l'homme, pas chez le chien. Le cycle
évolutif classique se déroule en 4 à 6 semaines. Les L3 peuvent
continuer leur migration au niveau des artérioles pulmonaires et se
trouver disséminer dans les tissus de l'hôte. Elles s'enkystent et
restent quiescentes plusieurs mois. Elles peuvent reprendre leur
migration lors de stress, mise bas par exemple, et être transmises aux
chiots par l'intermédiaire du lait.
3)
Epidémiologie
Epidémiologie
descriptiveMaladie
observée toute l'année dasn les pays chauds, l'été dans les pays
tempérés. Helminthose pouvant s'observer sur des animaux à l'intérieur
des bâtiments ou à l'extérieur, affectant plutôt les jeunes . Dans les
chenils mal entretenus, à sols humides, les générations libres de
Rhabdotides peuvent se dérouler.
Epidémiologie
analytique
.
Source de parasites : L3
strongyloides infestantes présentes sur un sol humide ( larves
sensibles à la déssication).
.
Mode d'infestation:- voie transcutanée
essentielle,
-
voie buccale ( mais destruction des L3 dans l'estomac). Possibilité
d'enkystement des L3 dans les muscles ou le tissu mammaire, avec
reprise d'activité chez les femelles entraînant une infestation des
jeunes mammifères par le colostrum ou le lait.
. RéceptivitéPlus
grande sensibilté des jeunes. Immunodépression ( malnutrition,
traitement immunosuppresseur, SIDA chez l'homme: favorie une
multiplication des parasites dans l'intestin (auto-infection) et une
invasion de l'organisme par des L3: Anguillulose invasive et diséminée.
4)
Etude clinique
symptômes- phase
d'invasion: papules, notamment sur la face ventrale des
animaux. Ces invasions cutanées peuvent aussi
être
dues à d'autres nématodes du sol ou rhabditides ( Pelodera par
exemple). Ces derniers seront détruits et ne continueront pas leur
évolution. l'infestation cutanée se traduit par une réaction
immunitaire loco-régionale d'où une polyadénomégalie.
- phase de
migration: possibilité de toux lors du passage des larves
dans le parenchyme pulmonaire.
- phase
intestinale:
entérite aiguë avec colique, diarrhée, anémie. Les anguilulles sont
pathogènes et entraînent des diarrhées profuses, avec souvent un
syndrome fébrile ( hyperthermie, tremblements, apathie). La
strongyloïdose est facilement confondue avec des entérites bactériennes
comme une colibacillose ou une salmonellose.
lésionsEntérite
catarrhale aiguë avec possibilité d'ulcères et d'hémorragies.
Diagnostic.Le
diagnostic différentiel doit être fait des causes d'entérites chez les
jeunes carnivores. La confirmation se fait par dépistage
coproscopique et mise en évidence des oeufs.
5)
Méthodes de lutte.
TraitementIl
est plus difficile que pour les autres helminthoses digestives,
notamment des ankylostomoses. Le thiabendazole et l'ivermectine
semblent être les deux molécules de choix.
ProphylaxieElle
repose sur la désinfection et l'hygiène des locaux d'élevage, ainsi que
sur le traitement des femelles avant mise bas.
haut de la page
Strongylose respiratoire
Les
helminthose respiratoires des carnivores sont dues à la présence et au
développement dans l'appareil respiratoire des carnivores, trachée,
bronches, bronchioles et/ou alvéoles pulmonaires, de nématodes
Strongylida, Metastrongyloidea.
1) GénéralitésPlusieurs
espèces sont observées : Oslerus osleri, Filaroides hirthi, Filaroides
milksi, Crenosoma vulpis. Seule la première est couramment
diagnostiquée, tandis que les autres sont avant tout des parasites des
carnivores sauvages, en particulier des renards. Le chat est infesté
par un autre strongle respratoire: Aelurostrongylus abstrusus.
Espèces
affectéesLes
strongles respiratoires infestent les Canidés, essentiellement
sauvages, parfois le chien. Crenosoma vulpis pourrait aussi infester le
chat.
Repartition
géographiqueCosmopolite.
En milieu rural et forestier, lorsque les populations de renards sont
importantes, le risque d'infestation des chiens, notamment de chasse
est accru.
L'oslérose a une répartition et une
épidémiologie
différente puisqu'il s'agit d'une parasitose canine qui se rencontre
dans les élevages du monde entier. Elle touche avant tout les petites
races, probablement car elle passe inaperçue dans les grandes.
ImportanceMédicale
avec l'apparition d'une trachéobronchite chronique rebelle aux
traitements, dans le cas de l'oslérose ou de la crénosomose, et d'une
bronchopneumonie dans le cas des filaroïdoses.
Economique:
lors
d'infestation des chiots en élevage par Oslerus osleri ( en europe) ou
Filaroides hirthi et F.milksi ( notamment aux Etats-Unis), car les L1
émises par les adultes sont directement infestantes.
MorphologieLes
strongles respiratoires sont en général de petite taille.
Crenosoma
vulpis mesure de 3 à 5 mm pour les mâles,
12 à 15 pour les
femelles. Les Filaroides comme Oslerus osleri
ont une taille
similaire. Les femelles sont vivipares et pondent des
L1
dont la taille varie de 200 à 300 µm de long. Elles sont
rejetées
dans les selles et peuvent être mise en évidence par
coproscopie.
Elles ont une queue ondulée.
2)
BiologieLa
localisation dépend des espèces. Crenosoma vulpis se localise dans la
lumière de la trachée et des bronches principales. Filaroides milksi
est un parasite du parenchyme pulmonaire. Il se trouve dans les
bronchioles ou les alvéoles. Oslerus osleri est un parasite de la
trachée ou de l'arbre trachéo-bronchique, il se localise dans la
muqueuse, au sein de nodules fibreux. Les strongles respiratoires ont
pour la plupart un cycle évolutif dixène faisant intervenir un hôte
intermédiaire, généralement un mollusque. Crenosoma vulpis se transmet
par l'intermédiaire des gastéropodes terrestres, en général des
limaces, dont les renards se nourissent régulièrement.
Les
Filaroides et Oslerus osleri ont un cycle particulier puisque les L1
sont directement infestantes. Après ingestion, les L1 traversent la
paroi digestive, puis migrent par voie sanguine et/ou lymphatique, via
le coeur droit, jusque dans les poumons. La période prépatente est de
l'ordre de 3 à 4 mois. Le pouvoir pathogène est faible et les
carnivores porteurs sains sont nombreux. Dans le cas de l'oslérose, les
jeunes expriment plus facilement l'infestation, tandis que les chiens
adultes, les reproducteurs dans les élevages, sont de sources de
parasites.
3)
EpidémiologieLes
strongyloses respiratoires peuvent être sporadiques, notamment celles
transmises par ingestion d'hôtes intermédiaires, telle la crénosomose.
Elles peuvent être enzootiques, ou prendre une allure épizootique,
notamment l'oslérose, fréquente en collectivité ( élevage).
Sources
de parasites-
Réservoir: canidés sauvages (renards) pour Filaroides hirthi,
Filaroides milksi ( + Mustelidés) et Crenosoma vulpis. Chiens pour
Oslerus osleri, en particulier les chiennes vis-à-vis des
chiots.
- Source directe : hôte intermédiaire pour C vulpis.
L1 pour O.osleri, F.hirhti et F. milksi.
Mode
d'infestationIngestion des formes
infestantes, il n'y a pas d'infestation des chiots par le lait des
chiennes, ni d'infestation in utero.
4)
Etude cliniqueL'oslerose
est la principale strongylose respiratoireobservée chez le chien. Elle
se caractérise par une tracheobronchite chronique due à la présence des
vers au sein de nodules dans la muqueuse trachéale. Les chiens le plus
souvent des chiots, présentent une toux importante. Ils peuvent
présenter des crises d'asphyxie ( collapsus trachéal). Aucune
hyperthermie n'est notée. Le pouvoir pathogène est plus marqué chez les
chiens de petite race car les nodules réduisent le diamètre de la
trachée ainsi que sa mobilité, provoquant plus facilement des quintes
de toux. Les anti-inflammatoires peuvent induire une rémision
transitoire des symptômes puissent qu'ils réduisent la trachéite. Un
diagnostic différentiel doit être fait du collapsus trachéal dans les
petites races ( bichons, westies...) La filaroidose est
exceptionnellement symptomatique. Les vers localisés dans les
bronchioles et les alvéoles peuvent entraîner une dyspnée. La
crénosomose peut se traduire par de la dyspnée et une trachéobronchite
( adulte libres, dans les bronches, parfois la trachée).
LésionsNodules
trachéobronchiques de 3 à 8 mm de diamètre, brunâtre, laissant deviner
les parasites par transparence, lors d'oslérose. Les nodules peuvent
évoluer vers la fibrose. Leur grand nombre peut provoquer une
obstruction partielle de la trachée. Très discrètes pour la crénosomose.
Pneumonie
vermineuse avec foyers inflammatoire granulomateux centrés sur des
alvéoles parasitées lors de filaroïdose.
DiagnosticUne
suspicion clinique d'oslérose est portée lors d'observation d'une
trachéite chronique chez un jeune chien de petite race. La confirmation
est aisée par endoscopie trachéale. Une biopsie des nodules permet de
récupérer des vers. La coproscopie peut mettre en évidence des L1. La
ponte est irrégulière et des examens répétés sont nécessaires.
5)
Traitement
TraitementEtant
donnée la localisation, alvéolaire ou intranodulaire, de certains
parasites, la biodisponibilité des anthelminthiques est mauvaise, et le
traitement difficile. Les lésions, notamment les nodules lors
d'oslérose, sont parfois irréversibles, et expliquent la persistance
des signes cliniques malgré un traitement efficace.
Certains
anthelminthiques semblent donner de bons résultats, l'oxfendazole et le
fenbendazole utilisés durant plusierus jours à des posologies élevées (
ex: oxfendazole 50 mg/kg/j. pendnat 8 jours.)
ProphylaxieUniquement
en élevage par le traitement des adultes, ainsi que le nettoyage et la
désinfection régulière des box pour éliminer les L1.
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